Le secret des affaires constitue aujourd'hui un outil juridique essentiel de protection des informations stratégiques des entreprises.
Consacré au niveau européen par la directive (UE) 2016/943 et transposé en droit français aux articles L. 151-1 et suivants du Code de commerce, il vise à protéger les entreprises contre les atteintes à leurs informations sensibles, dans un contexte de concurrence accrue et de risques d'espionnage économique.
Contrairement aux droits de propriété intellectuelle classiques, le secret des affaires ne repose pas sur un dépôt ou un enregistrement, mais sur la capacité de son détenteur à démontrer que l'information est secrète, qu'elle présente une valeur économique et qu'elle fait l'objet de mesures de protection raisonnables : accès restreint, mots de passe, clauses de confidentialité, classification interne des documents...
Il peut concerner une grande diversité d'éléments : procédés techniques, codes informatiques, stratégies commerciales, données financières non publiées, fichiers clients ou encore savoir-faire.
La protection dépend donc avant tout du comportement de l'entreprise et de sa politique interne de confidentialité.

