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Quel moyen précis formuler juridiquement pour y être inséré dans ma requête ?
Sujet (Cloturé) initié par Quidil y a 6 mois - 670 vues
Bonjour,
J'ai sollicité le médiateur de Bercy qui me répond : "Par une demande internet dont j'ai accusé réception le 11 décembre 2025, vous avez demandé ma médiation dans le cadre d'un différend avec la Direction départementale des Finances publiques (DDFIP) de la Manche.
Il concerne la taxe foncière 2025 pour l'immeuble sis (...) pour un montant de 741 euros. Votre demande de remise gracieuse de la taxe a été rejetée par le service des impôts des particuliers (SIP) de Cherbourg et le conciliateur a confirmé la position du service. Aussi, vous avez demandé ma médiation.
J'ai procédé à un examen attentif de votre demande.
Vous sollicitez la remise à titre gracieux de la taxe foncière, indiquant ne disposer d'aucune ressource et étant dans l'impossibilité de vous acquitter de l'impôt.
La taxe foncière est établie pour l'année entière d'après les faits existants au 1er janvier de l'année d'imposition, conformément à l'article 1415 du Code général des impôts.
Vous êtes propriétaire, au 1er janvier 2025, d'un bien immobilier sur (...), à usage d'habitation qui est mis à la disposition à titre gratuit de votre fils (...). Vous demandez la remise gracieuse de la taxe foncière 2025.
Les remises gracieuses sont des mesures qui doivent rester exceptionnelles, au regard notamment du principe d'égalité des citoyens devant l'impôt. Elles consistent en la réduction ou la modération de l'impôt ou des majorations pour des contribuables qui rencontrent des difficultés notamment financières pour régler les impositions, y compris avec des délais de paiement. La situation de gêne ou indigence s'apprécie tant au regard des revenus que du patrimoine.
La taxe foncière constitue une charge normale de la propriété et sa remise, qui est très exceptionnelle, ne peut être renouvelée chaque année.
Je me suis rapprochée de la direction locale qui m'informe qu'elle a procédé à des remises à titre gracieux de la taxe foncière au titre des années 2023 et 2024.
La DDFIP de la Manche me précise également vous avoir informé que les remises ne peuvent se renouveler chaque année et qu'elle ne procédera à aucune remise au titre de la taxe 2025.
Aussi, dans le cadre de ma médiation, elle n'entend pas entrer en médiation sur ce point.
Pour ma part, au regard des éléments qui me sont présentés, cette position de l'administration ne m'apparaît pas manifestement anormale ou contraire au droit, et je ne dispose d'aucun levier permettant de recommander à l'administration une position différente, recommandation que, en tout état de cause, elle ne pourrait pas mettre en œuvre, l'administration étant garante du principe d'égalité des citoyens et de la mise en œuvre de la législation fiscale.
Je ne peux que vous inviter à souscrire à la mensualisation de la taxe foncière, le prélèvement de l'impôt serait ainsi réparti sur l'année, et les montants à payer seraient plus faibles et répartis sur l'année. La démarche peut être souscrite sur votre espace particulier sécurisé sur le site impots.gouv.fr, ou auprès de votre service gestionnaire, le service des impôts des particuliers (SIP) de Cherbourg.
Ma médiation ne pouvant aller au-delà et étant ainsi close, je vous prie de croire, Madame, à l'assurance de ma meilleure considération."
Pour soutenir un recours en excès de pouvoir, quel fondement juridique permet de démontrer que l'administration n'a pas examiné concrètement ma situation actuelle (sans aucun moyen de payer ni de me mensualiser, en l'absence totale de revenu et de compte bancaire) ?
Quel moyen précis formuler juridiquement pour y être inséré dans ma requête ?
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Le moyen juridiquement pertinent à soulever dans votre requête est un moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation combinée à un défaut d'examen sérieux et individualisé de votre situation personnelle, au regard de l'article L 247 du Livre des procédures fiscales.
Vous pouvez formuler le moyen de la manière suivante dans votre requête :
La décision attaquée est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des dispositions de l'article L 247 du Livre des procédures fiscales dès lors que l'administration n'a pas procédé à un examen concret, individualisé et actuel de la situation de gêne du requérant.
En effet, il ressort des pièces du dossier que le requérant est dépourvu de toute ressource, ne dispose d'aucun revenu, d'aucun compte bancaire ni d'aucune épargne mobilisable. L'administration s'est bornée à relever l'existence d'un bien immobilier, sans caractériser en quoi celui-ci constituerait un patrimoine immédiatement mobilisable ni examiner concrètement la capacité réelle du requérant à faire face à l'imposition litigieuse, y compris par voie de mensualisation.
En se fondant de manière générale sur le caractère exceptionnel des remises gracieuses et sur l'existence de remises antérieures, sans apprécier la situation actuelle du requérant au jour de sa décision, l'administration a méconnu l'étendue de son pouvoir d'appréciation et commis une erreur manifeste dans l'évaluation de la situation d'indigence invoquée.
Vous pouvez également ajouter, si les termes de la décision le permettent, un moyen subsidiaire tiré du défaut d'examen sérieux de la situation personnelle, en indiquant que la motivation révèle une analyse stéréotypée et abstraite, centrée sur des considérations générales, sans analyse individualisée de vos ressources et charges actuelles.
Il est important que ce moyen soit appuyé par des pièces justificatives très précises démontrant l'absence totale de revenus, l'absence de liquidités et l'impossibilité concrète de mobilisation du patrimoine. Sans démonstration factuelle solide, le juge considérera que l'administration a pu légalement estimer que la détention d'un bien immobilier excluait l'indigence absolue.
Le cœur de votre argumentation doit donc porter sur l'absence de capacité contributive réelle et immédiate, et non uniquement sur l'équité ou la difficulté financière.
#Meilleure réponseil y a 6 mois
Quid
Merci, vous avez répondu à ma question.
il y a 6 mois
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