Bonjour,
Votre situation dépend essentiellement de la structure juridique choisie pour le rachat (SARL, SAS, autre) et des actes que vous avez signés. On peut néanmoins poser le cadre général.
1. Ce que vous détenez juridiquement
Depuis novembre 2025, vous n'êtes plus locataire-gérant mais associé/actionnaire de la société qui exploite le fonds. Vous ne détenez pas une part directe du fonds de commerce, mais des parts sociales ou actions de la société propriétaire ou exploitante.
Votre droit financier porte donc sur :
– la valeur de vos parts,
– et non sur une fraction automatique des 500 k€ ou du chiffre d'affaires.
2. Valeur de vos parts aujourd'hui
Le rachat étant très récent, plusieurs éléments jouent :
– le fonds a été acquis 500 k€ il y a quelques semaines,
– il est grevé d'un crédit de 480 k€,
– l'entreprise n'a pas encore généré suffisamment de résultats post-rachat pour créer une survaleur certaine.
En pratique, à ce stade, la valeur des parts correspond souvent à :
valeur du fonds – dette bancaire – autres dettes éventuelles.
Autrement dit, la valeur économique nette peut être faible, voire proche de zéro, même avec un chiffre d'affaires élevé, car le CA n'est pas le bénéfice.
Le chiffre d'affaires (1,2 à 1,5 M€) n'est pas un critère direct de valorisation à court terme. Ce sont surtout :
– la rentabilité réelle,
– l'EBE,
– la capacité à rembourser le crédit,
qui comptent.
3. À quoi vous avez droit concrètement
Vous avez droit :
– à céder vos parts à leur valeur réelle,
– soit à vos associés,
– soit à un tiers, sous réserve des clauses statutaires.
Vous n'avez pas un droit automatique :
– au remboursement de votre apport initial,
– ni à une plus-value garantie,
– ni à un « tiers du fonds ».
Si les statuts ou un pacte d'associés prévoient :
– une clause de sortie,
– une méthode de valorisation,
– ou un droit de rachat par les autres associés,
ce sont ces règles qui s'appliquent en priorité.
4. Points à vérifier impérativement
Il faut examiner :
– les statuts (clauses d'agrément, cession, valorisation),
– un éventuel pacte d'associés,
– votre niveau d'apport personnel réel,
– votre engagement personnel sur le prêt (caution solidaire ou non).
Attention point crucial :
Si vous êtes caution personnelle du prêt de 480 k€, sortir du capital ne vous libère pas automatiquement de la caution. C'est souvent le point le plus risqué financièrement.
5. En résumé
À ce stade très récent :
– vous pouvez sortir,
– mais la valeur de sortie peut être faible,
– et le vrai enjeu est souvent la libération de la caution bancaire plus que le prix des parts.
Avant toute décision, il est indispensable de faire chiffrer la valeur nette réelle de la société et de sécuriser votre désengagement bancaire.
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Merci pour votre réponse maitre.
il y a 2 jours
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