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Convention syntec : ai-je droit à des jours de fractionnement lorsque les congés
Sujet initié par graun24il y a 2 mois - 791 vues
Bonjour,
Je suis salariée d'une entreprise relevant de la convention collective Syntec depuis le 30/09/2024.
Je m'interroge sur mon éventuel droit à des jours de congés de fractionnement.
Mon employeur m'a confirmé par écrit :
qu'il n'existe aucun accord d'entreprise ; qu'il n'existe aucune disposition interne spécifique prévoyant l'attribution, la suppression ou l'aménagement des jours de fractionnement.
En revanche, le service RH m'indique que :
« Lorsque le fractionnement des congés résulte du choix du salarié et non d'une décision de l'employeur, le renoncement aux jours de fractionnement s'applique de fait. Aucun jour de fractionnement n'est donc attribué. »
Je souhaiterais savoir si cette position est juridiquement fondée.
À titre d'information, mes congés payés ont été majoritairement pris en dehors de la période du 1er mai au 31 octobre.
Depuis mon arrivée dans l'entreprise, j'ai notamment pris :
Novembre 2024 : 0,5 jour Décembre 2024 : 2,5 jours Janvier 2025 : 0,5 jour Février 2025 : 1,5 jour Avril 2025 : 2 jours Mai 2025 : 2 jours Juillet 2025 : 10 jours Août 2025 : 2 jours Septembre 2025 : 0,5 jour Novembre 2025 : 1,5 jour Décembre 2025 : 5 jours Janvier 2026 : 2 jours Avril 2026 : 1 jour Mai 2026 : 1 jour Juillet 2026 : 9 jours
Toutes ces absences correspondent à des congés payés (et non à des RTT).
Mes questions sont les suivantes :
En l'absence d'accord d'entreprise ou de disposition interne spécifique, un salarié est-il réputé renoncer automatiquement aux jours de fractionnement lorsqu'il choisit librement ses dates de congés ? Une renonciation aux jours de fractionnement doit-elle être expresse ou écrite ? Au vu de ma situation, pourrais-je prétendre à des jours de fractionnement au titre des périodes de congés 2024/2025 et 2025/2026 ?
Je viens de poser ma démission à mon employeur. je suis donc en période de préavis de départ pendant 3 mois. je suis en ssii, convention syntec, détaché chez un
Après de nombreuses recherches sur ce site je n'ai pas trouvé de réponse qui correspondait réellement à mon problème. je me permet donc de créer un topic: le
Contexte : 1- je travaille dans le privé en tant que cadre et j'ai déposé ma démission depuis le 15/05/2021. donc, mes 3 mois de préavis terminent le 15/08/2021
En l'absence d'accord d'entreprise ou de dispositions de la convention collective Syntec supprimant ou aménageant les jours de fractionnement, les règles prévues par le Code du travail s'appliquent.
Ainsi, lorsque le salarié prend une partie de son congé principal (correspondant aux quatre premières semaines de congés payés, à l'exclusion de la cinquième semaine et des éventuels congés d'ancienneté) en dehors de la période légale allant du 1er mai au 31 octobre, il bénéficie, sous certaines conditions, de jours de congés supplémentaires dits jours de fractionnement.
En principe, un jour supplémentaire est dû lorsque le salarié prend entre trois et cinq jours ouvrables de son congé principal en dehors de cette période, et deux jours supplémentaires lorsque ce nombre atteint au moins six jours.
Par ailleurs, le droit aux jours de fractionnement ne dépend pas de l'origine du fractionnement : il est acquis que celui-ci résulte d'une décision de l'employeur ou d'une demande du salarié.
Enfin, la renonciation aux jours de fractionnement ne se présume pas. Elle doit être expresse, individuelle et non équivoque. En pratique, elle résulte généralement d'un écrit signé par le salarié ou d'une mention clairement acceptée lors de la demande de congés. Un employeur ne peut donc instaurer une règle générale selon laquelle toute demande de fractionnement emporterait automatiquement renonciation à ces jours supplémentaires.
2. La solution
En l'espèce, si aucun accord d'entreprise ou disposition spécifique de la convention collective Syntec n'exclut les jours de fractionnement et si vous n'avez signé aucun document par lequel vous renonciez expressément à ce droit, la position de votre service des ressources humaines apparaît contestable.
Le seul fait que le fractionnement de vos congés résulte de votre demande ne suffit pas à vous priver des jours supplémentaires prévus par la loi. Une renonciation ne peut résulter ni d'une pratique interne de l'entreprise ni d'une simple affirmation des ressources humaines ; elle doit être clairement exprimée par le salarié.
Je vous invite donc à vérifier, pour chacune des périodes d'acquisition 2024-2025 et 2025-2026, le nombre exact de jours de votre congé principal qui ont été pris en dehors de la période comprise entre le 1er mai et le 31 octobre. En fonction de ce calcul, vous pourrez déterminer si vous aviez droit à un ou deux jours de fractionnement supplémentaires.
Si ce droit est confirmé, vous pourrez adresser un courrier ou un courriel à votre employeur en lui demandant la régularisation de votre compteur de congés, en rappelant qu'aucune renonciation expresse n'a été donnée de votre part. Vous pourrez également solliciter la communication de tout document sur lequel l'employeur prétendrait fonder cette renonciation.
En cas de refus persistant, vous pourrez saisir le conseil de prud'hommes afin d'obtenir l'attribution ou, si cela n'est plus possible, l'indemnisation des jours de fractionnement auxquels vous aviez droit.
Votre bien dévoué,
Xavier DAUSSE
Merci de cliquer sur le bouton vert « Question résolue ».
il y a 2 mois
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