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Sujet (Cloturé) initié par evail y a 1 mois - 897 vues
Bonjour,
Voici ma situation : Mon employeur pratique la subrogation
**Décembre 2022 : Congé pathologique. Mon employeur a maintenu mon salaire. **Mars 2023 :La subrogation n'a pas fonctionné et les indemnités journalières (IJ) de la CPAM ont été versées directement sur mon compte personnel au lieu de celui de mon employeur. **Décembre 2023 : L'employeur fait un récapitulatif de tous mes arrêts maladie de décembre 2022 sur ma fiche de paie et ce montant apparaît. **Juillet 2026 : courrier de mon employeur me réclamant le remboursement du trop-perçu.
Y'a t'il un délai de prescription dans cette situation ?
Suite à de nouveau éléments reçu et afin d’être au maximum clair dans la chronologie afin de peut être avoir des petit détail sur lesquels faire levier, je vous
Votre employeur est, en principe, en droit de vous demander le remboursement des indemnités journalières qui vous ont été versées directement par la Caisse primaire d'assurance maladie (CPAM), alors qu'il avait déjà procédé au maintien de votre salaire.
En effet, si vous avez perçu à la fois le maintien intégral de votre rémunération par votre employeur et les indemnités journalières versées par la CPAM au titre de la même période, votre employeur peut considérer qu'une partie des sommes vous a été versée à tort.
Sa demande relève alors du mécanisme juridique de la « répétition de l'indu », prévu par le Code civil, et non d'une action en paiement ou en remboursement de salaire.
Dans ce type de situation, le délai de prescription applicable est, en principe, le délai de droit commun de cinq ans prévu par l'article 2224 du Code civil.
Ce délai commence à courir à compter du jour où l'employeur a connu, ou aurait raisonnablement dû connaître, les faits lui permettant d'exercer son action. En pratique, il peut s'agir de la date à laquelle l'employeur a eu connaissance du versement des indemnités journalières de la CPAM directement sur votre compte bancaire.
2 / Les solutions
Dans votre situation, votre employeur semble avoir établi un récapitulatif de vos arrêts de travail dès le mois de décembre 2023.
Un juge pourrait donc considérer que l'employeur avait connaissance, ou aurait dû avoir connaissance, de la situation au plus tard à cette date. Dans cette hypothèse, la demande de remboursement formulée en juillet 2026 serait toujours comprise dans le délai de prescription de cinq ans.
Il est toutefois conseillé de demander à votre employeur un décompte précis et détaillé des sommes réclamées, indiquant notamment :
– les périodes d'arrêt de travail concernées ; – les montants versés par la CPAM ; – les sommes maintenues par l'employeur au titre de votre salaire ; – le mode de calcul du montant dont le remboursement est demandé ; – la date à laquelle l'employeur affirme avoir eu connaissance des versements effectués par la CPAM.
Vous devrez également vérifier que les sommes réclamées correspondent effectivement à un double versement et qu'aucun montant n'a déjà été régularisé ou déduit.
En revanche, si vous êtes en mesure de démontrer que votre employeur avait connaissance de l'erreur bien avant le mois de décembre 2023, il pourrait être possible de contester le point de départ du délai de prescription.
En cas de désaccord persistant sur le montant réclamé ou sur la prescription, cette question pourra être soumise au conseil de prud'hommes, qui appréciera les éléments de preuve produits par chacune des parties.
Merci de cliquer sur le bouton vert « Question résolue ».
Votre bien dévoué,
Xavier DAUSSE
#Meilleure réponseil y a 1 mois
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