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Rupture conventionnelle pendant un arrêt maladie
Sujet (Cloturé) initié par Romane.B, il y a 9 mois - 1321 vues

Bonjour,

Est-il permit pour l'employeur de prendre l'initiative de proposer une rupture conventionnelle à un employé qui est en arrêt maladie ?
Quelles sont les conditions à respecter ?
Faut-il une raison valable ou part-on du principe qu'il s'agit d'un accord à l'amiable entre les deux parties ?
Quelles indemnités touchera alors l'employé ?

Merci de vos réponses
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Relation employeur-salarié de droit privé (contrat de travail, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.

Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.

Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).

Séjour/nationalité : titre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, autorisation de travail, rétention, expulsion.

Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.

Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.

Pénal : victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, convocation, jugement, appel), avec enquête, tribunal, recours et éventuelle constitution de partie civile.

Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.

La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.

Litige avec une administration ou un établissement public et je conteste une décision (refus, retrait, sanction, autorisation, silence de l'administration).

Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.

Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.

Sécurité sociale / CPAM / CAF / MSA / URSSAF : litige sur des droits/prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), des cotisations ou un contrôle, recours.

Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).

Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.

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Particulier employeur

Choisissez cette réponse si l'employeur est une personne physique employant directement un salarié.Exemple : emploi à domicile, garde d'enfant, assistance de vie.

Administration publique

Attention : si vous avez le statut de fonctionnaire, merci d'utiliser le formulaire "droit administratif".

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Licenciement économique

Cela signifie que l'employeur justifie la rupture par la situation de l'entreprise ou une réorganisation.Exemple : votre poste est supprimé parce que l'activité baisse.

Licenciement pour motif personnel

Cela signifie que la rupture est liée à votre situation ou à votre comportement, sans être forcément présentée comme une faute disciplinaire.Exemple : l'employeur estime que vous n'êtes plus adapté au poste.

Licenciement pour faute

Cela signifie que l'employeur vous reproche un comportement ou un manquement qu'il estime suffisamment grave pour rompre le contrat.Exemple : absences non justifiées ou non-respect d'instructions importantes.

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Faute simple

Il s'agit d'un reproche sérieux, mais pas au point de rendre impossible votre maintien immédiat dans l'entreprise.Exemple : un manquement répété aux consignes.

Faute grave

Il s'agit d'un reproche que l'employeur considère comme très sérieux, au point de ne pas pouvoir vous garder dans l'entreprise pendant le préavis.Exemple : refus répété d'exécuter le travail ou incident grave.

Faute lourde

Il s'agit d'un reproche encore plus grave, avec l'idée que le salarié aurait voulu nuire à l'employeur.Exemple : destruction volontaire de matériel pour faire du tort à l'entreprise.

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BELIGHA
Chère Madame,

Absolument. Un employeur a tout à fait le droit de proposer une rupture conventionnelle à un salarié, même si ce dernier est en arrêt maladie.

La rupture conventionnelle est, par définition, une séparation du contrat de travail qui repose sur le consentement mutuel de l'employeur et du salarié. Elle est conçue pour être une alternative amiable au licenciement ou à la démission.

Même en arrêt maladie, les conditions générales d'une rupture conventionnelle s'appliquent :

Consentement libre et éclairé : C'est la condition la plus importante. Ni l'employeur ni le salarié ne doivent subir de pression ou de contrainte. Chacun doit être pleinement conscient des implications de cette rupture. C'est d'autant plus surveillé lorsque le salarié est en arrêt maladie, car sa vulnérabilité peut être plus grande.

Au moins un entretien est obligatoire pour discuter des modalités de la rupture. Le salarié peut se faire assister par un représentant du personnel ou, en l'absence de CSE dans l'entreprise, par un conseiller du salarié (liste disponible à la mairie ou à l'Inspection du Travail). L'employeur peut aussi se faire assister.

Rédaction d'une convention : Un document Cerfa (formulaire officiel) doit être rempli et signé par les deux parties. Il précise notamment la date de rupture et le montant de l'indemnité spécifique de rupture conventionnelle.

Délai de rétractation : Une fois la convention signée, chaque partie dispose d'un délai de 15 jours calendaires pour se rétracter. Ce délai commence le lendemain de la signature.

Après le délai de rétractation, la convention doit être envoyée à la Direction Départementale de l'Emploi, du Travail et des Solidarités (DDETS, ex-Direccte) pour homologation. La DDETS dispose de 15 jours ouvrables pour vérifier la validité de la convention (notamment le respect des délais et l'absence de vice de consentement). Sans refus explicite dans ce délai, l'homologation est tacitement acquise.

Faut-il une raison valable ?
Non, l'intérêt de la rupture conventionnelle est justement de permettre une séparation à l'amiable sans avoir à justifier d'une cause réelle et sérieuse (comme pour un licenciement). Il n'y a donc pas besoin de "raison valable" au sens juridique du terme.

Cependant, il est important que l'employeur n'utilise pas la rupture conventionnelle pour contourner les règles du licenciement (par exemple, un licenciement pour inaptitude qui aurait dû suivre une procédure spécifique après avis du médecin du travail). Si la rupture conventionnelle est signée alors que le salarié est en arrêt maladie, notamment pour accident du travail ou maladie professionnelle, la prudence est de mise. L'Administration et les Prud'hommes sont particulièrement vigilants sur le consentement du salarié dans ce contexte.

L'employé touchera plusieurs indemnités :

Indemnité spécifique de rupture conventionnelle : C'est la principale. Son montant ne peut pas être inférieur :

Au montant de l'indemnité légale de licenciement. Celle-ci est calculée en fonction de l'ancienneté et du salaire brut du salarié (1/4 de mois de salaire par année d'ancienneté pour les 10 premières années, 1/3 de mois de salaire par année au-delà).

Au montant de l'indemnité conventionnelle de licenciement si la convention collective applicable à l'entreprise prévoit un montant supérieur à l'indemnité légale.

Les indemnités négociées sont souvent supérieures au minimum légal ou conventionnel pour inciter le salarié à accepter la rupture.

Indemnités de congés payés : L'employé touchera une indemnité compensatrice pour tous les jours de congés payés qu'il n'a pas pris au moment de la rupture.

Indemnité compensatrice de préavis (si applicable) : Si la convention de rupture prévoit que le salarié n'effectue pas son préavis (ce qui est généralement le cas), cette indemnité n'est pas versée car il n'y a pas de préavis à proprement parler dans une rupture conventionnelle. La date de rupture du contrat est fixée d'un commun accord et prend effet après l'homologation.

Accès aux allocations chômage (ARE) : Contrairement à une démission, la rupture conventionnelle ouvre droit aux allocations de retour à l'emploi (ARE) de Pôle Emploi, si l'employé remplit les autres conditions d'éligibilité (durée d'affiliation, recherche d'emploi active, etc.).

Si vous êtes dans cette situation, il est fortement recommandé de vous faire accompagner par un représentant du personnel, un conseiller du salarié, ou, idéalement, un avocat spécialisé en droit du travail, surtout si vous êtes en arrêt maladie. Cela vous permettra de vous assurer que vos droits sont respectés et de négocier les meilleures conditions pour votre départ.

Merci d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
Romane.B
Bonjour,
Je vous remercie pour votre réponse.
Il s'agit de mon mari, qui dès son retour en entreprise après un congé parental de 3 mois, s'est mis en arrêt maladie pour burn out professionnel ; sa responsable lui a fait payer son absence en l'accablant de tâches qui ne sont pas les siennes et impossibles à réaliser car, entre autre, laps de temps trop court.
Il a travaillé 3 jours avant de se mettre en arrêt.
Aujourd'hui ce n'est finalement pas une rupture conventionnelle qu'on lui envoie mais une convocation pour, je cite "un entretien suite à une sanction disciplinaire pouvant faire suite à un licenciement"
Sanction non citée dans le courrier. En 3 jours seulement il voit mal comment il a pu commettre une telle faute, tant occupé à effectuer les tâches qui lui ont été ordonné d'accomplir.
Comment peut-il se préparer à un tel entretien sans savoir comment se défendre ?
Peut-il réclamer le motif auprès de RH avant le dit entretien ?

Merci pour vos réponses,
il y a 9 mois
Bonjour,

Oui, un employeur peut proposer une rupture conventionnelle à un salarié en arrêt maladie, à condition que ce soit fait dans le respect total du consentement du salarié. La rupture conventionnelle repose sur un accord amiable, il ne s'agit donc pas d'un licenciement ni d'une démission, mais d'une décision conjointe. Le salarié doit être libre d'accepter ou de refuser, sans aucune pression. En cas de doute sur la liberté de consentement, la rupture peut être contestée devant le conseil de prud'hommes.

Il n'est pas nécessaire de justifier la rupture conventionnelle. La seule exigence est que les deux parties soient d'accord. L'arrêt maladie ne constitue pas un obstacle juridique en soi, tant que l'entretien peut se tenir de manière régulière (physiquement ou en visioconférence si le salarié y consent).

En cas de conclusion d'une rupture conventionnelle, le salarié percevra une indemnité spécifique, qui ne peut être inférieure à l'indemnité légale de licenciement. Il pourra également percevoir des allocations chômage, sous réserve des autres conditions d'ouverture des droits.

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