Analyse sur traitement discriminatoire & refus de prise en charge de ma plainte
Contexte de l'incident :
Le 23 juin 2017, alors que j'étais bénévole dans une salle de musculation gérée par le gymnase de la Marine nationale, un autre bénévole, ancien militaire, m'a insulté publiquement en me traitant de "gros minable". Cette insulte, prononcée devant d'autres adhérents, m'a profondément affecté, surtout en raison de ma situation personnelle de grande précarité.
Actions entreprises :
Expression de mon indignation : Le 8 juillet 2017, j'ai envoyé un courriel à la directrice déléguée du club et au président de la section musculation pour faire part de mon indignation face à cette insulte. J'ai demandé l'éviction de mon agresseur de l'équipe des bénévoles, menaçant de démissionner si aucune action n'était entreprise.
Reconnaissance des faits : Dans un courriel du 11 juillet 2017, le président de la section musculation m'a confirmé que mon agresseur avait reconnu les faits. Toutefois, bien qu'il ait désapprouvé les propos de ce dernier, il a choisi de ne pas prendre parti.
Refus de tolérance : Le 13 juillet 2017, j'ai réitéré mon refus d'accepter les insultes et j'ai détaillé mon engagement au sein de la salle. J'ai même proposé de prendre en charge le créneau de mon agresseur si celui-ci était évincé.
Demande de confirmation : Le 30 août 2017, j'ai sollicité du président une confirmation concernant la décision à prendre à l'égard de mon agresseur avant de m'inscrire pour la nouvelle saison. Sa réponse a été qu'il devait consulter la directrice déléguée du club.
Non-renouvellement de mon bénévolat : Le 4 septembre 2017, la directrice déléguée m'a informé que mon bénévolat ne serait pas renouvelé, une décision justifiée par le souhait du club de ne pas perturber le fonctionnement de la section musculation.
Ultime tentative de conciliation : Le 5 septembre 2017, j'ai proposé une dernière tentative de conciliation, exprimant mon regret de perdre mon engagement au gymnase. J'ai suggéré un retour pacifique à condition que mon agresseur ne m'adresse plus la parole, mais je n'ai jamais reçu de réponse.
Conséquences personnelles :
Depuis cet incident, ma vie a été bouleversée. J'ai tenté de porter plainte, mais le commissariat a refusé d'enregistrer ma plainte. Je suis tombé dans une profonde dépression, perdant le seul lien social que j'avais. De plus, j'avais investi beaucoup de temps et d'énergie dans une formation d'animateur de remise en forme et PSC1, mais tous mes espoirs de devenir coach sportif se sont évaporés. Mon état psychologique s'est considérablement détérioré, avec une perte de confiance en moi et divers troubles cognitifs. J'ai été reconnu en invalidité à 80 % depuis le 1er mai 2024, et une demande d'aidant en permanence à mes côtés est actuellement en cours d'évaluation avec la MDPH (nouveaux éléments).
Questions et préoccupations :
Je m'interroge sur les possibilités de faire reconnaître des préjudices moraux ou autres. Je soupçonne également une discrimination, car lors d'un précédent conflit entre deux bénévoles, les deux ont été remerciés. Dans mon cas, alors que je n'avais rien fait, j'ai été le seul à devoir quitter la section de musculation. Il y a donc eu une sérieuse différence de traitement.
J'ai rédigé ce témoignage (ci-dessus) en vue de demander au Défenseur des droits une analyse sur le traitement discriminatoire et le refus de prise en charge de ma plainte. Il semble qu'il puisse rendre un avis et reconnaître ma situation, ce qui pourrait peut-être avoir un effet réparateur et servir dans mon dossier MDPH. Dans cette hypothèse, faire inscrire ces évènement dans mon dossier médical ou psychiatrique, pourrait être pris en compte comme facteur traumatique déclenchant ou aggravant, notamment dans la procédure MDPH que je mentionne ici. Cela pourrait aider pour le reconnaissance de mes droits.
Quels fondement juridiques et/ou autres éléments permettraient de consolider ma démarche auprès du Défenseur des droits. Le cas échéant, comment lui présenter au mieux les choses ?
Merci de vos réponses