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Recours contre responsabilité ministère des armées pour faute
Sujet initié par Quidil y a 7 heures - 454 vues
Bonjour,
Le 26 mars 2024, j'ai envoyé un formulaire de contact du ministère des Armées :
"Objet : Demande d'information sur la médiation au Ministère des Armées Madame, Monsieur, Je me permets de vous contacter afin de solliciter des informations concernant la médiation au sein du Ministère des Armées. En effet, je suis actuellement en litige avec mon centre ministériel de gestion concernant ma réintégration et ma mise en disponibilité d'office. Je souhaiterais savoir s'il existe un médiateur au Ministère des Armées compétent pour intervenir dans ce type de litige. Si tel est le cas, pourriez-vous me communiquer ses coordonnées électroniques afin que je puisse le contacter et solliciter son intervention pour dénouer la situation ?
Dans le cas où il n'existerait pas de médiateur dédié au Ministère des Armées, pourriez- vous me conseiller vers qui je pourrais me tourner pour trouver une solution à mon litige ?"
Ma demande a été instruite et acceptée le 27 mars 2024.
La décision est notifiée comme telle, par le service de communication du ministère des Armées (DICoD) :
"Bonjour,
Votre demande a été transmise au service compétent qui reviendra vers vous. Bien cordialement, Le Ministère des Armées"
Or, depuis ce 27 mars 2024 à ce jour du 24 août 2026, il s'est écoulé 2 ans et 5 mois sans obtenir le moindre retour du ministère des Armées, de son service de communication ou de son médiateur !
Leur inaction respective a de très graves conséquences.
1) Je ne suis toujours pas réintégrée au ministère des Armées, initialement prévue le 7 mai 2022 (mais qui n'a toujours pas eu lieu, et qui me laisse depuis 4 ans et 3 mois dans l'indigence absolue, et traitée pour dépression par un psy du CMP). 2) Je ne sais toujours pas vers qui me tourner pour évaluer les montants précis que j'aurais dû percevoir en termes de salaires, augmentations, congés payés, primes d'ancienneté, nouvelles bonifications indiciaires, avancements d'échelons, primes exceptionnelles et autres avantages possibles (attachés à mes états de service). Je voulais avoir une estimation précise de ces montants afin de faire valoir mes droits. 3) Depuis le 7 mai 2022 (4 ans et 3 mois à ce jour), date à laquelle je devais être réintégrée au ministère des armées, en tant que fonctionnaire/personnel civil, je ne suis toujours pas prise en charge financièrement par le ministère des Armées. 4) Je ne peux pas non plus évaluer l'impact financier de cette situation sur ma future retraite. Je voulais comprendre les conséquences de cette non prise en charge, afin de pouvoir prendre les mesures nécessaires pour préserver mes droits à la retraite. 5) Je n'ai toujours pas pu faire valoir mes arguments, contester la décision de ma mise en disponibilité d'office par le ministère des Armées, voire poursuivre la responsabilité de l'Etat qui m'a complètement abandonné à mon triste sort.
En négligeant incontestablement mon dossier, je souhaite donc engager leur responsabilité collective : ils ont totalement manqué à leurs devoirs d'information, de compétence, de conseil, de communication, de diligence, de loyauté, d'exécution, etc. A quels titres puis-je le faire ? Quels fondements juridiques précis invoquer ? Quels préjudices faire valoir ici ? Et devant quelles juridictions porter l'affaire ?
Le 8 février 2024, j'ai écrit à un syndicat, afin de solliciter de l'aide pour obtenir des informations concernant ma réintégration au ministère des armées
1. notification de mise en disponibilité : le 11 décembre 2023, j'ai été informée par le centre ministériel de gestion (cmg) de lyon de ma mise en disponibilité
Le 8 février 2024, j'ai écrit à un syndicat, afin de solliciter de l'aide pour obtenir des informations concernant ma réintégration au ministère des armées
La convention judiciaire d'intérêt public (cjip) est un mécanisme de justice transactionnelle qui permet à une personne morale mise en cause pour certains délits
Vous avez déposé plainte pour des faits d'abandon de famille, de harcèlement, de violences morales, sexuelles ou physiques, pour escroquerie ou vol? vos plaintes restent
Vous pouvez envisager d'engager la responsabilité de l'État devant le tribunal administratif si vous démontrez une faute de l'administration, un préjudice réel et un lien direct entre cette faute et votre préjudice.
Une inertie administrative anormalement longue, l'absence de traitement de votre situation ou certains retards fautifs peuvent engager la responsabilité de l'État. Toutefois, le simple fait que votre demande du 26 mars 2024 soit restée sans réponse ne permettra pas nécessairement d'obtenir l'indemnisation de toutes les conséquences de votre absence de réintégration depuis 2022. Il faudra démontrer précisément quelles décisions ou carences du ministère sont à l'origine de chaque préjudice.
Vous pourriez notamment faire valoir, s'ils sont établis : pertes de rémunération et de primes, retard de carrière et d'avancement, conséquences sur les droits à retraite, frais engagés et préjudice moral.
2/ Les solutions
Il est important de ne plus vous limiter à des demandes d'information ou de médiation. Adressez au ministère des Armées et au service RH compétent une demande formelle, de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception, afin de disposer d'une preuve certaine de votre démarche.
Cette demande doit distinguer clairement deux sujets.
Premièrement, demandez le réexamen ou la régularisation de votre situation administrative : précisez la décision de réintégration prévue au 7 mai 2022, les décisions de disponibilité intervenues depuis, votre situation actuelle et ce que vous demandez concrètement à l'administration.
Deuxièmement, présentez une réclamation indemnitaire préalable. Décrivez chronologiquement les fautes que vous reprochez au ministère et indiquez les préjudices dont vous demandez réparation.
Pour le préjudice financier, établissez si possible un tableau année par année comprenant : traitements non perçus, primes et indemnités, éventuelle NBI, avancements d'échelon ou de grade perdus et conséquences sur votre retraite. Lorsque vous ne pouvez pas encore déterminer exactement le montant, indiquez les éléments dont vous disposez et demandez la communication de votre dossier administratif et la reconstitution de votre carrière afin de pouvoir compléter le chiffrage.
Pour le préjudice moral, expliquez concrètement les conséquences de cette situation prolongée. Joignez uniquement les justificatifs que vous estimez nécessaires pour établir ce préjudice.
Rassemblez dans un dossier chronologique : décisions administratives depuis 2022, courriers et mails adressés au ministère, réponse de la DICoD du 27 mars 2024, preuves de vos relances, arrêtés concernant votre disponibilité, documents de carrière, bulletins de rémunération antérieurs et relevés concernant votre retraite.
Vous pouvez également demander la communication intégrale de votre dossier administratif individuel afin de connaître les actes et décisions enregistrés par le ministère depuis votre réintégration théorique.
Si votre demande indemnitaire est rejetée ou reste sans réponse dans les conditions permettant de saisir le juge, vous pourrez engager un recours indemnitaire devant le tribunal administratif. Compte tenu de l'ancienneté des faits, il faudra également vérifier très rapidement les questions de délais de recours et de prescription.
En parallèle, vous pouvez saisir gratuitement le Défenseur des droits afin qu'il examine les difficultés rencontrées avec le ministère et tente, lorsque cela relève de ses compétences, d'obtenir des explications ou une résolution amiable.
Enfin, au regard des enjeux financiers et de carrière depuis 2022, il serait préférable de faire examiner l'ensemble des décisions par un avocat en droit de la fonction publique. Il pourra notamment distinguer ce qui relève d'une contestation des décisions administratives elles-mêmes de ce qui relève d'une demande d'indemnisation contre l'État.
Votre bien dévoué,
Xavier DAUSSE
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il y a 6 heures
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