La contestation de la composition d'un championnat fédéral de football est un contentieux délicat.
La récente décision rendue par le juge des référés du Tribunal administratif de Paris le 29 août 2025 dans l'affaire du Football Club 93 Bobigny illustre parfaitement les difficultés auxquelles peuvent être confrontés les clubs lorsqu'une décision de la Direction nationale de contrôle de gestion (DNCG) intervient après l'homologation des groupes de championnat.En effet, en août 2025, le club de Bobigny a sollicité son intégration en championnat National 1 pour la saison 2025-2026, en sa qualité de meilleur deuxième de National 2 lors de la saison précédente, et ce à la suite de la relégation administrative de l'AC Ajaccio décidée par la DNCG le 13 août 2025. Le club estimait légitime de bénéficier de la place ainsi laissée vacante, et a donc demandé au juge administratif, par la voie du référé suspension, d'ordonner à la Fédération Française de Football (FFF) son intégration provisoire au championnat.
Le juge administratif a toutefois rejeté la requête, considérant que la décision relative à la détermination des clubs appelés à participer à ce championnat était entièrement exécutée puisque ledit championnat avait déjà démarré. Cette affaire met en lumière une problématique récurrente : la rigidité des règlements fédéraux face aux éventuelles décisions tardives de la DNCG et les difficultés de concilier sécurité juridique et équité sportive.
