I. Les durées maximales de travail et les possibilités de dépassement
La durée quotidienne de travail effectif est en principe limitée à 10 heures sur la journée civile, tandis que la durée de travail sur une même semaine ne peut dépasser 48 heures, avec une moyenne de 44 heures calculée sur douze semaines consécutives.
Ces plafonds peuvent toutefois être dépassés dans des hypothèses précises : autorisation de l'inspecteur du travail en cas de surcroît temporaire d'activité (travaux urgents, saisonniers, ou à activité accrue) ou par accord collectif, dans la limite de 12 heures par jour et 46 heures de moyenne hebdomadaire, voire jusqu'à 60 heures par semaine dans des circonstances exceptionnelles, sur décision de l'autorité administrative.
Les demandes d'autorisation doivent être motivées, accompagnées de l'avis des représentants du personnel et sont réputées acceptées en cas de silence de l'administration dans les délais (15 ou 30 jours selon les cas).
II. Les dérogations au repos quotidien et hebdomadaire
Tout salarié bénéficie d'un repos quotidien minimal de 11 heures consécutives, qui s'ajoute au repos hebdomadaire d'au moins 24 heures, soit un total de 35 heures consécutives, avec interdiction de le faire travailler plus de six jours par semaine.
Des dérogations sont possibles, notamment en cas d'urgence (travaux de sauvetage, prévention d'accidents, réparations), de surcroît exceptionnel d'activité ou pour certaines activités devant assurer une continuité de service, par accord collectif ou autorisation de l'inspecteur du travail, à condition de prévoir des périodes de repos au moins équivalentes ou des contreparties, sans pouvoir réduire le repos quotidien en deçà de 9 heures.
Le repos hebdomadaire peut être réduit, suspendu ou différé dans des situations limitativement énumérées (nettoyage et maintenance, travaux urgents, industries traitant des matières périssables, activités saisonnières), avec information de l'inspection du travail, attribution de repos compensateurs, et règles spécifiques renforcées pour les salariés de moins de 18 ans (deux jours de repos consécutifs, sauf dérogation encadrée à partir de 16 ans).