Bonjour @Thomas1824!
Le droit de visite et d'hébergement désigne la faculté reconnue au parent chez lequel l'enfant ne réside pas habituellement de recevoir celui-ci selon les modalités fixées par une décision judiciaire ou une convention homologuée.
Il s'agit juridiquement d'un droit accordé au parent, et non d'une mesure d'exécution forcée permettant de le contraindre matériellement à accueillir l'enfant. Vous pouvez donc, en pratique, renoncer à l'exercer. Toutefois, une cessation durable ou brutale de tout hébergement n'est pas dépourvue de conséquences juridiques, matérielles et surtout familiales.
En effet, l'article 373-2 du Code civil rappelle que la séparation des parents est sans incidence sur les règles de dévolution de l'autorité parentale et que chacun doit maintenir des relations personnelles avec l'enfant et respecter les liens de celui-ci avec l'autre parent.
Par ailleurs, en application de l'article 373-2-13 du Code civil, les décisions relatives à l'exercice de l'autorité parentale, au droit de visite et d'hébergement et à la contribution à l'entretien de l'enfant peuvent être modifiées à tout moment par le juge aux affaires familiales, à la demande de l'un des parents.
Tant qu'aucune nouvelle décision judiciaire ou convention homologuée n'est intervenue, le jugement actuellement applicable demeure juridiquement en vigueur. Il est donc déconseillé de laisser perdurer pendant plusieurs mois une situation de fait qui ne correspond plus aux modalités judiciairement fixées.
Le non-exercice ponctuel d'un droit de visite et d'hébergement ne constitue pas, en lui-même, une infraction pénale comparable à la non-représentation d'enfant. En revanche, des renoncements répétés, tardifs ou imprévisibles peuvent désorganiser la vie de l'enfant et de l'autre parent. Ils peuvent également être invoqués devant le juge pour demander une modification du droit d'hébergement, une augmentation de la pension alimentaire ou, dans certaines circonstances, la réparation d'un préjudice démontré.
Vous devez également mesurer les conséquences d'une cessation complète des accueils sur votre fille. Le juge statue exclusivement en considération de l'intérêt supérieur de l'enfant, c'est-à-dire de ses besoins affectifs, éducatifs, matériels et de la nécessité de préserver, autant que possible, des relations effectives avec chacun de ses parents.
Il pourrait donc être préférable de solliciter une réduction ou un aménagement du droit d'hébergement plutôt que sa suppression totale : droit de visite sans hébergement, rencontres à la journée, fréquence réduite ou organisation progressive, selon les raisons qui motivent votre décision.
Si cette réponse vous a été utile, je vous remercie de bien vouloir indiquer la question comme résolue et de sélectionner précisément la meilleure réponse, c'est à dire en cliquant sous la réponse qui vous a été la plus utile, afin d'attribuer cette réponse à l'avocat qui vous a le plus aidé.
Cela permet de valoriser le travail juridique fourni et d'aider d'autres personnes confrontées à une difficulté similaire.
Bien à vous,
Maître Jordan MINARY
Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
Pour toute démarche engageant vos droits, il convient de consulter un avocat, seul à même de procéder à une étude complète et sur pièces de votre dossier et de vous fournir une réponse adaptée.
il y a 1 jour
Bonjour Maître,
Merci pour votre retour.
Ces questions ont été posées car il y a des années de procédures et de complications extrêmes.
Pourriez vous m'indiquer, s'il faut que je saisisse le juge afin d'indiquer ma position ou attendre plusieurs mois que la maman le fasse. Pouvez-vous me répondre sur la rétroactivité également et la pension. Ma position claire quant aux visites que vous m'indiquez.
Merci
il y a 1 jour
Cliquez ici pour ajouter un commentaire