Cher Monsieur,
Pour la notice issue de l'arrêté du 13 décembre 2017, on est clairement sur une irrégularité de forme. Même si le texte dit qu'elle doit être jointe, la sanction n'est pas expressément définie comme une nullité de plein droit. On retombe donc sur le droit commun des nullités de forme : sans grief démontré (par exemple un locataire qui n'aurait pas pu exercer un recours ou faire valoir un droit du fait de l'absence de notice), la nullité n'est pas acquise. Le simple fait que le locataire connaisse l'existence de la notice et de ses droits au moment du congé rend très discutable l'argument tiré d'un préjudice.
Sur l'adresse du bénéficiaire, l'article 15 de la loi de 1989 impose bien que le congé mentionne le nom et l'adresse du bénéficiaire, "à peine de nullité".
Il n'existe aucun texte qui érige, en soi, l'absence d'adresse complète du bénéficiaire en cause automatique de nullité ou d'inopposabilité, dès lors que l'identité, le lien de parenté et le motif de reprise sont clairement indiqués. À défaut de texte clair, on ne peut pas inventer une nullité.
Si votre objectif prioritaire est d'éviter un contentieux incertain, vous pouvez essayer de négocier à l'amiable avec votre locataire une sortie à une date convenue (indemnité, délai supplémentaire, aide à la recherche de logement, etc.) ;
Si votre locataire refuse catégoriquement, il faut être lucide : si vous comptez vous prévaloir de ce congé, vous prenez un risque sérieux en cas de saisine du juge, du seul fait de l'absence d'adresse.
Je reste disponible pour en rediscuter et vous accompagner si nécessaire (02.85 52 81 00).
Si cette réponse vous a été utile, je vous remercie d'indiquer le problème comme résolu.
Bien cordialement,
il y a 2 jours
Maitre Chevalier,
Je vous remercie, pour la clarté de votre réponse.
Si je comprends bien, le point bloquant et à risque si une solution amiable n'est pas trouvée reste l'absence de l'adresse de mon fils.
Est-ce que ce jugement (voir ci-dessous) peut faire jurisprudence et augmenter mes chances de succès ?
La jurisprudence (ex : CA Lyon 2021) :
- une omission (adresse du bénéficiaire) n'entraîne la nullité que s'il y a un grief pour le locataire.
Bien cordialement.
Romain.
il y a 2 jours
Bonjour Monsieur,
Il est impossible de retrouver cet arrêt avec la seule mention CA Lyon, 2021.
La Cour d'Appel de Lyon a du se prononcer des milliers de fois en 2021.
Sachez toutefois que si cet arrêt vous a été proposé par ChatGPT/Gemini/Perplexity, il y a de très forte chance (+95% selon mon expérience) que l'arrêt cité n'existe soit pas, ou qu'il ne dise rien sur votre situation. L'IA a en effet beaucoup de lacune à faire de la recherche jurisprudentielle (ce qui reste un métier).
En tout état de cause, certaines jurisprudences refusent la nullité du congé, pour un défaut de grief, mais une décision de justice reste aléatoire. Un courrier par avocat avec des jurisprudences citées et produites, allant dans votre sens, permettrait peut être de trouver un accord avec votre preneur.
Si cette réponse vous a été utile, je vous remercie d'indiquer le problème comme résolu.
Bien cordialement,
il y a 2 jours
Maitre Chevalier,
Vous avez raison, l'IA m'a aidé à identifier ces arrêts. Néanmoins, je pense m'être assuré de la véracité des sources.
Dans tous les cas, j'ai bien compris votre réponse sur le côté finalement aléatoire des décisions de justice. Je pense vous contacter prochainement sur ce dernier point "courrier avec jurisprudence citées et produits"
-->La Cour d'appel de Lyon, dans un arrêt rendu le 2 février 2021, répond par la négative et confirme le raisonnement du premier juge reconnaissant la validité du congé pour reprise. Elle considère que le défaut de mention de l'adresse est une cause de nullité de forme qui est subordonnée à la démonstration d'un grief que lui cause le vice. Ainsi, elle considère que la bailleresse n'a pas su démontrer le grief qu'elle aurait subi et, par conséquent, elle affirme que le congé pour reprise est valide. De cette manière, la Cour d'appel va affirmer que l'expulsion de la locataire est possible dès lors qu'elle occupe les lieux sans droit ni titre.
--> https://www.doc-du-juriste.com/droit-prive-et-contrat/droit-des-obligations/commentaire-d-arret/cour-appel-lyon-chambre-2-fevrier-2 #Numéro de téléphone# -absence-mention-adresse-beneficiaires-conge-reprise-bail-cause-nullite-dernier-vice-forme-pouvant-empecher-expulsion-locataire-695156.html
il y a 1 jour
Cher Monsiuer,
Effectivement, après lecture, l'arrêt en question va dans votre sens et souligne effectivement que faute de grief, la nullité ne peut pas être soulevée par le locataire.
Reste à convaincre votre locataire (et les juges si vous deviez aller jusqu'à une procédure judiciaire) que votre congé est valide.
Je reste disponible pour en échanger.
Je vous remercie d'indiquer votre problématique comme résolue.
Bien cordialement,
Merci, vous avez répondu à ma question.
il y a 1 jour
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