Une prestation compensatoire peut être versée par l'un des ex-époux à l'autre, quel que soit le cas de divorce ou la répartition des torts.
Depuis la réforme de 2004, même le conjoint fautif dont le divorce a été prononcé aux torts exclusif peut réclamer une prestation compensatoire. La seule limite s'opposant à cet octroi éventuel est le fait que le juge peut décider de refuser le bénéfice d’une prestation compensatoire. En effet, dans le cas où le conjoint aura eu un comportement répréhensible, il paraîtrait injuste de lui faire bénéficier d’une prestation compensatoire. Le juge appréciera alors l’opportunité d’attribuer une prestation compensatoire ou d’en réduire le montant au conjoint fautif.
Elle vise à compenser la baisse de niveau de vie consécutive à un divorce et est donc destinée au seul conjoint. Elle se distingue donc de la pension alimentaire qui, elle, est un subside versé à une personne envers laquelle on est tenu d'une obligation de secours (enfants, parents).
Cette compensation n'est que temporaire alors que l'obligation de secours entre époux est due tant que le mariage est maintenu.
La prestation compensatoire a un caractère forfaitaire et prend la forme d'un versement en capital ou à titre exceptionnel, d'une rente viagère. Le versement peut, également, être mixte.
