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Il existe 10 manières de mettre fin à un CDI, à l'initiative du salarié, de l'employeur ou d'un commun accord.
Cet article a vocation à présenter succinctement ces différents modes de rupture et les indemnités afférentes.
Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.
Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).
Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.
Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.
Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.
La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.
Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.
Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.
Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).
Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.
Vous êtes un professionnel et le litige vous oppose à un autre professionnel : contrats commerciaux, impayés/recouvrement, distribution, location-gérance ou concurrence.
La demande peut porter sur l'exécution ou la rupture d'un contrat, la responsabilité entre entreprises, la négociation précontentieuse ou une procédure.
Votre entreprise traverse des difficultés financières ou une procédure collective, ou vous devez gérer une étape de prévention/traitement (conciliation, mandat ad hoc, sauvegarde, cessation des paiements, redressement, liquidation).
Le sujet inclut aussi les conséquences pratiques : déclaration de créances, reprise d'une société en difficulté, et responsabilité du dirigeant.
Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.
Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).
Vous avez été blessé(e) à la suite d'un accident ou d'une agression et vous demandez l'indemnisation de vos préjudices.
Le dossier peut concerner un accident de la route (conducteur, passager, cycliste, piéton), un accident du travail, un accident médical (hôpital public ou clinique/médecin), un accident de la vie (domestique, scolaire, sport, loisir) ou une agression, en tant que victime.
Vous souhaitez modifier ou rectifier une mention d'état civil (prénom, nom, ou autre mention d'un acte), pour vous-même ou pour un proche (mineur ou majeur protégé).
La demande peut viser l'ajout/modification/suppression de prénom, le changement de nom ou une rectification, pour des motifs comme l'usage, la francisation, la consonance, un nom/prénom jugé ridicule, le changement de sexe, la sauvegarde d'un nom ou l'harmonisation familiale (fratrie).
Vous êtes en désaccord avec un assureur au sujet d'un contrat ou d'un sinistre : refus de garantie, montant d'indemnisation, expertise, résiliation ou contestation des conditions de prise en charge.
Cela peut viser une assurance habitation, automobile/véhicule, dommages-ouvrage, responsabilité civile (particulière ou professionnelle), garantie décennale, assurance de prêt (décès/invalidité), ou encore une problématique de fausse déclaration ou de réparation d'un préjudice corporel.
Vous êtes un particulier en litige avec un professionnel (achat, travaux, remboursement, garantie, rétractation).
Le dossier peut notamment concerner la vente à distance (internet/catalogue), le démarchage à domicile, un abonnement téléphonique/internet, un crédit à la consommation, un voyage, une assurance, un vice caché/tromperie, un abus de faiblesse, la publicité/promotions, des pratiques commerciales déloyales, ou une question de fraude/réglementation des produits et de contrôle DGCCRF.
Votre demande concerne une procédure de divorce : divorce par consentement mutuel (divorce à l'amiable) ou divorce contentieux (divorce pour faute, divorce pour altération définitive du lien conjugal ou séparation de corps...).
Votre demande concerne le permis de conduire ou une infraction routière, avec un enjeu de contestation ou de maintien du droit de conduire.
Elle peut viser un retrait de points (PV non reçu, contestation), une suspension/annulation/invalidation, et des infractions ou des délits (alcool ou stupéfiants, téléphone, excès de vitesse, feu rouge/stop, ligne blanche, sens interdit, stationnement dangereux, ceinture, refus d'obtempérer ou de souffler, délit de fuite), et, le cas échéant, un accident avec dommages corporels (blessures/homicide involontaires).
Vous rencontrez un différend avec une banque ou un organisme de crédit : prêt, frais, caution, incidents de paiement, ou contestation d'opérations.
Le dossier peut porter sur l'exécution du contrat, le calcul des sommes dues, des frais contestés, ou les conséquences d'un incident bancaire.
Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).
Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.
Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.
Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.
Votre demande concerne les soins, la responsabilité et la réglementation en matière de santé : responsabilité médicale ou hospitalière (erreur médicale, préjudice corporel) et droits du patient (information, secret médical).
Elle peut aussi viser l'organisation de l'exercice (structure/contrat d'exercice, gestion/cession de cabinet), la pharmacie et les officines (responsabilité, création/transfert/regroupement, gestion), et les produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux, produits frontières, cosmétiques, sécurité sanitaire des aliments).
Votre demande concerne la vie familiale ou la protection des personnes : PACS/concubinage (annulation, mariage blanc/gris, dissolution), régimes matrimoniaux.
Elle peut aussi porter sur les enfants (garde, autorité parentale, pension, assistance éducative), la tutelle/curatelle.
Vous souhaitez optimiser, sécuriser ou régulariser votre situation fiscale, et/ou contester un impôt ou un contrôle/redressement (réclamation, recouvrement, pénalités).
Le sujet peut porter sur l'IR, les impôts locaux, ISF/IFI, IS, TVA, droits d'enregistrement/douane, plus-values, prix de transfert, domiciliation/double imposition, fiscalité d'entreprise (création, restructuration, transmission), patrimoine (démembrement, immobilier) et succession/donation, avec éventuellement un risque de fraude fiscale.
Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.
Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.
Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.
Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.
Votre demande vise l'établissement ou la contestation d'un lien de parenté : adoption, reconnaissance, recherche ou contestation de paternité/maternité (présomption de paternité, possession d'état).
Elle peut aussi concerner une délégation d'autorité parentale (volontaire ou forcée) ou une action aux fins de subsides.
Vous créez, gérez ou contestez le fonctionnement d'une association, d'une fondation ou d'un fonds de dotation (statuts, dirigeants, assemblée générale, agrément, reconnaissance d'utilité publique, subventions).
Le sujet peut aussi concerner l'activité de la structure (mécénat/parrainage, legs/donations) et ses responsabilités (contrats de travail, responsabilité des dirigeants, dissolution).
Votre demande porte sur un projet ou un litige lié au numérique et à Internet : création/cession de site, contrats informatiques/SaaS, e-commerce, responsabilité en ligne, bases de données et données personnelles, intermédiaires techniques.
Elle peut aussi viser la cybersécurité/sécurité des SI, la diffusion de contenus, une application mobile, les télécommunications ou un nom de domaine.
Vous souhaitez protéger, exploiter ou défendre une création ou un signe distinctif : droits d'auteur, marque, brevet, dessin et modèle, logiciel ou nom de domaine.
Le dossier peut aussi porter sur une contrefaçon, une concurrence déloyale ou une revendication de propriété (y compris invention de salariés), ainsi que des démarches douanières, des contrats (cession/licence) ou un arbitrage.
Votre demande concerne un litige lié au transport de voyageurs ou de marchandises : retard/annulation d'un voyage, bagages, ou questions de responsabilité et d'indemnisation.
Elle peut aussi porter sur l'affrètement ou la commission de transport, la perte/avarie/vol de marchandises, l'assurance transport (dont assurances maritimes), la plaisance et, le cas échéant, la saisie de navires.
Votre situation nécessite l'application du droit de l'Union européenne, souvent dans un contexte transfrontalier (libre circulation, concurrence, règles européennes applicables, contentieux européens).
Selon le cas, des questions liées à la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) peuvent également se poser.
Votre demande concerne une règle d'urbanisme ou une autorisation, ou un projet de construction/aménagement : SCOT, PLU, carte communale, ZAC.
Elle peut viser un permis de construire/d'aménager/de démolir, une déclaration de travaux, le droit de préemption, l'expropriation, une construction illégale, les règles littoral et environnement, l'urbanisme commercial et les recours (dont CNAC).
Votre situation comporte un élément d'extranéité (un ou plusieurs pays) et soulève une question de droit international privé : compétence des tribunaux, loi applicable, ou exécution en France d'une décision étrangère (exequatur).
Le dossier peut concerner par exemple un divorce, une adoption, une pension/prestation compensatoire, des dommages-intérêts, une dette, des contrats internationaux, des questions de droits de l'homme ou des sanctions internationales.
Votre demande concerne une activité sportive encadrée et ses règles : structure sportive (club/fédération), contrat de travail ou convention de formation, agent sportif, transfert de joueurs.
Elle peut aussi porter sur le parrainage/sponsoring, le droit à l'image, l'organisation d'événements, la billetterie, les paris sportifs ou le dopage.
Votre demande concerne le foncier ou l'activité agricole : bail rural (congés), achat/vente de terres, droit de préemption (SAFER), contrôle des structures, aménagement foncier agricole.
Elle peut aussi porter sur des sociétés agricoles, la transmission d'exploitation, l'expropriation, ou des questions d'urbanisme en zone rurale.
Votre demande porte sur une atteinte à l'environnement ou un risque environnemental : installations classées, déchets, eau, énergies renouvelables, sites et sols pollués, carrières et mines.
Le dossier peut aussi inclure la gestion de risques/accidents (risques naturels ou technologiques, accidents industriels) et les responsabilités associées.
Choisissez cette réponse si l'employeur est une personne physique employant directement un salarié. Exemple : emploi à domicile, garde d'enfant, assistance de vie.
Attention : si vous avez le statut de fonctionnaire, merci d'utiliser le formulaire "droit administratif".
Cela signifie que l'employeur justifie la rupture par la situation de l'entreprise ou une réorganisation. Exemple : votre poste est supprimé parce que l'activité baisse.
Cela signifie que la rupture est liée à votre situation ou à votre comportement, sans être forcément présentée comme une faute disciplinaire. Exemple : l'employeur estime que vous n'êtes plus adapté au poste.
Cela signifie que l'employeur vous reproche un comportement ou un manquement qu'il estime suffisamment grave pour rompre le contrat. Exemple : absences non justifiées ou non-respect d'instructions importantes.
Il s'agit d'un reproche sérieux, mais pas au point de rendre impossible votre maintien immédiat dans l'entreprise. Exemple : un manquement répété aux consignes.
Il s'agit d'un reproche que l'employeur considère comme très sérieux, au point de ne pas pouvoir vous garder dans l'entreprise pendant le préavis. Exemple : refus répété d'exécuter le travail ou incident grave.
Il s'agit d'un reproche encore plus grave, avec l'idée que le salarié aurait voulu nuire à l'employeur. Exemple : destruction volontaire de matériel pour faire du tort à l'entreprise.
La rupture conventionnelle permet de rompre le contrat de travail d'un commun accord entre l'employeur et le salarié. Elle peut être à l'initiative de chacune des deux parties. Ce mode de rupture permet au salarié de bénéficier des allocations chômage.
Indemnités : Pour que la rupture conventionnelle soit valable, l'employeur doit verser au salarié une somme au moins égale à l'indemnité légale de licenciement. L'indemnité de préavis n'est pas due mais une indemnité supplémentaire peut toutefois être négociée.
La démission doit résulter d'une décision unilatérale et sans équivoque du salarié, qui peut en décider à tout moment sous réserve de respecter un délai de préavis variable en fonction de son ancienneté. La démission est le seul mode de rupture du contrat qui n'ouvre pas droit aux allocations chômage.
Indemnités : le salarié a uniquement droit à l'indemnité compensatrice de congés payés et à l'indemnité compensatrice de préavis si celui-ci n'est pas effectué.
En raison de manquements graves commis par l'employeur dans l'exécution du contrat de travail, le salarié peut demander au Conseil de prud'hommes de mettre un terme au contrat de travail. Tant que ce dernier n'a pas statué sur cette demande, le salarié reste en poste (ou en arrêt maladie en cas de dégradation trop forte des conditions de travail).
Indemnités : Si le juge donne raison au salarié, le contrat de travail prend fin au jour du jugement et le salarié a droit à l'indemnité de licenciement, l'indemnité de préavis, et une indemnité supplémentaire pour licenciement injustifié. Si le juge estime que les manquements ne sont pas suffisamment graves, le salarié reste en poste et le contrat n'est pas rompu.
En raison de manquements graves commis par l'employeur dans l'exécution du contrat de travail, le salarié décide de mettre lui-même immédiatement fin à son contrat de travail par l'envoi à l'employeur d'une lettre indiquant qu'il prend acte de la rupture du contrat de travail, et en expliquant l'ensemble des manquements reprochés (ce n'est pas une démission).
Le salarié doit ensuite saisir le Conseil des prud'hommes qui décidera, en fonction de la gravité des manquements, si la prise d'acte du salarié doit être considérée comme une démission ou un licenciement injustifié aux torts de l'employeur.
Indemnités : dans le premier cas, le salarié ne perçoit aucune indemnité et peut même être contraint de rembourser le préavis non exécuté à l'employeur. Dans le second cas, le salarié bénéficie de l'indemnité de licenciement, de l'indemnité de préavis, et d'une indemnité supplémentaire pour licenciement injustifié.
Attention : Tant que le juge ne s'est pas prononcé, le salarié ne peut percevoir d'allocations chômage. Ce mode de rupture est donc risqué. Il est préférable d'y recourir qu'en possession d'une promesse d'embauche d'un autre employeur.
En cas d'abandon de poste, dans la majorité des cas, l'employeur licencie le salarié pour faute grave après lui avoir demandé en vain de justifier de ses absences.
Indemnités : pas d'indemnités mais bénéfice des allocations chômage.
Attention : un abandon de poste constitue une exécution déloyale du contrat de travail. En outre, l'employeur peut décider de ne plus rémunérer le salarié sans pour autant le licencier. Dans ce cas, le salarié reste inclus dans les effectifs de l'entreprise et ne peut donc s'inscrire à Pôle Emploi.
L'employeur rompt le contrat en raison d'une faute reprochée au salarié (faute simple, grave, ou lourde).
Indemnités : le salarié bénéficie de l'indemnité de licenciement et de l'indemnité de préavis en cas de licenciement pour faute simple, mais non en cas de faute grave ou lourde. Le salarié pourra bénéficier d'indemnités supplémentaires en cas de contestation devant les Prud'hommes, s'il estime que les reproches formulés à son encontre sont injustifiés.
C'est un licenciement au motif de l'incapacité du salarié à exécuter convenablement ses missions. Il ne s'agit pas d'une faute.
Indemnités : le salarié bénéficie de l'indemnité de licenciement et de l'indemnité de préavis. Il pourra bénéficier d'indemnités supplémentaires en cas de contestation devant les Prud'hommes, s'il considère que l'incompétence ou l'incapacité qui lui sont reprochées ne reposent sur aucun fondement valable ou que l'employeur n'a pas mis à sa disposition les moyens nécessaires pour accomplir ses missions.
A la suite d'un avis d'inaptitude au poste de travail décidé par le médecin du travail en raison de problèmes de santé, et de l'impossibilité de reclassement sur un autre poste, l'employeur licencie le salarié pour inaptitude.
Indemnités : en cas d'inaptitude d'origine professionnelle (consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle), le salarié bénéficie du double de l'indemnité de licenciement (indemnité spéciale de licenciement), ainsi que de l'indemnité de préavis. En cas d'inaptitude d'origine non professionnelle, le salarié bénéficie de l'indemnité de licenciement simple, mais non de l'indemnité de préavis.
Le licenciement économique résulte d'une décision unilatérale de l'employeur qui met fin au contrat en raison de difficultés économiques, de mutations technologiques, d'une réorganisation de l'entreprise nécessaire à la sauvegarde de sa compétitivité, ou de la cessation d'activité de l'entreprise.
Indemnités : le salarié bénéficie au minimum de l'indemnité de licenciement et de l'indemnité de préavis. Des indemnités supplémentaires et des mesures d'accompagnement peuvent être prévues, notamment en cas de mise en place d'un plan social. Dans les entreprises de 1000 salariés et plus, le salarié bénéficie d'un congé de reclassement d'une durée minimale de 4 mois. Dans les entreprises de moins de 1000 salariés, l'employeur doit proposer au salarié le contrat de sécurisation professionnelle, un dispositif qui permet notamment de bénéficier d'allocations chômage majorées pendant 1 an.
La rupture du contrat de travail pour force majeure a lieu dans de très rares situations en cas de survenance d'un événement imprévisible et extérieur qui rend impossible la poursuite du contrat (exemple : catastrophe naturelle). Il ne s'agit pas d'un licenciement.
Indemnités : le salarié doit bénéficier de l'indemnité de licenciement et de l'indemnité de préavis, sauf en cas de cessation d'activité de l'entreprise où aucune indemnité n'est due.
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