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Interprétation d’un permis de construire 1992 – shon / shob et validation mairie
Sujet initié par Jedecrisalisteil y a 6 mois - 1042 vues
Bonjour,
Je souhaite obtenir un avis juridique ou technique sur un permis de construire déposé en 1992 et les documents associés. Voici le contexte : Permis déposé en 1992 par l'ancien propriétaire : Partie existante SHON : 70,785 m² Extension / surface créée projetée SHON : 105,63 m² Total permis déposé SHON : 176,415 m² Travaux réalisés : maison construite conformément au permis déposé (176,415 m² SHON) Achat : nous avons acquis la maison en 2000, telle qu'elle existait Document mairie retrouvé en 2026 : SHOB validée : 173 m² SHON validée : 33 m² La mairie semble se baser sur ce document pour contester la surface réelle construite Ma question : Pouvez-vous m'aider à interpréter ce document de 1992 et confirmer quelle surface SHON était légalement validée à l'époque ? Je souhaite savoir si le permis déposé ou le document mairie fait foi et si la maison actuelle (176,415 m² SHON) est légalement protégée, notamment au regard de la prescription L480-4 du Code de l'urbanisme. Merci d'avance pour vos éclairages.
En droit, ce qui fait foi est l'arrêté de permis de construire délivré en 1992 ainsi que les plans qui y sont annexés et visés par l'administration. Si le permis autorisait une SHON totale de 176,415 m² (70,785 m² existants et 105,63 m² créés), alors cette surface constitue la surface légalement autorisée, sous réserve que les travaux aient été réalisés conformément aux plans approuvés.
Un document retrouvé en mairie en 2026 mentionnant une SHOB de 173 m² et une SHON de 33 m² ne peut pas, à lui seul, remettre en cause un permis de construire régulièrement délivré. Il peut s'agir d'une fiche fiscale, d'un relevé partiel, d'une erreur matérielle ou d'un document interne mal retranscrit.
Ce n'est pas ce type de document qui détermine la légalité des surfaces construites, mais bien le permis et ses annexes.
Il convient de récupérer copie intégrale du permis délivré en 1992, de vérifier les plans annexés et, si elle existe, la déclaration d'achèvement des travaux.
Faire une comparaison entre les plans et la surface réellement construite. si la maison a été construite conformément au permis délivré en 1992, la surface de 176,415 m² SHON est celle qui était légalement autorisée.
Le document municipal retrouvé aujourd'hui ne peut pas, à lui seul, remettre en cause la régularité d'un permis ancien et exécuté depuis plus de trente ans.
Si cette réponse vous a été utile, je vous remercie de bien vouloir indiquer la question comme résolue en cliquant sur le bon bouton et de sélectionner précisément la meilleure réponse.
Je vous invite cependant à vous tourner vers un confrère du ressort de l'immeuble afin d'approfondir l'étude sur pièces de votre dossier.
Bien à vous,
Maître Jordan MINARY Avocat au Barreau de LYON
La présente réponse constitue un avis juridique général, émis sous toutes réserves, au regard des seuls éléments exposés. Elle ne saurait se substituer à une consultation juridique personnalisée.
Pour toute démarche engageant vos droits, il convient de consulter un avocat, seul à même de procéder à une étude complète et sur pièces de votre dossier et de vous fournir une réponse adaptée.
il y a 6 mois
Jedecrisaliste
Merci déjà pour votre réponse. Le document retrouvé j'ai omis de préciser que c'est le permis de construire délivré . Et c'est là que le bas blesse mais comme le dépositaire du permis qui nous a vendu la maison a fait les plans selon son dépôt de permis et pas l'accord de la mairie, je ne sais plus sur quoi me baser ...
La charge de la preuve ne peut pas reposer uniquement sur un document administratif interne non contradictoire.
S'agissant de la prescription, l'article L480-4 du Code de l'urbanisme vise la sanction pénale des infractions. L'action pénale est prescrite depuis longtemps.
Par ailleurs, en matière administrative, les travaux achevés depuis plus de dix ans sont en principe couverts par la prescription, sauf hypothèses très spécifiques (fraude, site classé, zone protégée, etc.).
La stratégie de défense devra s'appuyer sur :
A) la production intégrale du permis de 1992, B) les plans visés, C) la preuve de la conformité de la construction, D) et éventuellement une expertise technique démontrant la cohérence des surfaces.
Merci d'indiquer que la question est résolue et de désigner la bonne réponse s'il vous plait.
Je ne peux vous aider d'avantage sans étude de pièces, de l'acte de saisine du TA etc ...
Merci de votre compréhension.
#Meilleure réponseil y a 6 mois
Jedecrisaliste
Merci beaucoup pour ces éclaircissements . Vous avez répondu à mes interrogations.. belle journée