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Sujet initié par Pimprenelleil y a 1 an - 1414 vues
Bonjour, J'ai un avis d'inaptitude non professionnel acté par la médecine du travail en date du 3 juillet 2025. Cependant après m'être renseignée auprès de la CPAM, je vais avec l'aide de mon psychiatre faire une demande de reconnaissance en accident de travail le 4 septembre 2025. Ma question est la suivante : Si la CPAM reconnais l'accident de travail pour ma période du 10 janvier 2025 au 2 juillet 2025, est ce que la médecine du travail doit me refaire un avis d'inaptitude rectificatif (car l'avis actuel n'est pas reconnus professionnel mais arrêt maladie classique) ? Est t'elle en droit de me refuser de modifier l'avis d'inaptitude ? Est ce que l'employeur se baseras pour les indemnités de licenciement sur l'avis actuel ou sur la reconnaissance de l'accident de travail si il est reconnu par la CPAM ? Cordialement Mme Deschamps
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3 réponses
BELIGHA
Bonsoir,
Votre situation est très précise et il est essentiel de bien comprendre l'ordre des procédures. Le fait que vous ayez un avis d'inaptitude et que vous soyez sur le point de faire reconnaître un accident du travail est un point crucial qui va changer la suite des événements.
Voici les réponses à vos questions.
1. La médecine du travail doit-elle refaire l'avis d'inaptitude ?
Oui, absolument.
La reconnaissance de l'accident du travail par la Caisse Primaire d'Assurance Maladie (CPAM) a une primauté juridique. C'est la CPAM qui est la seule autorité compétente pour statuer sur le caractère professionnel d'une maladie ou d'un accident.
Dès que vous obtiendrez la reconnaissance de l'accident du travail pour la période concernée, vous devrez en informer la médecine du travail. L'avis d'inaptitude rendu le 3 juillet 2025, qui était basé sur les informations disponibles à cette date, n'est plus pertinent. Le médecin du travail est légalement tenu de modifier son avis pour qu'il reflète la nouvelle réalité juridique, à savoir que votre inaptitude est bien d'origine professionnelle.
2. La médecine du travail peut-elle refuser de modifier son avis ?
Non, elle ne peut pas.
Un refus de sa part serait illégal. L'avis d'inaptitude de la médecine du travail doit être cohérent avec la décision de la CPAM. La décision de la CPAM est un document officiel qui a force de loi. Le rôle du médecin du travail est de constater les conséquences de l'accident sur votre capacité de travail, et non de contester son origine.
3. Sur quelle base l'employeur se basera-t-il pour les indemnités ?
L'employeur doit se baser sur la situation telle qu'elle est au moment où il prononce votre licenciement.
Si la reconnaissance de l'accident de travail par la CPAM intervient avant que votre employeur ne vous licencie, il sera dans l'obligation de vous verser les indemnités prévues pour une inaptitude d'origine professionnelle. Ces indemnités de licenciement sont doublées par rapport à une inaptitude non professionnelle.
Si la reconnaissance intervient après votre licenciement, l'employeur vous aura versé les indemnités d'une inaptitude non professionnelle. Vous devrez alors le mettre en demeure de vous payer le complément, et si nécessaire, vous pourrez le poursuivre devant le Conseil de Prud'hommes.
Il est très important que vous informiez votre employeur de votre démarche auprès de la CPAM dès que vous le pouvez. Cela l'incitera à attendre la décision de la CPAM avant de procéder au licenciement.
Merci d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
il y a 1 an
Pimprenelle
Si j'adresse ma demande de reconnaissance d'un accident du travail à la CPAM 9 mois après la fin de mon arrêt de travail ,n'est ce pas la CPAM qui informe l'employeur que j'ai adressé une demande accident du travail ?
il y a 1 an
BELIGHA
Dès lors que vous faites une demande de reconnaissance d'accident du travail, la CPAM est tenue d'informer votre employeur. Elle le fait par courrier, lui précisant que vous avez déclaré un accident et lui demandant de faire part de ses observations.
L'employeur a alors un délai de 10 jours ouvrables pour émettre des réserves motivées sur le caractère professionnel de l'accident, s'il conteste la relation entre votre pathologie et votre activité professionnelle.
Même si votre demande intervient 9 mois après, le processus reste le même. Ce n'est pas à vous d'informer votre employeur de votre démarche, mais à la CPAM. Vous n'avez donc pas à vous en préoccuper.
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#Meilleure réponseil y a 1 an
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