Chargement en cours

Attention vous n'êtes pas connecté à internet.
Avant d'accéder à Alexia.fr

Nous utilisons des cookies et autres technologies pour :

  • Vous offrir les fonctionnalités essentielles
  • Analyser l'audience et les performances

Si vous cliquez sur « Tout accepter », nous et nos partenaires, dont Google, utiliserons également des cookies et autres technologies, notamment pour :

  • Personnaliser les annonces
  • Mesurer et améliorer l'efficacité des annonces

Vous pouvez accepter, refuser ou personnaliser vos choix à tout moment via le lien « Gérer les cookies » disponible en bas de toutes les pages.

Plus d'informations : Confidentialité · CGU · Infos sur les cookies · Traitement de vos données par Google

Paramétrer les cookies
Nécessaire (non modifiable)

Les cookies nécessaires contribuent à rendre un site web utilisable en activant des fonctions de base comme la navigation de page et l'accès aux zones sécurisées du site web. Le site web ne peut pas fonctionner correctement sans ces cookies.

Fonctionnel

Les cookies et traceurs fonctionnels servent à vous rendre un service que vous demandez, sans mesurer votre navigation ni alimenter de publicité. Ils sont actifs par défaut ; les refuser désactive la messagerie d'assistance, le reste du site continue de fonctionner.

Liste des traceurs fonctionnels utilisés :

Nom : crisp-client* | crisp-loader (stockage local du navigateur, et non cookies)

Objet : Crisp fait fonctionner la messagerie d'assistance de votre demande de devis. Le traceur conserve votre conversation d'une page à l'autre et rattache vos messages à votre dossier, afin que vous n'ayez pas à tout réexpliquer.

Information complémentaire : Le chargement de la messagerie contacte client.crisp.chat et client.relay.crisp.chat. Aucune donnée n'est utilisée à des fins publicitaires.

Période de stockage : Jusqu'à effacement des données de navigation

Marketing

Les cookies marketing sont utilisés pour effectuer le suivi des visiteurs au travers des sites web. Le but est d'afficher des publicités qui sont pertinentes et intéressantes pour l'utilisateur individuel et donc plus précieuses pour les éditeurs et annonceurs tiers.

Liste des cookies marketing utilisés :

Google AnalyticsEn savoir plus

Nom : _gat* | __utm* | _ga* | _gid

Objet : Avec Google Analytics, nous mesurons comment vous utilisez nos sites, comment vous avez trouvé notre site et si vous rencontrez des erreurs. Nous utilisons ces données pour améliorer notre site.

Information complémentaire : Google peut stocker ou utiliser une partie ou l'ensemble des cookies ou technologies similaires dans votre navigateur, appli ou appareil aux fins décrites ci-dessus. Pour gérer la manière dont les cookies sont utilisés, consultez g.co/privacytools. Vous pouvez aussi gérer les cookies dans votre navigateur.

Période de stockage : Maximum 12 mois

Google Tag ManagerEn savoir plus

Nom : _dc_gtm_UA* | _gcl*_sc*

Objet : Avec Google Tag Manager, nous pouvons placer et gérer d'autres cookies sur le site web.

Période de stockage : Maximum 12 mois

Google AdsEn savoir plus

Nom : _dc_gtm_UA* | _gcl*_sc*

Objet : Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Google et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.

Période de stockage : Maximum 3 mois

Nom : MSCC | MUID | MUIDB | SRCHD | SRCHHPGUSR | SRCHUID | SRCHUSR | _uetsid

Objet : Ces cookies gardent la trace des pages que vous consultez. Cela nous permet de vous montrer des annonces pertinentes sur Bing et ses partenaires et de mesurer l'efficacité de nos campagnes.

Période de stockage : Maximum 3 mois

Nom : _fbp* | _fbc*

Objet : Ces cookies permettent d'afficher des annonces publicitaires personnalisées (ciblage et reciblage publicitaire), de mesurer l'efficacité de nos campagnes Facebook et d'analyser le fonctionnement du site.

Période de stockage : Maximum 3 mois

DivorceDivorce à l'amiable (consentement mutuel) ou contentieux (faute, altération définitive du lien conjugal, séparation de corps...).ImmobilierAchat/vente, location (bail, loyers, expulsion), copropriété, voisinage, travaux, financement.TravailRelation employeur-salarié de droit privé (contrat, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.Permis de conduireMesures administratives. Retrait de points, suspension, annulation, invalidation, infractions et délits.Droit des étrangersTitre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, travail, rétention, expulsion.PénalVictime, suspect(e), mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, jugement, appel, recours, partie civile).Famille & PersonnesGarde d'enfants, pension alimentaire, autorité parentale, PACS, tutelle, curatelle et protection des majeurs ou mineurs.SuccessionsPréparation ou règlement (donation, testament, héritage, assurance-vie, partage...), conflit entre héritiers.ConsommationLitige entre un particulier et un professionnel (achat, remboursement, garantie, SAV, travaux, rétractation).AdministratifContester une décision d'une administration ou d'un établissement public (refus, sanction, absence de réponse...).AssuranceContrat, sinistre, refus de garantie, expertise, résiliation et indemnisation dans un litige avec une compagnie d'assurance.FiscalOptimisation, sécurisation ou régularisation fiscale, contestation d'impôt ou de contrôle (recouvrement, pénalités). Union européenneLibre circulation, concurrence, litiges intra-UE et application du droit de l'Union européenne.InternationalSituation impliquant plusieurs pays (tribunal compétent, loi applicable, exécution d'une décision étrangère, exequatur).FiliationReconnaissance ou contestation de paternité, adoption et actions relatives à la filiation ou à l'état des personnes.Dommage corporelAccident, agression, responsabilité, expertise médicale et indemnisation des préjudices corporels et moraux.UrbanismeRègles et projets de construction (PLU/SCOT), permis, recours contre autorisations/refus, préemption, sanctions.Entreprises en difficultéSauvegarde, redressement, liquidation judiciaire, cessation des paiements et responsabilité du dirigeant.SurendettementDettes et dossier Banque de France (dépôt, contestation, plan, mesures imposées, effacement, recours).Bail commercialBail, renouvellement, résiliation, fixation du loyer, cession, sous-location, indemnité d'éviction et travaux.SociétésCréation, structuration, statuts, actionnaires, gouvernance, cession, conflits associés/dirigeants.Banque et créditPrêt, caution, frais bancaires, incidents de paiement, saisies et opérations contestées avec un établissement financier.Propriété intellectuelleCréer, protéger ou défendre marque, brevet, logiciel ou domaine (dépôt, contrefaçon, concurrence déloyale).Changement d'état civilChangement de nom ou prénom, rectification d'acte, mentions et modification d'état civil ou de filiation.CommercialContrats, impayés, recouvrement, concurrence et responsabilité commerciale entre sociétés.SantéErreur médicale, responsabilité hospitalière, pharmacie, indemnisation et droits des patients ou soignants.Sécurité socialeLitige sur des prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), cotisations ou contrôle.EnvironnementPollution, déchets, eau, sols, installations classées et responsabilité environnementale.RuralAchat, vente ou transmission d'exploitation et de terres agricoles, bail rural, SAFER, expropriation et foncier agricole.Nouvelles technologiesSaaS, e-commerce, plateformes, site/app, données personnelles, cybersécurité, piratage, contenus en ligne.SportClub/fédération, contrats, transferts, règlement fédéral, sponsoring, dopage, droit à l'image, relations club/joueur.TransportsVoyageurs ou marchandises (retard, bagages, fret, avarie, dommages), responsabilité, indemnisation, assurance.Associations et fondationsCréation, gestion, subventions, gouvernance et conflits au sein d'associations ou fondations.

LES INFRACTIONS PÉNALES AU COURS DU DIVORCE

LES INFRACTIONS PÉNALES AU COURS DU DIVORCE

Les Infractions pénales au cours du divorce : faux, calomnie, escroquerie, fraude... et plus si affinités.

Nous allons voir dans cet article, quelles sont les infractions visant à altérer la

vérité en vue d'obtenir une décision favorable en matière de divorce.

Ce sont les actes malhonnêtes, trompeurs, frauduleux, mensongers qui peuvent être commis par un des époux dans le cadre d'un divorce, le plus souvent dans les divorces pour faute, mais pas seulement.

Ce sont les infractions destinées à tromper la religion du juge

Votre avocat en divorce

Dès 259€ par époux • Paiement en 4 fois • 1er RDV gratuit

Gratuit et sans engagement
Voulez-vous divorcer à l'amiable ?
Ce champ est requis
Bon à savoir
Le divorce à l'amiable (par consentement mutuel) est la procédure la plus simple, la plus rapide et la plus économique : vous vous accordez avec votre conjoint, sans passer devant le juge.
Avez-vous des enfants en commun ?
Ce champ est requis
Bon à savoir
En cas de divorce, la résidence des enfants, le droit de visite et la pension alimentaire sont organisés dans votre intérêt et surtout dans le leur. Le signaler permet à l'avocat de préparer ces points avec soin.
Avez-vous des biens immobiliers en commun ?
Ce champ est requis
Bon à savoir
Si vous possédez un bien en commun, son sort (vente, rachat, conservation) est réglé au moment du divorce avec l'aide d'un notaire. Le signaler dès maintenant permet à l'avocat de tout anticiper et de coordonner les démarches pour vous. Vous n'avez rien à préparer à ce stade.
Continuer

L'escroquerie au jugement

L'escroquerie au jugement est prévue par l'article 313-1 du code pénal :

L'escroquerie est le fait, soit par l'usage d'un faux nom ou d'une fausse qualité, soit par l'abus d'une qualité vraie, soit par l'emploi de manoeuvres frauduleuses, de tromper une personne physique ou morale et de la déterminer ainsi, à son préjudice ou au préjudice d'un tiers, à remettre des fonds, des valeurs ou un bien quelconque, à fournir un service ou à consentir un acte opérant obligation ou décharge.

Elle est très sévèrement réprimée puisque les peines encourues sont de cinq ans emprisonnement et de 375 000 d'amende.

Il n'existe pas de délit d'escroquerie au jugement à proprement parlé, ce dernier est couvert par le délit d'escroquerie. Pour que l'infraction soit constituée, trois éléments doivent être réunis.

Le premier élément, ce sont les moyens frauduleux. Ce sont des actes positifs. Ainsi ne rien dire ou ne rien faire par rapport à une situation ne peut pas être considéré comme un moyen frauduleux. Ce sont typiquement, en matière de divorce, le fait de verser au dossier des attestations ou des documents produits par des tiers que l'on sait faux. C'est également le fait de faire une déclaration mensongère, notamment la déclaration sur l'honneur qui est prévue par l'article 272 du Code civil. C'est-à-dire la déclaration obligatoire que les époux doivent faire en cas de demande de prestation compensatoire.

Le deuxième élément constitutif, est l'existence bien sûr d'un préjudice. L'escroquerie au jugement n'est répréhensible que si elle est préjudiciable à une victime, en l'occurrence à l'autre époux dans le cadre qui nous intéresse. Cela peut être par exemple la perte d'un bénéfice d'une prestation

compensatoire ou d'une pension alimentaire. Cela peut être également le fait

que le divorce soit prononcé pour faute grâce (ou plutôt à cause) d'attestations mensongères.

Enfin, troisième élément, l'escroquerie étant en délit intentionnel. Elle

suppose un dol qui consiste dans la volonté de tromper la religion du juge. En

général l'intention se déduit des simples faits qui sont souvent incontestables.

Le faux et l'usage de faux

Quand on parle de faux, l'époux ou l'épouse ne se contente pas de produire des éléments dans son dossier qu'il sait faux, mais il le " fabrique " de toutes pièces.

Il va donc produire à la justice un document falsifié par ses soins.

Le faux est prévu par l'article 441-1 du code pénal.

" Constitue un faux toute altération frauduleuse de la vérité, de nature à causer un préjudice et accomplie par quelque moyen que ce soit, dans un écrit ou tout autre support d'expression de la pensée qui a pour objet ou qui peut avoir pour effet d'établir la preuve d'un droit ou d'un fait ayant des conséquences juridiques "

Le délit de faux est puni de 3 ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende.

Le faux doit être matérialisé par un support, c'est-à-dire par un élément matériel, tel qu'un papier ou une photographie.

Le faux n'est punissable que si le support falsifié a pour objet d'établir la

preuve d'un fait ayant des conséquences juridiques. C'est par exemple produire de fausses fiches de paie, de fausses attestations de témoins, des photographies manipulées par informatique, de faux mails etc.

Il y a donc un faux matériel quand le fraudeur falsifie physiquement le support. C'est le cas par exemple quand on produit un avis d'imposition sur lequel on aurait passé au Tipex certaines lignes, ou on sur lequel on aurait modifié les chiffres.

Mais il y a également le faux intellectuel, qui est le fait de par exemple de produire une fausse déclaration sur l'honneur. Il s'agit d'un document neuf rédigé par le faussaire, il ne modifie rien au support initial mais il ment volontairement.

Il peut s'agir également d'une omission volontaire. Ne pas mentionner un élément important de son patrimoine par exemple. Comme tous les délits il faut un élément intentionnel, qui est caractérisé par la connaissance de l'altération la vérité et comme la conscience de causer un préjudice.

L'usage de faux est punissable quand bien même l'utilisateur du faux ne serait pas l'auteur du faux, c'est le fait tout simplement de produire sciemment un faux document.

Le faux et l'usage de faux sont des délits distincts, l'usage de faux est punissable même si le faux ne peut pas être poursuivi.

L'usage de faux est puni de 3 ans de prison et 45000 euros d'amende.

Le faux et l'usage de faux sont très souvent liés à l'escroquerie et de manière

générale les poursuites sont souvent conduites sous les chefs de faux et usage

de faux et escroquerie au jugement.

La fraude

La loi du 13 avril 1932 prévoit que " quiconque aura, par des man?"uvres dolosives ou de fausses allégations, tenu ou tenté de tenir son conjoint dans l'ignorance d'une procédure de divorce ou de séparation de corps dirigée contre lui, sera punie d'un emprisonnement de deux ans et d'une amende de 9000 ?. "

Cette infraction a pour objectif d'éviter qu'un époux divorce en l'absence de son conjoint dans le but de présenter uniquement ses arguments et d'obtenir une décision plus favorable.

Cette infraction ne se conçoit évidemment que dans le cadre d'un divorce pour faute ou d'un divorce pour altération définitive du lien conjugal puisque pour les autres types de divorces, comme le divorce accepté ou le divorce par consentement mutuel, l'autre époux doit obligatoirement être présent et signer des documents.

La fraude porte le plus souvent sur l'adresse de son conjoint, en lançant

une assignation ou une requête en divorce à une ancienne adresse où l'autre conjoint ne vit plus, et en signant à sa place les accusés de réception à la convocation des audiences... Il en est de même pour le mari qui donne une ancienne adresse de son épouse, en sachant pertinemment qu'elle n'habite plus là et qui plus, qui connait sa nouvelle adresse.

Comme tout délit, il doit être intentionnel. Le simple fait de mentionner par erreur une adresse inexacte ne peut être sanctionné, tout comme celui qui est réellement dans l'ignorance de l'adresse de son conjoint.

La subornation d'autrui

La procédure de divorce surtout en cas de divorce pour faute implique souvent l'intervention de tiers : c'est-à-dire des témoins ou des experts.

Les époux peuvent essayer d'influencer ces intervenants dans un sens favorable pour soi-même ou dans un sens défavorable pour l'autre.

Ce comportement malhonnête tombe sous le coup de la loi pénale qui incrimine la subornation de témoin.

Ce délit est prévu par l'article 434-15 du code pénal :

" Le fait d'user de promesses, offres, présents, pressions, menaces, voies de fait, man?"uvres ou artifices au cours d'une procédure ou en vue d'une demande ou défense en justice afin de déterminer autrui soit à faire ou délivrer une déposition, une déclaration ou une attestation mensongère, soit à s'abstenir de faire ou délivrer une déposition, une déclaration ou une attestation, est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45 000 euros d'amende, même si la subornation n'est pas suivie d'effet. "

C'est par exemple exercer une contrainte sur un Huissier pour qu'ils fassent des constats mensongers ou alors demander à un témoin de témoigner en sa faveur ou contre de son conjoint en contrepartie par exemple d'argent, ou en faisant pression sur lui que ça soit physiquement ou moralement. C'est également le cas par exemple dans le fait de donner de l'argent à un agent

immobilier pour qu'il fasse une sous-estimation d'un bien immobilier afin de minimiser son patrimoine. Il en est de même pour un expert qui serait

nommé par un juge et qui devrait rendre un rapport d'expertise psychologique

psychiatrique sur l'autre époux.

La subornation s'entend en effet au sens large : cela peut être : des promesses, des offres, des présents, de l'argent, des menaces, des man?"uvres, des artifices, des pressions.

La subornation a pour objectif de déterminer autrui à faire une déposition, une déclaration ou une attestation mensongère ou de s'en abstenir. En tout état de cause la subornation a pour objectif d'obtenir l'accomplissement d'un acte mensonger.

La subornation d'autrui s'accompagne très souvent de faux et usage de faux.

L'époux malhonnête sera poursuivi pour usage de faux et pour subornation d'autrui, tandis que celui qui aura produit le faux document sera poursuivi pour faux, et en outre l'époux pourra être considérée également comme l'auteur d'une escroquerie au jugement si ces man?"uvres ont effectivement abouti à une décision favorable ou du moins une décision qui a trompé la religion des juges.

La dénonciation calomnieuse

La dénonciation calomnieuse c'est concrètement une accusation mensongère d'un délit afin d'obtenir un divorce pour faute.

Elle est prévue par l'article 226-10 du code pénal. La dénonciation peut être écrite ou orale et elle doit être dirigée contre l'époux ou l'épouse. La dénonciation doit également porter sur un fait de nature à entraîner des sanctions judiciaires, administratives ou disciplinaires. On parle de véritables accusations, celles qui pourraient mener à des sanctions. (ne sont pas des accusations par exemple l'adultère)

En tout état de cause, il n'est pas nécessaire que les sanctions aient été prononcées, il suffit que les faits soient potentiellement punissables.

La dénonciation calomnieuse n'est caractérisée que si elle a été adressée à une des personnes énumérées à l'article 226-10 du code pénal :

un officier de police judiciaire ou administrative ou à un magistrat. Ainsi, en est-il pour celui qui dénonce au juge aux affaires familiales une infraction imaginaire pour obtenir un divorce pour faute. Il en est de même, et d'autant plus, si l'époux a déposé plainte afin de donner du crédit à son récit devant le juge aux affaires familiales. Ce sont plus souvent des plaintes portant sur des violences conjugales et même parfois, plus grave des accusations de pédophilie... Pour être sanctionnée, la dénonciation calomnieuse doit être réalisée de mauvaise foi. L'époux qui calomnie doit savoir que les faits sont inventés de toutes pièces.

L'article 226-10 du code pénal distingue la situation concernant la constatation de la fausseté des faits dénoncés : - soit à la fausseté de la dénonciation est intervenue suite à une décision de justice ayant prononcé la relaxe ou une ordonnance de non-lieu. Dans ce cas la fausseté du fait dénonce résulte

nécessairement de ces décisions de justice. Soit, et même s'il n'y aurait pas eu de poursuites, le tribunal saisi de dénonciation calomnieuse, appréciera si les faits dénoncés étaient faux ou non. Lorsque les faits dénoncés ont donné lieu à des poursuites, il ne peut pas être statué sur les poursuites exercées au titre de la dénonciation calomnieuse tant que la décision concernant les faits dénoncés n'est pas achevée.

Autrement dit, si un époux est convoqué au Tribunal pour violences, il ne pourra poursuivre son épouse qu'après décision de ce tribunal. Et il faudra attendre qu'il soit relaxé pour qu'il puisse poursuivre son épouse pour dénonciation calomnieuse.

Une question en divorce ?
Nos avocats vous répondent gratuitement
83%
de réponse
Aller plus loin
Comprendre la hiérarchie des juridictions pénales qui permettent de juger et punir la violation des lois pénales et distinguer le parquet et le siège...
Dans certaines situations spécifiques, le droit de la famille et le droit pénal se conjuguent. le législateur a ainsi créé des dispositions pénales venant sanctionner les...
Si vous avez été victime d'une infraction pénale, c'est-à-dire un acte enfreignant la loi et susceptible d'entraîner des sanctions judiciaires, vous avez la possibilité...