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Sujet initié par Mustapha201420152015.il y a 23 heures - 1558 vues
Bonjour,
Question : rectification d'une erreur matérielle d'un arrêt de la CAA de Nantes après expiration du délai de deux mois – incidence d'une demande d'aide juridictionnelle
Bonjour,
Je souhaiterais avoir l'avis de personnes connaissant bien le contentieux administratif sur une question de procédure.
La cour administrative d'appel de Nantes a rendu, le 27 mars 2026, un arrêt
Je considère que cet arrêt comporte une erreur matérielle susceptible d'avoir eu une incidence sur le sens de la décision. Toutefois, le délai de deux mois prévu par l'article R. 833-1 du code de justice administrative pour demander la rectification de l'arrêt est désormais expiré.
Entre-temps, j'ai entrepris des démarches pour pouvoir former un pourvoi en cassation devant le Conseil d'État. Ne disposant pas des ressources nécessaires pour rémunérer un avocat aux Conseils, j'ai présenté une demande d'aide juridictionnelle afin de pouvoir exercer ce pourvoi.
Ma demande d'aide juridictionnelle a été refusée. J'ai exercé un recours contre cette décision de refus auprès du Conseil d'État. La présidente de la section du contentieux a finalement rejeté ce recours par une ordonnance du 17 août 2026, qui m'a été notifiée le 20 août 2026.
J'envisage actuellement de demander la rectification d'erreur matérielle de cette ordonnance du 17 août 2026, car je considère qu'elle n'a pas correctement appréhendé certains éléments de mon recours concernant notamment la procédure suivie devant la CAA de Nantes.
Mais mon problème principal reste l'erreur que j'estime contenue dans l'arrêt de la CAA de Nantes du 27 mars 2026.
Ma question est donc la suivante :
Existe-t-il, en jurisprudence administrative, une exception ou un mécanisme permettant à la CAA de Nantes de rectifier son propre arrêt malgré l'expiration du délai de deux mois prévu par l'article R. 833-1 CJA, notamment lorsque l'erreur matérielle est objectivement vérifiable dans le dossier de l'instance et susceptible d'avoir influencé le jugement ?
La circonstance que j'aie demandé l'aide juridictionnelle afin de pouvoir former un pourvoi en cassation, puis exercé un recours contre le refus d'aide juridictionnelle, peut-elle avoir une incidence sur le délai ou la recevabilité d'une demande de rectification d'erreur matérielle de l'arrêt de la CAA ?
À défaut de pouvoir utiliser l'article R. 833-1 après l'expiration du délai, existe-t-il une autre voie permettant de saisir la CAA de Nantes elle-même pour faire corriger ou constater cette erreur, indépendamment du pourvoi en cassation ?
Je précise que je ne cherche pas à remettre en cause une simple appréciation juridique de la cour. L'erreur invoquée porte sur un élément factuel ou procédural qui serait objectivement vérifiable à partir des pièces du dossier de la CAA.
Je recherche particulièrement des références précises du Conseil d'État ou des cours administratives d'appel concernant :
- une éventuelle exception au délai de deux mois de l'article R. 833-1 CJA ; - l'incidence d'une demande d'aide juridictionnelle sur ce délai ; - une erreur matérielle découverte ou établie après l'expiration du délai ; - ou toute autre voie permettant à la juridiction ayant rendu l'arrêt de corriger une telle erreur.
Merci par avance pour vos éclaircissements et vos références jurisprudentielles.
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Le recours pour rectifier une erreur matérielle dans une décision de justice administrative doit, en principe, être présenté dans les deux mois suivant la notification de l'arrêt (article R. 833-1 du Code de justice administrative).
Ce délai est strict. En principe, une demande d'aide juridictionnelle ou un recours contre son refus ne suspend pas automatiquement ce délai spécifique.
Le Conseil d'État reconnaît qu'une erreur matérielle peut concerner, par exemple, une erreur de date ou de calcul, ou encore l'oubli d'un élément important du dossier. Certaines décisions ont exceptionnellement admis une certaine souplesse lorsque plusieurs délais de procédure se combinaient, mais ces situations restent très particulières.
Ainsi, lorsque le délai de deux mois est définitivement dépassé, il est en principe trop tard pour demander à la CAA de rectifier elle-même son arrêt, même si l'erreur paraît manifeste.
Les autres recours possibles, comme la révision ou la tierce opposition, répondent à des conditions très particulières et ne permettent généralement pas de contourner ce délai.
Votre bien dévoué Merci de cliquer sur le bouton vert: question résolue Xavier DAUSSE