Bonjour,
Au regard de ce que vous exposez, plusieurs points ressortent clairement et méritent d'être distingués juridiquement.
D'abord, concernant la facture des tourets, le fait qu'un accord ait été verbal ne signifie pas automatiquement qu'il est inexistant ou invalide.
En matière commerciale, un accord peut parfaitement être prouvé par :
les échanges de messages,
les appels,
le comportement des parties,
la récupération effective du matériel,
ou encore des témoignages.
Le fait que cette personne soit venue récupérer elle-même les tourets constitue déjà un élément important.
Par ailleurs, si vous avez à plusieurs reprises évoqué leur paiement et qu'aucune contestation n'a été formulée immédiatement sur leur existence ou leur prix, cela peut également jouer en votre faveur.
Le fait qu'il souhaitait, selon vous, régler "en espèces sans trace" est évidemment plus délicat à prouver si cela n'apparaît pas dans des échanges écrits.
Mais juridiquement, si un matériel a bien été fourni et accepté, vous êtes en droit d'en demander le paiement.
L'entreprise ne peut pas simplement refuser toute facture en affirmant après coup qu'elle "ne voit pas de quels tourets il s'agit", surtout si la remise du matériel peut être démontrée.
Concernant maintenant l'échelle de toit, leur position semble chercher à vous imputer :
une modification non autorisée du véhicule,
puis les conséquences d'un prétendu accident.
Or, plusieurs éléments que vous évoquez fragilisent leur argumentation :
ils connaissaient apparemment la présence de l'échelle,
le véhicule aurait continué à circuler normalement,
les dégâts allégués semblent incohérents,
et aucun constat précis ou justificatif technique ne vous aurait été transmis.
En pratique, s'ils veulent vous réclamer des dommages, ce sera à eux de démontrer :
la réalité du sinistre,
son montant exact,
et surtout le lien direct entre votre intervention et les dégâts.
Une simple affirmation ou une estimation approximative ne suffit pas juridiquement.
Par ailleurs, si votre matériel n'a jamais été restitué, vous pouvez effectivement envisager :
soit d'en demander la restitution,
soit d'en réclamer la valeur.
Mais là encore, il faudra idéalement pouvoir démontrer :
que l'échelle leur a bien été laissée,
qu'ils en avaient la garde,
et qu'elle ne vous a jamais été rendue.
Concernant enfin votre propre véhicule endommagé et l'immobilisation de votre activité, ce point est également important.
Si leur utilisation du véhicule a causé :
des dommages,
une immobilisation,
ou une perte d'exploitation,
vous pouvez théoriquement demander réparation du préjudice subi.
Le problème principal dans ce type de dossier reste souvent la preuve :
échanges écrits,
photos,
devis,
factures,
attestations,
historique des réparations,
et chronologie précise des événements.
À ce stade, il paraît surtout important de :
cesser les échanges émotionnels,
centraliser tous les éléments de preuve,
et formaliser clairement votre position par écrit.
Vous pouvez notamment :
maintenir votre facture si vous estimez la créance justifiée,
demander la restitution ou l'indemnisation du matériel non restitué,
et contester formellement les dommages qu'ils tentent de vous imputer faute de preuve sérieuse.
En résumé, au regard des éléments que vous exposez, vous n'apparaissez pas automatiquement en tort du simple fait d'avoir facturé un matériel effectivement remis et utilisé. De leur côté, ils ne peuvent pas non plus vous imputer librement des dégâts ou une location de véhicule sans démontrer précisément la réalité du préjudice et votre responsabilité. L'essentiel désormais sera surtout de sécuriser les preuves et formaliser les positions de chacun de manière rigoureuse.
Je vous remercie par avance de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien cordialement.
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