Bonjour Maître,
Je vous remercie sincèrement pour la clarté et la qualité de votre réponse, qui m'a été très utile.
Après vérification, la situation ne semble pas relever de l'article L1224-1 du Code du travail. Il ne s'agit ni d'une passation d'activité, ni d'un transfert de fonds ou d'une entité économique autonome conservant son identité. En effet, nous changeons totalement d'entité, et le nouvel employeur n'exerce pas la même activité que l'ancien.
Dans ce contexte, et puisqu'il s'agirait d'une proposition de changement d'employeur nécessitant mon accord, quelle serait selon vous la meilleure approche à adopter ?
Je vous remercie par avance pour vos éclairages.
Bien cordialement,
il y a 3 heures
Si l'article L1224-1 ne semble effectivement pas applicable, alors votre accord devient normalement indispensable pour tout changement d'employeur. Juridiquement, votre contrat actuel ne peut pas être transféré automatiquement à une société totalement différente sans votre consentement.
Dans cette situation, la meilleure approche consiste souvent à ne rien accepter oralement dans la précipitation et à demander :
une proposition écrite complète,
le nouveau contrat,
les conditions exactes,
la convention collective applicable,
le lieu de travail,
la rémunération,
les avantages,
et surtout la reprise d'ancienneté noir sur blanc.
C'est un point essentiel : contrairement à un transfert L1224-1, la reprise d'ancienneté n'est plus automatique ici. Elle doit donc être expressément prévue contractuellement.
Il est également important de vérifier :
si votre qualification et votre coefficient sont conservés,
si la rémunération fixe et variable reste identique,
et si vous perdez certains avantages acquis (ancienneté, RTT, primes, mutuelle, prévoyance, etc.).
Vous êtes aussi en position de négociation, car l'employeur a besoin de votre accord. Cela peut permettre :
de demander des garanties supplémentaires,
une prime de transfert,
une clause de maintien d'ancienneté,
ou des sécurisations sur le poste.
Si vous refusez :
cela ne constituera normalement pas une démission,
et votre employeur actuel devra alors gérer votre contrat existant.
S'il estime ne plus pouvoir maintenir votre poste pour des raisons économiques réelles, il pourrait alors envisager un licenciement économique avec les garanties associées.
Le point stratégique est donc souvent :
soit négocier un départ sécurisé vers le nouvel employeur,
soit rester sous le contrat actuel et laisser l'employeur assumer les conséquences juridiques d'une suppression de poste éventuelle.
Bien Cordialement.
il y a 3 heures
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