Le divorce amiable suppose un accord complet entre les époux
Le divorce par consentement mutuel repose sur une idée simple : les époux doivent être d'accord sur tout.
Ils doivent s'entendre sur le divorce lui-même, mais aussi sur ses effets. Cela concerne notamment le patrimoine, les dettes, la prestation compensatoire éventuelle, mais aussi toutes les mesures relatives aux enfants.
Si les parents sont en désaccord sur la résidence des enfants, la convention de divorce ne peut pas être finalisée en l'état.
Il ne suffit donc pas d'être d'accord pour divorcer. Il faut aussi être d'accord sur l'organisation concrète de la vie des enfants après la séparation.
La résidence peut être fixée chez l'un des parents, avec un droit de visite et d'hébergement pour l'autre parent. Elle peut aussi être organisée en résidence alternée, si cette solution correspond à l'intérêt de l'enfant et à la situation familiale.
Le désaccord peut parfois être résolu avant de saisir le juge
Un désaccord sur la résidence des enfants ne signifie pas nécessairement que le divorce amiable est impossible de manière définitive.
Les parents peuvent encore discuter, avec l'aide de leurs avocats, afin de trouver une solution équilibrée. Il est parfois possible de prévoir une organisation progressive, par exemple lorsque l'enfant est jeune, lorsque les domiciles sont éloignés ou lorsqu'un parent souhaite reprendre progressivement sa place.
Les parents peuvent également réfléchir à des modalités précises : rythme de la résidence, horaires de remise de l'enfant, répartition des vacances scolaires, jours fériés, anniversaires, frais de trajet, communication entre les parents.
Plus la convention est précise, moins le risque de conflit après le divorce est important.
Une médiation familiale peut aussi être envisagée lorsque le dialogue est difficile, mais pas totalement rompu. Elle peut permettre aux parents de sortir d'un blocage et de construire une solution centrée sur l'intérêt de l'enfant.
En l'absence d'accord, le juge aux affaires familiales devra trancher
Si aucun accord n'est possible sur la résidence des enfants, les époux ne pourront pas poursuivre un divorce par consentement mutuel classique.
Il faudra alors envisager une procédure de divorce judiciaire. Dans ce cadre, le juge aux affaires familiales pourra fixer les mesures relatives aux enfants.
Le juge tient compte de l'intérêt de l'enfant. Il peut notamment examiner l'organisation mise en place avant la séparation, la disponibilité de chaque parent, la distance entre les domiciles, l'âge de l'enfant, ses besoins, et la capacité de chaque parent à respecter la place de l'autre.
Le juge peut fixer une résidence habituelle chez l'un des parents ou une résidence alternée. Il peut également organiser un droit de visite et d'hébergement adapté à la situation.
En pratique, il est donc essentiel d'anticiper cette question dès le début de la séparation. Un désaccord sur la résidence des enfants peut retarder le divorce et modifier entièrement la procédure envisagée.
Avant de signer une convention de divorce, il est recommandé de se faire accompagner par un avocat afin de vérifier que l'accord trouvé protège réellement les intérêts de chacun, mais surtout ceux des enfants.