L'indemnisation du préjudice contractuel obéit au principe de réparation intégrale. Lorsqu'un cocontractant manque à ses obligations, la victime a droit à la réparation de l'ensemble des préjudices qui en résultent, à condition qu'ils soient certains, personnels, licites et prévisibles au moment de la conclusion du contrat. Cette règle, commune à l'ensemble du droit de la responsabilité civile, interdit aussi bien la sous-indemnisation que l'enrichissement injustifié de la victime.
En matière de pertes d'exploitation, la difficulté ne réside donc pas dans le principe de l'indemnisation, mais dans la détermination de son montant. La jurisprudence a progressivement précisé les méthodes de calcul applicables, en privilégiant une approche fondée sur la marge effectivement perdue plutôt que sur le simple chiffre d'affaires non réalisé.

