Par un arrêt du 29 mai 2024, la 1ère chambre civile de la Cour de cassation juge qu'une clause d'un contrat de prêt immobilier qui prévoit la résiliation de plein droit du contrat après une mise en demeure de régler une ou plusieurs échéances impayées sans un préavis d'une durée raisonnable (en l'espèce 15 jours) créée un déséquilibre significatif entre les droits et obligations des parties au détriment du consommateur.
Cet arrêt publié au bulletin (Cour de cassation, 1ère civ, 29 mai 2024, n°23-12.904) est une confirmation de sa décision rendue le 22 mars 2023 (Cass. 1e civ. 22-3-2023 n° 21-16.044 FS-B) s'agissant d'un préavis de 8 jours.
Par cette décision, la Cour de cassation décide d'accroitre encore plus la protection du consommateur. Elle s'aligne sur la jurisprudence de la CJUE (v. réc. CJUE 25 avr. 2024, aff. C-561/21 et C-484/21 ; CJUE 21 mars 2024, aff. C-714/22).
