Renseignement parent non impliqué dans la vie de l’enfant
Chronologie des faits
Début de la grossesse
Début mars 2022, j'ai appris que j'étais enceinte. J'en ai immédiatement informé le père de mon enfant ainsi que ses parents. Lors de la première échographie, je me suis rendue chez eux afin de leur remettre une copie du dossier médical.
Après l'annonce de ma grossesse, le père est parti à Amsterdam puis a entamé une nouvelle relation. Durant cette période, il ne prenait pratiquement pas de mes nouvelles. À la fin de cette relation, il est revenu vers moi en souhaitant reprendre notre relation. Il m'envoyait parfois des messages pour prendre des nouvelles, mais il lui arrivait également de venir sous mes fenêtres en état d'ivresse, de m'harceler, de m'insulter et de remettre en cause sa paternité.
Naissance de mon fils
Le 31 juillet 2022, je suis partie à la maternité. J'ai accouché dans la nuit du 1er août 2022.
Avant même que je puisse annoncer moi-même la naissance de mon fils, la tante du père a consulté les dossiers des sages-femmes et l'a informé de mon accouchement. Dès qu'il l'a appris, il m'a adressé de nombreux messages alors que j'étais encore à la maternité entourée de ma famille et de mes proches.
J'ai également appris que son père était venu récupérer le document attestant de mon accouchement. Je dispose par ailleurs d'une capture d'écran d'un message dans lequel le père indique que j'ai choisi les prénoms et mon nom de famille pour l'enfant.
À ma sortie de la maternité, je me suis rendue chez ses parents afin de leur présenter leur petit-fils. Le père n'était pas présent.
Peu après, sa mère m'a proposé une garde alternée. J'ai refusé cette proposition, estimant qu'elle était totalement inadaptée alors que je venais de quitter la maternité et que cette demande ne venait pas du père.
Les premiers mois de vie
Durant les premiers mois, je me rendais régulièrement chez ses parents afin qu'ils puissent voir mon fils.
À la suite de remarques de son grand-père me reprochant de ne pas venir suffisamment souvent, j'ai proposé que les visites aient désormais lieu à mon domicile.
Le père venait alors voir son fils, d'abord chez ma mère puis, à ma demande, dans mon appartement.
Lors de l'une de ces visites, alors que j'étais occupée avec mon père à monter un meuble, je lui ai demandé où se trouvait le bébé. Il m'a répondu qu'il était sur le canapé et qu'il ne bougerait pas car « c'est un bébé ». Cette réponse m'a inquiétée car un nourrisson ne doit jamais être laissé sans surveillance.
Par ailleurs, il venait uniquement lorsqu'il était disponible, selon son emploi du temps et ses activités personnelles.
Progressivement, son comportement lors des visites est devenu source de malaise. Il s'installait sur mon canapé, les pieds sur la table basse, en disant qu'il allait « s'installer chez moi », alors que je lui avais clairement indiqué que notre relation était terminée. J'étais mal à l'aise et j'avais peur lorsqu'il venait.
Je lui ai alors proposé de poursuivre les visites chez ma mère. Il a refusé et, à partir de décembre 2022, il a cessé de venir voir son fils.
Les contacts avec la famille paternelle
Après cela, seule sa mère est venue voir mon fils de manière très occasionnelle : environ six fois en 2024 puis seulement deux fois en 2025.
Les visites ont cessé après que j'ai refusé qu'elle emmène seule mon fils passer un après-midi avec toute sa famille. À cette époque, mon fils ne la reconnaissait pas lorsqu'elle venait et l'appelait « tata ». J'ai estimé qu'il n'était pas dans son intérêt d'être confié à une personne qu'il connaissait si peu.
Après la naissance de mon fils, le père a perdu son permis de conduire. Je dispose également d'une copie d'une amende établie à son nom en lien avec des stupéfiants. Ces éléments ont renforcé mes inquiétudes quant à sa stabilité et à sa capacité à assurer la sécurité de notre enfant
Les démarches judiciaires
Début 2025, j'ai pris une avocate afin de demander l'autorité parentale exclusive.
Depuis la naissance de mon fils, j'assume seule l'ensemble des démarches administratives, médicales et éducatives.
Lors de son inscription à l'école, j'ai dû solliciter le père afin d'obtenir les documents nécessaires. Malgré cette demande, ni son adresse électronique ni son numéro de téléphone n'ont été communiqués à l'établissement scolaire, ce qui témoigne selon moi de son absence d'implication.
Ce n'est qu'après la réception du courrier de mon avocate, en mai 2025, qu'il a commencé à verser une pension alimentaire de 150 € par mois.
Audience devant le juge
Lors de l'audience, le juge a décidé que le père pourrait rencontrer son fils deux heures tous les quinze jours dans un espace de rencontre.
Le juge a également demandé que ces rencontres se déroulent sans la présence de la grand-mère paternelle, considérant que c'était avant tout au père de construire une relation avec son enfant.
Lors de l'audience, il a été laissé entendre que je manquerais de maturité. Je conteste totalement cette appréciation au regard de mon parcours depuis la naissance de mon fils.
À ma sortie de la maternité, je me suis installée dans mon premier appartement, que j'ai entièrement aménagé avec l'aide de mon père afin d'offrir à mon fils un environnement stable et sécurisé. À l'issue de mon congé maternité, j'ai repris une activité professionnelle en intérim. Cinq mois plus tard, j'ai obtenu un contrat stable, que j'occupe toujours aujourd'hui.
Depuis la naissance de mon fils, j'assume seule son éducation, son quotidien, ses besoins matériels, administratifs, médicaux et scolaires. Toutes les décisions importantes ont reposé sur moi et j'ai toujours fait en sorte de lui offrir un cadre de vie stable, équilibré et sécurisant. Les responsabilités que j'assume depuis bientôt quatre ans témoignent, selon moi, de mon investissement constant et de ma capacité à répondre pleinement aux besoins de mon enfant.
Lors de la première rencontre, j'ai constaté qu'il n'a pas salué son fils, n'a pas réellement cherché à échanger avec lui ni à jouer avec lui. Il est resté principalement à l'observer.
Il m'a surtout interrogée sur la procédure judiciaire et sur le fait de savoir si mon fils connaîtrait un jour toute l'histoire. Je lui ai répondu que je lui expliquerais la vérité lorsqu'il serait en âge de la comprendre.
Il a également abordé ma vie personnelle, ce à quoi je lui ai répondu que notre échange devait rester centré sur notre enfant.
À la fin de la rencontre, il m'a demandé s'il pouvait lui offrir un cadeau. Je lui ai expliqué qu'il serait préférable d'attendre les prochaines rencontres afin de créer d'abord un lien avec lui.
Par la suite, il a refusé de participer à la visite suivante prévue début février. Depuis lors, aucune autre rencontre n'a eu lieu et nous n'avons plus eu de nouvelles.
Situation actuelle
Le juge a désormais ordonné que les rencontres aient lieu au Service de Contrôle Judiciaire et d'Enquête.
Lors du rendez-vous d'organisation, j'ai appris que les rencontres seraient d'une heure tous les quinze jours et que le père pourrait, sous certaines conditions, demander à être accompagné d'un proche ou effectuer de courtes sorties à l'extérieur avec l'accord du service.
Cette possibilité m'inquiète profondément au regard de l'absence totale de lien construit entre lui et mon fils. Il aura bientôt quatre ans. Son père ne l'a pratiquement pas vu depuis qu'il est bébé, ne s'est jamais renseigné sur sa scolarité, n'a jamais célébré son anniversaire et n'a pas participé à son éducation au quotidien.
Ma seule préoccupation est l'intérêt et la sécurité de mon fils.
Merci de vos réponses