Le divorce amiable reste possible malgré la distance
En France, le divorce par consentement mutuel suppose que les époux soient d'accord sur le principe du divorce et sur toutes ses conséquences.
Chaque époux doit avoir son propre avocat. Les avocats rédigent ensuite une convention de divorce, qui règle notamment le partage des biens, les enfants, la pension alimentaire, la prestation compensatoire et les dettes éventuelles.
Le fait que l'un des époux vive à l'étranger n'empêche pas nécessairement cette procédure. Les échanges peuvent se faire à distance, par courriel, visioconférence ou téléphone.
Il faut toutefois que chaque époux puisse comprendre la convention, échanger librement avec son avocat et donner un consentement clair. Si l'un des époux ne maîtrise pas bien le français, une traduction peut être nécessaire.
La convention de divorce doit être signée selon les règles applicables. Cette étape doit être anticipée lorsque l'un des époux réside loin de la France.
Certains points doivent être vérifiés avant de choisir cette procédure
Un divorce avec un élément international nécessite des vérifications supplémentaires.
Il faut d'abord vérifier si la procédure française est possible au regard de la situation des époux : nationalité, résidence habituelle, lieu de mariage, lieu de vie des enfants, biens situés en France ou à l'étranger.
Il faut également s'interroger sur la reconnaissance du divorce dans le pays étranger concerné.
En effet, le divorce par consentement mutuel français est un divorce sans jugement, sauf cas particuliers. Il donne lieu à une convention signée par les époux et leurs avocats, puis déposée chez un notaire. Dans certains pays, cette forme de divorce peut être plus difficile à faire reconnaître ou transcrire qu'un jugement de divorce.
Cette difficulté est importante lorsque l'un des époux est étranger, lorsque le mariage a été célébré à l'étranger, ou lorsque les époux souhaitent faire reconnaître leur divorce dans un autre pays.
Il est donc essentiel de vérifier, avant la signature, si le divorce amiable français produira bien ses effets dans le pays concerné.
Le divorce judiciaire peut parfois être préférable
Lorsque la reconnaissance du divorce amiable à l'étranger pose difficulté, il peut être préférable d'envisager un divorce judiciaire.
Cette option peut notamment être utile lorsque le pays étranger exige une décision de justice pour transcrire le divorce sur les actes d'état civil.
Le divorce judiciaire peut également être nécessaire si les époux ne sont pas d'accord sur tous les points : résidence des enfants, pension alimentaire, partage des biens, prestation compensatoire ou dettes.
En présence d'un époux à l'étranger, il faut donc éviter de choisir la procédure uniquement parce qu'elle semble plus rapide. Le divorce doit surtout être efficace juridiquement, en France comme à l'étranger.
Avant d'engager un divorce amiable international, il est recommandé de consulter un avocat. Celui-ci pourra vérifier si la procédure française est adaptée, anticiper les difficultés de signature et attirer l'attention sur la reconnaissance du divorce dans le pays concerné.