Maître, merci.
Pensez-vous qu'il soit possible de régulariser un don manuel datant de 2014 par une donation-partage, dix ans plus tard (à ce jour), sachant que le don manuel de 400 € a été utilisé pour constituer le capital de la SAS en décembre dernier ?
Par ailleurs, le père de mon épouse réside à l'étranger (hors Union européenne) et n'est pas de nationalité française.
il y a 1 jour
Oui, il est tout à fait possible de régulariser ce don de 2014 via une donation-partage conjonctive ou un pacte adjoint notarié, ce qui permettra de figer la valeur des parts de la SAS à leur valeur actuelle avant qu'elles ne prennent trop d'ampleur.
La résidence à l'étranger du donateur ne bloque pas la procédure, mais impose de vérifier les conventions fiscales entre la France et son pays pour éviter une double taxation, le don devant être déclaré au fisc français puisque le bénéficiaire est résidente fiscale en France.
Cette démarche notariée est la solution la plus robuste pour transformer un don manuel incertain en une transmission sécurisée et non réévaluable au décès.
Merci d'indiquer que la question est résolue.
il y a 1 jour
Merci, effectivement, nous sommes d'accord sur ce point.
Une donation-partage conjonctive n'est pas évidente dans cette situation, car ses parents, son frère et sa sœur vivent en Chine et ils ne parlent pas français.
Dans le cadre d'une donation-partage, la présence de tous les donataires est en principe requise devant le notaire en France? Lorsque certains résident à l'étranger, cela suppose soit leur déplacement en France, soit la mise en place de procurations notariées, souvent complexes sur le plan pratique et linguistique.
Cependant, le don manuel a été accompagné d'un pacte adjoint rédigé en chinois et en français lors de la donation en 2014. Mon épouse a reçu un don manuel de 30 000 € consenti par son père. Un pacte adjoint sous seing privé précisait que 3 000 € étaient non rapportables.
(Cela s'explique ainsi : ma femme avait financé une aide alimentaire de 3 000 € à son père en 2011, et elle en conservait la preuve de virement auprès de LCL. Pour cette raison, son père a indiqué 3 000 € non rapportables, ce qui s'apparente à un remboursement. Bien entendu, le pacte n'indiquait pas explicitement un remboursement.)
Elle a utilisé 400 € pour souscrire des actions lors de la constitution de notre société il y a environ 40 jours, sans trop réfléchir.
Elle avait déclaré les 30 000 € (CERFA n°2735) au centre des impôts en 2014, mais elle n'avait pas joint le pacte adjoint à la déclaration, car le service lui avait indiqué que ce n'était pas nécessaire pour un pacte adjoint.
Nous nous interrogeons aujourd'hui sur le risque potentiel : si ces 400 € prennent une valeur de 200 000 € au décès de ses parents, existe-t-il un risque que le fisc requalifie le pacte adjoint comme document faux ?
D'après vous, soit 1) serait-il possible que ce pacte adjoint soit authentifié par un acte notarié, afin de lui donner une existence juridique à ce jour ?
Soit 2) est-il trop tard pour envoyer ce pacte adjoint avec une copie du cerfa 2735 déclaré en 2014 au centre des impôts par lettre recommandée avec accusé de réception aujourd'hui ?
il y a 7 minutes
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