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Dans quelles circonstances le procureur peut-il revenir sur un rappel à la loi ?
Sujet initié par ericil y a 3 ans - 2179 vues
Bonjour,
j'ai fait l'objet, il y a 2 ans, dans le cadre d'un litige d'urbanisme (reconstruction d'un hangar sans autorisation), d'un rappel à la loi avec classement sans suite.
Aujourd'hui, un gendarme me demande par téléphone de démonter ce hangar. Devant mon refus, je suis convoqué par ce gendarme qui affirme agir au nom du procureur.
Je lui indique qu'une procédure a déjà été menée, et a abouti au rappel à la loi pré-cité. Il me répondd que c'est une nouvelle procédure. Je ne comprends pas comment les mêmes faits peuvent conduire à 2 procédures distinctes, qui plus est à 2 ans d'écart.
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Un rappel à la loi ne veut pas dire fin des poursuites. Tant que les faits ne sont pas prescrits, le procureur est souverain sur l'exercice de l'action publique et peut décider de vous poursuivre devant une juridiction répressive ou requérir l'ouverture d'une information judiciaire. Pour ce qui concerne votre infraction, le fait de ne pas se soumettre à une obligation de destruction ou de démolition d'un immeuble dont vous n'avez pas apparemment obtenu un permis de construire peut constituer une nouvelle infraction au regard de l'article L 481-1 du Code de l'urbanisme.
L'article L480-3 prévoit qu' :
En cas de continuation des travaux nonobstant la décision judiciaire ou l'arrêté en ordonnant l'interruption, les personnes visées au deuxième alinéa de l'article L. 480-4 encourent une amende de 75 000 € et une peine de trois mois d'emprisonnement.
Ces peines sont également applicables en cas de continuation des travaux nonobstant la décision de la juridiction administrative prononçant la suspension ou le sursis à exécution de l'autorisation d'urbanisme. L'article L 480-4 du CU précise aussi que : Ces peines sont également applicables :
1. En cas d'inexécution, dans les délais prescrits, de tous travaux d'aménagement ou de démolition imposés par les autorisations visées au premier alinéa ;
Je pense donc que vous faites l'objet d'une nouvelle procédure dont l'infraction est le fait que vous n'avez pas exécuté ce qu'il vous a été demandé lors du premier rappel à la loi soit par le procureur de la République, soit par le maire, soit par le préfet. Merci de cliquer oui merci.
il y a 3 ans
eric
Merci pour cette réponse utile. Mais en l'occurrence la première procédure est intervenue après la fin de la construction, et il ne nous a pas été demandé de démonter ou détruire. Il n'y a aucun fait nouveau, d'où ma surprise.
Il n'y a qu'en vous rendant à la gendarmerie que vous saurez ce qu'il en est et que vous pourrez vous défendre, de préférence avec l'assistance d'un avocat, de faits nouveaux, légitimes ou non. Merci de cliquer oui merci.
#Meilleure réponseil y a 3 ans
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