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Des dispositions rendent nulles le licenciement
Pour exemple, le salarié qui témoigne (ou subit) d'agissements répétés de harcèlement moral ou qui relate de tels faits ne peut être licencié ni sanctionné ni discriminé à peine de nullité de la mesure (article L.1152-1 et L.1152-2 du code du travail).
Citons aussi le cas du salarié licencié pour avoir informé son employeur d'une action judiciaire qu'il allait engager.
L'article 6 § 1 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales est, selon la Cour d'Appel de PARIS (23/11/2016) une liberté fondamentale. La seule référence dans la lettre de rupture à une procédure contentieuse envisagée par le salarié est constitutive d'une atteinte à la liberté fondamentale d'ester en justice entraînant à elle seule la nullité de la rupture.
Rappelons aussi que depuis l'ordonnance n° 2017-1387 du 22 septembre 2017, l'article L. 1235-3-1 du Code du travail prévoit expressément que les licenciements prononcés en violation d?une liberté fondamentale sont entachés de nullité.
Le salarié peut ainsi prétendre à la nullité du licenciement et, s?il le souhaite demander sa réintégration.
En l'état actuel de la jurisprudence, le retraité se voit refuser cette réintégration.
Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.
Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).
Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.
Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.
Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.
La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.
Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.
Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.
Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).
Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.
Vous êtes un professionnel et le litige vous oppose à un autre professionnel : contrats commerciaux, impayés/recouvrement, distribution, location-gérance ou concurrence.
La demande peut porter sur l'exécution ou la rupture d'un contrat, la responsabilité entre entreprises, la négociation précontentieuse ou une procédure.
Votre entreprise traverse des difficultés financières ou une procédure collective, ou vous devez gérer une étape de prévention/traitement (conciliation, mandat ad hoc, sauvegarde, cessation des paiements, redressement, liquidation).
Le sujet inclut aussi les conséquences pratiques : déclaration de créances, reprise d'une société en difficulté, et responsabilité du dirigeant.
Votre demande concerne la création, la structuration ou la vie d'une société, ou un litige lié à son fonctionnement : création d'entreprise, pacte d'actionnaires, gouvernance (AG, statuts, PV, comptes) et exercice des droits de l'actionnaire.
Elle peut aussi porter sur une levée de fonds/investisseurs, des restructurations (fusion, scission, transformation, acquisition), la cession de titres (et garanties type garantie de passif), la dissolution, des litiges avec des tiers, ou des conflits internes (abus de majorité/minorité, fautes de gestion, conventions réglementées, infractions).
Vous avez été blessé(e) à la suite d'un accident ou d'une agression et vous demandez l'indemnisation de vos préjudices.
Le dossier peut concerner un accident de la route (conducteur, passager, cycliste, piéton), un accident du travail, un accident médical (hôpital public ou clinique/médecin), un accident de la vie (domestique, scolaire, sport, loisir) ou une agression, en tant que victime.
Vous souhaitez modifier ou rectifier une mention d'état civil (prénom, nom, ou autre mention d'un acte), pour vous-même ou pour un proche (mineur ou majeur protégé).
La demande peut viser l'ajout/modification/suppression de prénom, le changement de nom ou une rectification, pour des motifs comme l'usage, la francisation, la consonance, un nom/prénom jugé ridicule, le changement de sexe, la sauvegarde d'un nom ou l'harmonisation familiale (fratrie).
Vous êtes en désaccord avec un assureur au sujet d'un contrat ou d'un sinistre : refus de garantie, montant d'indemnisation, expertise, résiliation ou contestation des conditions de prise en charge.
Cela peut viser une assurance habitation, automobile/véhicule, dommages-ouvrage, responsabilité civile (particulière ou professionnelle), garantie décennale, assurance de prêt (décès/invalidité), ou encore une problématique de fausse déclaration ou de réparation d'un préjudice corporel.
Vous êtes un particulier en litige avec un professionnel (achat, travaux, remboursement, garantie, rétractation).
Le dossier peut notamment concerner la vente à distance (internet/catalogue), le démarchage à domicile, un abonnement téléphonique/internet, un crédit à la consommation, un voyage, une assurance, un vice caché/tromperie, un abus de faiblesse, la publicité/promotions, des pratiques commerciales déloyales, ou une question de fraude/réglementation des produits et de contrôle DGCCRF.
Votre demande concerne une procédure de divorce : divorce par consentement mutuel (divorce à l'amiable) ou divorce contentieux (divorce pour faute, divorce pour altération définitive du lien conjugal ou séparation de corps...).
Votre demande concerne le permis de conduire ou une infraction routière, avec un enjeu de contestation ou de maintien du droit de conduire.
Elle peut viser un retrait de points (PV non reçu, contestation), une suspension/annulation/invalidation, et des infractions ou des délits (alcool ou stupéfiants, téléphone, excès de vitesse, feu rouge/stop, ligne blanche, sens interdit, stationnement dangereux, ceinture, refus d'obtempérer ou de souffler, délit de fuite), et, le cas échéant, un accident avec dommages corporels (blessures/homicide involontaires).
Vous rencontrez un différend avec une banque ou un organisme de crédit : prêt, frais, caution, incidents de paiement, ou contestation d'opérations.
Le dossier peut porter sur l'exécution du contrat, le calcul des sommes dues, des frais contestés, ou les conséquences d'un incident bancaire.
Vous avez plusieurs dettes et vous n'arrivez plus à faire face à vos remboursements : dépôt ou contestation d'un dossier de surendettement (Banque de France).
Le dossier peut viser une solution (plan conventionnel de redressement, mesures imposées, rétablissement personnel), la contestation d'un refus, et la gestion de crédits (notamment crédits à la consommation) ou de situations aggravantes comme un abus de faiblesse.
Votre demande concerne l'achat ou la vente d'un bien, son financement ou son occupation, ou un litige lié au logement/terrain.
Elle peut viser un agent immobilier, un prêt immobilier, un vice caché, le syndic/copropriété et des résolutions d'assemblée, des baux (dont bail commercial), des loyers impayés/une expulsion, un conflit de voisinage/empiètement, la construction/VEFA, une SCI, un viager, une expropriation, ou un permis de construire.
Votre demande concerne les soins, la responsabilité et la réglementation en matière de santé : responsabilité médicale ou hospitalière (erreur médicale, préjudice corporel) et droits du patient (information, secret médical).
Elle peut aussi viser l'organisation de l'exercice (structure/contrat d'exercice, gestion/cession de cabinet), la pharmacie et les officines (responsabilité, création/transfert/regroupement, gestion), et les produits de santé (médicaments, dispositifs médicaux, produits frontières, cosmétiques, sécurité sanitaire des aliments).
Votre demande concerne la vie familiale ou la protection des personnes : PACS/concubinage (annulation, mariage blanc/gris, dissolution), régimes matrimoniaux.
Elle peut aussi porter sur les enfants (garde, autorité parentale, pension, assistance éducative), la tutelle/curatelle.
Vous souhaitez optimiser, sécuriser ou régulariser votre situation fiscale, et/ou contester un impôt ou un contrôle/redressement (réclamation, recouvrement, pénalités).
Le sujet peut porter sur l'IR, les impôts locaux, ISF/IFI, IS, TVA, droits d'enregistrement/douane, plus-values, prix de transfert, domiciliation/double imposition, fiscalité d'entreprise (création, restructuration, transmission), patrimoine (démembrement, immobilier) et succession/donation, avec éventuellement un risque de fraude fiscale.
Vous êtes concerné(e) par un litige lié à un bail commercial (location d'un local professionnel) : rédaction/conditions du bail, changement d'affectation, déspécialisation, renouvellement, révision, résiliation, cession ou sous-location.
Le différend peut aussi porter sur des loyers impayés, l'indemnité d'éviction (et le droit de repentir), ainsi que les réparations et les travaux.
Votre demande porte sur la préparation ou le règlement d'une succession (donation, testament, héritage, assurance-vie) ou sur un conflit entre héritiers.
Elle peut concerner l'indivision, un partage amiable ou judiciaire, un détournement d'héritage ou un recel successoral.
Votre demande vise l'établissement ou la contestation d'un lien de parenté : adoption, reconnaissance, recherche ou contestation de paternité/maternité (présomption de paternité, possession d'état).
Elle peut aussi concerner une délégation d'autorité parentale (volontaire ou forcée) ou une action aux fins de subsides.
Vous créez, gérez ou contestez le fonctionnement d'une association, d'une fondation ou d'un fonds de dotation (statuts, dirigeants, assemblée générale, agrément, reconnaissance d'utilité publique, subventions).
Le sujet peut aussi concerner l'activité de la structure (mécénat/parrainage, legs/donations) et ses responsabilités (contrats de travail, responsabilité des dirigeants, dissolution).
Votre demande porte sur un projet ou un litige lié au numérique et à Internet : création/cession de site, contrats informatiques/SaaS, e-commerce, responsabilité en ligne, bases de données et données personnelles, intermédiaires techniques.
Elle peut aussi viser la cybersécurité/sécurité des SI, la diffusion de contenus, une application mobile, les télécommunications ou un nom de domaine.
Vous souhaitez protéger, exploiter ou défendre une création ou un signe distinctif : droits d'auteur, marque, brevet, dessin et modèle, logiciel ou nom de domaine.
Le dossier peut aussi porter sur une contrefaçon, une concurrence déloyale ou une revendication de propriété (y compris invention de salariés), ainsi que des démarches douanières, des contrats (cession/licence) ou un arbitrage.
Votre demande concerne un litige lié au transport de voyageurs ou de marchandises : retard/annulation d'un voyage, bagages, ou questions de responsabilité et d'indemnisation.
Elle peut aussi porter sur l'affrètement ou la commission de transport, la perte/avarie/vol de marchandises, l'assurance transport (dont assurances maritimes), la plaisance et, le cas échéant, la saisie de navires.
Votre situation nécessite l'application du droit de l'Union européenne, souvent dans un contexte transfrontalier (libre circulation, concurrence, règles européennes applicables, contentieux européens).
Selon le cas, des questions liées à la CEDH (Cour européenne des droits de l'homme) peuvent également se poser.
Votre demande concerne une règle d'urbanisme ou une autorisation, ou un projet de construction/aménagement : SCOT, PLU, carte communale, ZAC.
Elle peut viser un permis de construire/d'aménager/de démolir, une déclaration de travaux, le droit de préemption, l'expropriation, une construction illégale, les règles littoral et environnement, l'urbanisme commercial et les recours (dont CNAC).
Votre situation comporte un élément d'extranéité (un ou plusieurs pays) et soulève une question de droit international privé : compétence des tribunaux, loi applicable, ou exécution en France d'une décision étrangère (exequatur).
Le dossier peut concerner par exemple un divorce, une adoption, une pension/prestation compensatoire, des dommages-intérêts, une dette, des contrats internationaux, des questions de droits de l'homme ou des sanctions internationales.
Votre demande concerne une activité sportive encadrée et ses règles : structure sportive (club/fédération), contrat de travail ou convention de formation, agent sportif, transfert de joueurs.
Elle peut aussi porter sur le parrainage/sponsoring, le droit à l'image, l'organisation d'événements, la billetterie, les paris sportifs ou le dopage.
Votre demande concerne le foncier ou l'activité agricole : bail rural (congés), achat/vente de terres, droit de préemption (SAFER), contrôle des structures, aménagement foncier agricole.
Elle peut aussi porter sur des sociétés agricoles, la transmission d'exploitation, l'expropriation, ou des questions d'urbanisme en zone rurale.
Votre demande porte sur une atteinte à l'environnement ou un risque environnemental : installations classées, déchets, eau, énergies renouvelables, sites et sols pollués, carrières et mines.
Le dossier peut aussi inclure la gestion de risques/accidents (risques naturels ou technologiques, accidents industriels) et les responsabilités associées.
Choisissez cette réponse si l'employeur est une personne physique employant directement un salarié. Exemple : emploi à domicile, garde d'enfant, assistance de vie.
Attention : si vous avez le statut de fonctionnaire, merci d'utiliser le formulaire "droit administratif".
Cela signifie que l'employeur justifie la rupture par la situation de l'entreprise ou une réorganisation. Exemple : votre poste est supprimé parce que l'activité baisse.
Cela signifie que la rupture est liée à votre situation ou à votre comportement, sans être forcément présentée comme une faute disciplinaire. Exemple : l'employeur estime que vous n'êtes plus adapté au poste.
Cela signifie que l'employeur vous reproche un comportement ou un manquement qu'il estime suffisamment grave pour rompre le contrat. Exemple : absences non justifiées ou non-respect d'instructions importantes.
Il s'agit d'un reproche sérieux, mais pas au point de rendre impossible votre maintien immédiat dans l'entreprise. Exemple : un manquement répété aux consignes.
Il s'agit d'un reproche que l'employeur considère comme très sérieux, au point de ne pas pouvoir vous garder dans l'entreprise pendant le préavis. Exemple : refus répété d'exécuter le travail ou incident grave.
Il s'agit d'un reproche encore plus grave, avec l'idée que le salarié aurait voulu nuire à l'employeur. Exemple : destruction volontaire de matériel pour faire du tort à l'entreprise.
Le salarié a droit à sa réintégration ainsi qu'au rappel de l'ensemble de ses salaires.
Dans un arrêt un arrêt du 9 juillet 2015 (Cour de cassation N°: 14-12834 14-13182) la Cour de Cassation a refusé la réintégration d?un salarié au motif que ce dernier avait demandé sa mise à la retraite.
Un arrêt du 14 Novembre 2018 vient de confirmer cette jurisprudence en estimant que pour percevoir sa pension de retraite, le salarié doit rompre tout lien professionnel avec son employeur.
Le salarié dont le contrat a été rompu par l'employeur qui a fait valoir ses droits à la retraite, ne peut pas demander sa réintégration dans son emploi ou un emploi équivalent (Cassation 14/11/2018 N°17-14932).
Le salarié obtiendra la totalité de ses salaires (sous déduction, le cas échéant, de ses revenus de substitution).
Le retraité n'aura droit qu'à une indemnité laissée à la libre appréciation des juges.
Pour que cette jurisprudence ne s'applique pas, la personne ne doit pas être à la retraite. Cette évidence permet de repositionner le débat : Le retraité ne doit pas (plus) être à la retraite.
Or, tant en 2015 qu'en 2018, la Cour d'Appel avait relevé que le salarié avait fait valoir ses droits à la retraite sans encourir le grief du moyen.
En d'autres termes, le retraité n'avait pas contesté sa situation de retraité.
A notre connaissance, les faits ont été soumis aux juges de la manière suivante :
1. Licenciement
2. Départ à la retraite
3. Nullité du licenciement
4. Demande de réintégration
Le demandeur est à la retraite. Il ne peut donc pas obtenir sa réintégration, c'est indiscutable en l'état actuel de la jurisprudence.
Pour y pallier, il faut supprimer la situation de retraitée et donc ajouter une étape : la situation doit se présenter ainsi :
1. Licenciement
2. Départ à la retraite
3. Nullité du licenciement
4. Nullité de la retraite
5. Demande de réintégration
Le départ à la retraite du salarié est un acte unilatéral par lequel le salarié manifeste de façon claire et non équivoque sa volonté de mettre fin au contrat de travail.
Une mise à la retraite peut être annulée (notamment Cour d'appel de Bastia 14/09/2016 N°15/00180).Le principe de l'annulation est acquis. L'argumentaire peut consister dans:
Deux moyens de fait: Le vice du consentement et l'adage fraus omnia corrumpit. Ces deux moyens sont subsidiaires, ne requièrent pas de plus amples développements et se retrouvent dans la théorie de l'acte subséquent.
L'acte subséquent
Un acte subséquent est un acte (A) qui vient après un acte(B) dont il est le support. L'annulation de l'acte (B) entraine l'annulation de l'acte A.
On trouve l'application de ce principe essentiellement en droit pénal. La Cour de cassation a précisé la théorie des actes subséquent, au terme de laquelle l'annulation d'une pièce de la procédure entraîne l'annulation de toutes les autres pièces dont elle est le support nécessaire (Cour de cassation21/06/2016N°16-80126).
Cette théorie trouve aussi à s'appliquer en droit du travail.
La Cour de cassation du 15 mai 2013 (n°11-26414), a précisé les conséquences attachées à la nullité d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).
Dans un projet de PSE, deux sociétés ont fait un appel aux départs volontaires afin de limiter le nombre de licenciements économiques, et c?est dans ce cadre que le contrat de travail d?un salarié a été rompu. Mais deux mois après le départ volontairedu salarié, le PSE mis en place a été annulé par un arrêt de la cour d?appel. Considérant que son départ volontaire et donc la rupture de son contrat de travail étaient consécutifs à un PSE déclaré nul, le salarié a saisi les juridictions pour demander la nullité de la rupture.
La cour d'appel a retenu que le départ volontaire du salarié s'inscrivait expressément et uniquement dans le cadre du dispositif et du projet de PSE. Ce faisant, l'annulation dudit PSE, avait pour conséquence de priver de toute cause le départ volontaire. Selon les juges d'appel, ce départ constituait un acte subséquent du PSE.
La Cour de Cassation a approuvé la décision de la cour d'appel (CA Grenoble, 14 septembre 2011) et rejeté le pourvoi de la société.
La nullité qui affecte le plan de sauvegarde de l'emploi s'étend à tous les actes subséquents dont notamment la demande de départ de l'entreprise.
La situation du " salarié-retraité" est strictement identique. La demande de mise à la retraite a été la conséquence du licenciement. Cette demande est un acte subséquent du licenciement.
Du fait de l'annulation du licenciement, la demande de mise à la retraite n'a plus de cause.
L'annulation du licenciement entraine l'annulation de la retraite.
Encore faut-il le demander ce qui, à notre connaissance, n?avait pas été fait dans les arrêts qui ont refusé la réintégration du demandeur au motif qu'il était retraité.
Pour conclure, la mise à la retraite du salarié ne doit pas être un moyen de permettre à l'entreprise de se dérober à ses obligations.
On sait qu'en cas de réintégration, le salarié doit percevoir les salaires dont il a été privé jusqu'à sa réintégration dans l'entreprise alors que s'il n'est pas réintégré son indemnité sera calculé par les instances judiciaires. A cela il faut ajouter les rappels de cotisations dont notamment celles de retraite ce qui, pour un salarié en fin de carrière, peut représenter un surcroit de retraite (quand il la demandera) non négligeable. Bien évidemment le montant des retraites versées devront être remboursés mais seront largement compensés par les salaires.
Enfin, il ne faut pas oublier que si l'entreprise ne joue pas le jeu, le salarié aura ultérieurement la possibilité de demander la résiliation judiciaire de son contrat de travail.
Pour que le salarié puisse prétendre à sa réintégration le mode opératoire sera le suivant :
Demande de nullité du licenciement
Demande de nullité de la mise à la retraite
Demande de réintégration.
De cette manière, les salariés, retraités ou non, seront sur un pied d?égalité.
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