Bonjour,
La question que vous posez est techniquement précise et mérite une réponse nuancée.
Le délai de six mois mentionné par la secrétaire du commissaire de justice concerne en réalité certains actes spécifiques comme les assignations ou les décisions de référé dans des contextes particuliers, mais il ne s'applique pas de façon générale et automatique aux ordonnances de mesures provisoires rendues dans le cadre d'une procédure de
divorce ou de séparation. La caducité d'une ordonnance de mesures provisoires pour défaut de signification dans un délai donné n'est pas une règle absolue applicable dans tous les cas.
Sur la mention exécutoire nonobstant appel, cette formule signifie que l'ordonnance peut être mise à exécution immédiatement sans attendre l'issue d'un éventuel recours. Cela renforce son caractère contraignant mais ne règle pas la question de la signification préalable nécessaire pour la rendre opposable à la partie adverse et pour pouvoir l'exécuter.
Le fait que la procédure ait continué avec un jugement contradictoire puis un appel est un élément important. Si ce jugement au fond a tranché les mêmes questions que l'ordonnance provisoire, notamment la pension alimentaire, l'ordonnance a en principe été absorbée ou remplacée par ce jugement, rendant la question de sa signification moins déterminante pour la suite.
La question clé est donc de savoir ce que vous souhaitez obtenir concrètement en signifiant cette ordonnance aujourd'hui, notamment si le jugement rendu depuis n'a pas déjà statué sur les mêmes points.
N'hésitez pas à indiquer le sujet comme résolu si cela vous a aidé.