Bonjour,
Je suis dans la même entreprise, même service,depuis 2011. J'ai toujours été impliquée dans mon travail, pour preuve des promotions régulières et une belle évolution carrière jusqu'en 2021 : cadre responsable de pôle avec encadrement de 5 à 6 personnes.
Fin 2022 j ai eu des problèmes de santé, avec arrêt de travail. Volonté de ma part avec accord de mon médecin de reprendre en mars 2024, mais l entreprise traîne des pieds pour me trouver un rdv de reprise à la médecine du travail (médecin absent, liste d attente, etc.). Reprise mi-juin 2023 en temps partiel thérapeutique. Quelques jours avant ma reprise j'apprends par des membres de mon équipe que mon remplaçant passe en CDI, sur un poste 1 grade supérieur au mien, et devient mon responsable.
Je reprends fin juin. Le jour de ma reprise entretien très tendu avec ma directrice qui m explique que l'organisation a changée, que mon poste est remanié --> poste "essoré", vidé de son intérêt. Je manifeste mon désaccord. Entretien avec la RH + directrice qui se passe mal également, on m explique qu'il y a réorganisation et que les missions de chacun change. Je suis en Télétravail 2j/sem, au bureau 1 j / semaine. Bureau vidé, carton remplis par ma remplaçante/ responsable, pas de chaise en open space, matériel i formatique non connecté.En parallèle je suis évincée des réunions de pilotage avec les prestataires (sans m avertir au préalable, annonce en direct devant les prestataires), des réunions manager. Des propos rabaissant sont prononcés alors qu on pense le micro coupé en visio. La pression se ressert, les échanges son tendus. Je rappelle que les tâches qui me sont confiées ne correspondent pas à ma fiche de poste. On me présente une "fiche de mission", qui se réduit aux 3 missions les moins intéressantes du poste, le reste assuré par ma responsable. Un entretien tendu avec ma responsable qui m'affirme qu il n y a pas vraiment de différence entre mes tâches et celle de mon poste d il y a 15 ans, 3 grades en dessous et non cadre.
J apprends par une collègue qui avait accès aux boîtes mail de la direction qu avant ma reprise on cherchait à me licencier. La médecin du travail, qui est sur le départ de la structure, me dit ue mon entreprise demande ma mise en inaptitude, ce qu elle refuse formellement. Sans pouvoir me fournir toutefois une preuve matérielle (mail).
Je mon un dossier avec des captures d écran, des enregistrements. Je fais un droit d alerte accompagné de mon syndicat (dossier de preuves gardé sous le coude, si jamais... non communiqué). Après entretien avec la grande RH et ma hiérarchie on me dit qu il y a malentendu, que les choses ont été faites maladroitement mais que je conserve mes missions.
Sauf que le temps partiel ne permets pas une reprise intégrale des tâches et responsabilités, et que dans les faits rien ne change si ce n est ma présence aux réunions managers (mais plus de pilotage activité prestataires). Je tiens le coup et prends mon mal en patience mais cela pèse fortement sur mon moral. La sécurité sociale me passe en invalidité catégorie 1, je reste pour l instant en mi-temps. Dans le même temps grande souffrance au sein de l équipe que je ne manage plus directement, les syndicats sont alertés. Je me mets en retrait de cette action pour ne pas discréditer la parole des salariés. Une demande d'audit externe par le syndicat est faite, visant ma responsable qui n a de cesse de dénigrer tout et tout le monde, faisant régner une ambiance de plomb et rendant la collaboration au sein du service et avec les autres services difficiles. Tout est désorganisé.
Les langues se délient. On me rapporte que ma responsable a essayé de m imputer la souffrance des collaborateurs et la désorganisation. Qu elle tient des propos dénigrants à mon égard : je suis une "fausse malade, je n ai pas de valeur ajoutée, je suis une paresseuse... qu elle ne doit pas se tromper sur un recrutement en cours (auquel je ne suis pas associé bien sûr) au risque d avoir une fille comme moi = toujours en arrêt (3j en 18 mois...) et syndicaliste". Et j en passe... mon équipe est effarée...
L audit est effectué fin janvier par une société externe mandatée par l entreprise. Toute l équipe m assure avoir vidé son sac, dit les choses de façon factuelle mais que la réalité est édifiante. Que l auditrice était effarée. Cela ressort aussi de mon entretien avec elle. Elle me conseille d entamer des démarches de reconversion, dans le cadre de ma RQTH pour m extirper de cet environnement toxique. Je suis d accord avec elle, je dois tourner la page. J ai un projet de reprise d études sur 5 ans, mais aussi des factures à payer... Le rapport d audit sort le 9 février, mais ne sera pas communiqué aux salariés. Une restitution orale sera faite en mars.
Plusieurs questions :
- moi, ou le syndicat, pouvons-nous exiger la transmission de cet audit, dans lequel il a été question de moi (chaque collaborateur a été interrogé sur ses relations avec moi et avec la responsable). Je suis confiante dans leur propos, je travaille bien avec l équipe et di problème il y a je peux me remettre en question.
- quelle est la meilleure stratégie pour quitter l entreprise en sécurisant ma reconversion (€€€). L'auditrice m a parlé de dispositif avec maintien de salaire (?) dans le cadre des reconversions RQTH.
- les agissements et propos dénigrants répétés de ma responsable, ainsi que le cautionnement de ma hiérarchie ont pesé lourdement sur mon moral. Je suis disposée à partir, mais pas par la petite porte sachant l investissement et les sacrifices que j ai fait pour cette entreprise. Une procédure pour harcèlement (pénal et/ou prud'hommes) a-telle des chances d aboutir? Un avocat spécialisé coûte cher, je suis salarié d un grand groupe avec des moyens financiers importants...
Que feriez-vous à ma place?
Merci de vos réponses
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