Bonjour,
**1/ Le droit**
Vous indiquez avoir été mariée sous le régime de la séparation de biens et que la maison était exclusivement au nom de votre ex-mari. Dans ce régime matrimonial, le bien appartient en principe à l'époux qui en est propriétaire, même si l'autre époux a participé au remboursement du prêt immobilier.
Toutefois, lorsqu'un époux finance, avec ses fonds personnels, un bien qui demeure la propriété exclusive de son conjoint, il peut, dans certaines circonstances, bénéficier d'une **créance entre époux**, c'est-à-dire d'un droit à remboursement ou à indemnisation. Encore faut-il démontrer que les sommes versées excédaient la contribution normale aux charges du mariage prévue par l'article 214 du Code civil.
Les juges apprécient cette question au cas par cas, en tenant compte notamment des revenus respectifs des époux, de leurs capacités financières et de la répartition des dépenses du ménage. Si les versements sont considérés comme une participation normale aux charges de la vie commune, aucune créance ne sera reconnue.
Enfin, l'action en paiement d'une créance entre époux est, en principe, soumise à un délai de prescription de cinq ans à compter du jour où le
divorce est devenu définitif.
**2/ Les solutions**
Dès lors que votre divorce est intervenu il y a quatre ans, vous semblez encore être dans le délai pour agir. Il est toutefois important de ne pas tarder, le délai de prescription arrivant prochainement à expiration.
Je vous conseille de réunir tous les justificatifs démontrant votre participation au remboursement du prêt immobilier, notamment les relevés bancaires établissant que votre salaire alimentait le compte utilisé pour régler les échéances, ainsi que tout document permettant de comparer les revenus respectifs des époux à cette époque.
Il est ensuite recommandé de consulter rapidement un avocat ou un notaire afin d'évaluer si votre contribution peut être qualifiée d'excessive au regard de vos obligations matrimoniales et, le cas échéant, d'engager une action en remboursement avant l'expiration du délai de cinq ans.
Merci de cliquer sur le bouton vert : **Question résolue.**
Votre bien dévoué,
**Xavier DAUSSE**
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