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Sujet (Cloturé) initié par Karineil y a 2 mois - 997 vues
Bonjour,
Victime de harcèlement moral de la part de ma direction depuis 02 ans. Cette situation a été reconnue comme maladie professionnelle par la CPAM, sous la forme d'un syndrome anxio-dépressif caractérisé. Mon médecin du travail a validé mon inaptitude sans aucune possibilité de reclassement. Mon employeur a indiqué à la médecine du travail qu'il va contester cette décision.
Il ne souhaite pas accéder à la procédure de licenciement.
Que va t il se passer ?
Personne n'a été en capacité de répondre clairement car cette situation est rarissime.
J'ai été licencié pour inaptitude professionnelle et mon employeur m'a exempté de faire la période de préavis. mon employeur m'a demandé de quitter les
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Suite a un accident de travail mon employeur doit me proposer un aménagement de poste ce qu il ne fait pas quels sont les droits et les obligations de l employeur je
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La loi édicte les règles de procédure et les causes légitimes de licenciement auxquelles l'employeur est soumis. en cas de méconnaissance de celles-ci, le salarié dispose d'un
📌 Vous indiquez que le médecin du travail a rendu un avis d'inaptitude à votre poste, sans possibilité de reclassement, dans le cadre d'une maladie professionnelle. Votre employeur a annoncé vouloir contester cette décision.
⚠️ Depuis la réforme de 2017 (article L. 4624-7 du Code du travail), l'employeur ou le salarié qui souhaite contester un avis, des propositions ou des conclusions du médecin du travail doit saisir le conseil de prud'hommes dans un délai de 15 jours, selon une procédure en référé. Le juge peut ordonner une expertise médicale confiée à un médecin spécialisé en pathologies professionnelles.
🧾 Tant qu'aucune décision judiciaire n'est rendue, l'avis d'inaptitude reste valable et votre contrat de travail est suspendu. Votre employeur doit soit chercher un reclassement compatible avec votre état de santé, soit engager une procédure de licenciement pour inaptitude. S'il refuse de vous reprendre ou de vous licencier, il doit vous verser votre salaire (jurisprudence constante). En cas d'inaptitude d'origine professionnelle, l'indemnitté de licenciement est doublée et une indemnisation pour perte d'emploi est due.
✅ Si l'employeur conteste l'avis, vous serez probablement convoquée devant le conseil de prud'hommes, assisté de l'expert. Vous pourrez y faire valoir vos arguments et produire des certificats médicaux. N'hésitez pas à vous rapprocher d'un avocat ou de votre organisation syndicale pour être accompagnée dans cette procédure.
Merci de confirmer que la question a été résolue en cliquant sur le BOUTON VERT svp. Bon courage ! Cordialement, Me KAYEMBE Avocat au Barreau de Paris
La situation que vous décrivez n'est pas fréquente, mais elle est prévue par les textes.
Lorsqu'un médecin du travail rend un avis d'inaptitude, l'employeur dispose d'un recours. Il peut contester cet avis devant le Conseil de prud'hommes statuant selon la procédure accélérée au fond. Ce recours doit être exercé dans un délai relativement court à compter de la notification de l'avis d'inaptitude.
Le simple fait que l'employeur annonce son intention de contester ne suspend pas automatiquement l'avis d'inaptitude. Tant qu'aucune décision judiciaire n'a annulé ou modifié cet avis, celui-ci continue en principe de produire ses effets.
Si le médecin du travail a expressément indiqué que tout reclassement est impossible, l'employeur est normalement dispensé de rechercher un reclassement et doit alors engager la procédure de licenciement pour inaptitude, sauf si une contestation est en cours et qu'il attend l'issue de celle-ci.
En pratique, plusieurs scénarios sont possibles :
-soit l'employeur ne forme finalement aucun recours et devra alors poursuivre la procédure ; -soit il saisit effectivement le Conseil de prud'hommes pour contester l'avis médical ; -soit le juge confirme l'avis d'inaptitude ; -soit, plus rarement, le juge l'infirme ou ordonne une mesure d'instruction médicale.
Un point important mérite votre attention : lorsque, à l'issue d'un délai d'un mois après l'avis d'inaptitude, le salarié n'est ni reclassé ni licencié, l'employeur doit en principe reprendre le versement du salaire correspondant à l'emploi que le salarié occupait avant la suspension de son contrat de travail. Cette règle continue souvent à s'appliquer même lorsque la situation est bloquée, sous réserve des circonstances précises du dossier.
Le fait que votre maladie professionnelle ait été reconnue par la CPAM au titre d'un syndrome anxio-dépressif lié au travail peut également avoir des conséquences importantes sur les indemnités dues en cas de licenciement pour inaptitude d'origine professionnelle.
Dans votre situation, je vous conseille de conserver soigneusement :
-l'avis d'inaptitude ; -la décision de reconnaissance de la maladie professionnelle ; -tous les échanges avec l'employeur ; -et toute information relative à une éventuelle contestation devant le Conseil de prud'hommes.
Ainsi, si votre employeur conteste l'inaptitude, il ne peut pas simplement laisser la situation en suspens indéfiniment. Soit son recours aboutit, soit l'avis est maintenu et il devra en tirer les conséquences juridiques. Par ailleurs, si plus d'un mois s'écoule après l'avis d'inaptitude sans reclassement ni licenciement, la question de la reprise du salaire devra être examinée avec attention.
Je vous remercie par avance de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien Cordialement.
il y a 2 mois
Karine
Bonjour,
Merci beaucoup pour ces précieuses informations.
Quel est le délai de traitement par les prud'hommes si effectivement mon employeur souhaite contester cette décision ?
A vous lire,
Bien à vous
il y a 2 mois
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