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Cdi, télétravail 100 %, absence de perspectives : besoin d’avis
Sujet (Cloturé) initié par amalkrimiil y a 8 mois - 850 vues
Bonjour à tous, j'ai besoin de votre avis sur une situation professionnelle assez complexe, afin de trouver la meilleure issue possible.
Je travaille dans mon entreprise actuelle depuis 2 ans. Dans mon contrat, le télétravail n'est pas mentionné. Étant donné que nous sommes un cabinet de conseil, notre organisation dépend généralement de celle du client.
En août dernier, mon mari a changé de poste et a trouvé un emploi plus avantageux dans une autre ville. À ce moment-là, j'étais en mission 100 % télétravail. J'ai donc demandé par écrit à mon manager si je pouvais déménager.
Suite à cela, les RH m'ont envoyé un avenant de 6 mois renouvelable, m'autorisant le 100 % télétravail, avec la précision que tous les frais de déplacement resteraient à ma charge.
À la fin des 6 mois, étant toujours sur les mêmes missions, un nouvel avenant m'a été proposé, avec exactement les mêmes conditions. Cette fois-ci, j'ai refusé de le signer et j'ai demandé à étudier la possibilité de passer en freelance.
Suite à ça, on m'a demandé de signé un avenant de 3 mois le temps qu'ils réflechissent !
J'ai formulé cette demande par mail, mais je n'ai jamais eu de réponse écrite. Mon manager m'indique seulement à l'oral, en réunion, que ce n'est pas possible, faute de budget...
Aujourd'hui, la situation devient très difficile pour moi. Je n'arrive plus à supporter le télétravail à long terme. Lorsque je reviens dans mon ancienne ville pour voir les collègues ou aller au bureau, les frais me coûtent près de la moitié de mon salaire.
De plus, j'ai compris que :
1- je ne peux pas changer de mission,
2- tant que je reste sur ces missions, l'avenant est renouvelé,
3- mais si les missions s'arrêtent, je n'ai aucune visibilité sur la suite.
Je suis à bout :
- je stagne professionnellement,
- le télétravail ne me convient plus du tout,
- j'ai commencé à avoir des problèmes de santé,
je déprime, car je ne peux ni aller au bureau (trop cher), ni changer de mission.
Je ne souhaite pas démissionner sans aucune garantie derrière. Mon travail est très stressant, et je n'ai ni le temps ni l'énergie pour chercher sereinement de nouvelles opportunités.
J'ai vraiment le sentiment que la situation joue en ma défaveur. Je n'arrive plus à me projeter dans l'entreprise, ni à me voir rester en CDI, mais je ne suis pas non plus dans une situation suffisamment stable pour partir sans solution.
Je voulais donc avoir votre avis : - quelle serait, selon vous, la meilleure option dans ma situation ?
- Demander une rupture conventionnelle, afin d'avoir droit au chômage ?
- Continuer à pousser pour un passage en freelance ?
- Une autre alternative que je n'aurais pas envisagée ?
Contexte : je termine bientôt un cdd de 18 mois. n'ayant pas de perspectives dans cette entreprise (grande majorité de précaires) j'ai signifié mon souhait
Dans les entreprises où sont constituées une ou plusieurs sections syndicales d'organisations représentatives et lorsqu'aucun accord précisant le calendrier, la
Votre malaise est légitime : votre employeur doit en principe vous rembourser les frais engagés pour travailler (y compris en télétravail : électricité, internet, mais aussi, selon les cas, certains déplacements professionnels), et il reste tenu d'assurer votre santé et votre sécurité, même à distance (prévenir les risques liés à l'isolement, à la charge de travail, etc.)
. Si vous ne voulez pas démissionner sans solution, l'option à privilégier est d'abord la négociation en interne : demander un entretien RH pour revoir votre organisation (réduction des déplacements, retour partiel sur site, changement de mission) et, si vraiment le poste n'est plus tenable, mettre sur la table une rupture conventionnelle, qui vous permettrait de partir avec indemnité et droits au chômage, sans risque comme dans une démission.
Le passage en freelance implique de renoncer à cette protection (pas de chômage, risque de dépendance économique vis‑à‑vis d'un seul client) et ne doit être envisagé que si vous avez déjà un projet solide ; à court terme, ce n'est pas la voie la plus protectrice.
En parallèle, gardez trace écrite de l'impact sur votre santé et de vos alertes (mails, arrêts, compte‑rendus de visite médicale) : si votre employeur refusait tout aménagement alors que la situation vous abîme, cela pourrait, en dernier recours, justifier une rupture aux torts de l'employeur, assimilée à un licenciement injustifié, mais c'est une voie contentieuse, plus longue et plus éprouvante
Bien à vous Merci de cliquer sur le bouton vert: question résolue
Je comprends votre situation, tant d'un point de vue financier (coût des frais de déplacement) et psychologique (poids de la solitude, incertitude si on vous positionne sur une autre mission).
La difficulté à ce stade est que votre employeur ne semble pas commettre de manquement caractérisé (la question du non paiement des frais de déplacement pour vous rendre au siège pourrait néanmoins constituer un point à regarder de plus près, en fonction des circonstances et du cadre juridique -êtes vous convoqués au siège ? ou allez-y vous pour voir des collègues ? que prévoit précisément votre avenant ? que prévoit la charte ou l'accord de télétravail ?).
Vous pourriez facilement revenir à une situation de travail sur site, mais je comprends que cela n'est plus possible pour vous.
Votre employeur n'a par ailleurs aucune obligation d'accepter de vous proposer un contrat en free-lance. Il faudrait en outre être sûre que cela correspond bien à votre intérêt, car par définition, ce type de contrat est précaire.
Il me semble important que vous preniez le temps de définir précisément ce que vous envisagez à terme (revenir au lieu initial ? rester où vous êtes ? pourriez vous facilement retrouver un autre emploi dans votre zone ? etc ...).
Si vous souhaitiez quitter votre entreprise, le mieux serait certainement de négocier une rupture conventionnelle. Mais là non plus, votre employeur n'est pas tenu d'accepter.
Avant de commencer à négocier une rupture conventionnelle, je vous conseille de bien réfléchir aux arguments et à la bonne stratégie, le cas échéant avec un conseil.
Si vous êtes satisfaite de la réponse, je vous remercie de bien vouloir cliquer sur le bouton vert ci-bas.
Votre bien dévoué,
Maitre Philippe DUCHAMP
il y a 8 mois
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