Dans le cadre d'un divorce, l'un des époux peut être amené à démontrer la faute de son conjoint. Ainsi, la charge de la preuve incombe à l'époux qui souhaite démontrer la faute de l'autre.
Toutefois, devant le Juge aux affaires familiales (JAF), la procédure applicable est la procédure civile. Or, cette procédure est soumise au principe de loyauté dans l'administration de la preuve.
Dès lors, dans le cadre du procès civil, la loi prévoit les règles qui sont applicables en matière de preuve. En effet, tout d'abord, elle énonce " A l'appui de leurs prétentions, les parties ont la charge d'alléguer les faits propres à les fonder ".
Ainsi, la loi prévoit qu'il " incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention ". Autrement dit, toute preuve apportée en justice doit avoir été recueillie de manière loyale, à peine d'irrecevabilité. Cette preuve ne doit pas porter atteinte à la vie privée ou au secret professionnel et elle ne peut pas avoir pour origine une fraude, une violence ou un vol.
En matière de divorce, l'équilibre entre le droit à la preuve et le principe loyauté dans l'administration de la preuve est assez délicat, notamment en considération de la matière en présence. En effet, le divorce est une épreuve difficile pour les époux et l'équilibre de la famille, ce qui peut engendrer l'obtention de preuves d'une façon déloyale.

