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Le handicap ne doit pas empêcher l'accès à l'emploi, l'évolution professionnelle ou le maintien dans l'entreprise. En France, le droit du travail prévoit plusieurs protections et dispositifs d'accompagnement. Ils concernent à la fois les personnes en situation de handicap et les employeurs, avec des règles qui varient selon la situation de chacun.
La reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, souvent appelée RQTH, peut notamment faciliter l'accès à des aides, à des aménagements de poste, à des formations adaptées ou à un accompagnement vers l'emploi. Toutefois, elle n'est pas la seule situation prise en compte : certaines personnes peuvent être bénéficiaires de l'obligation d'emploi en raison, par exemple, d'une pension d'invalidité, d'une rente liée à un accident du travail ou de l'allocation aux adultes handicapés.
Les employeurs ont également des obligations. Certaines entreprises doivent contribuer à l'emploi des personnes en situation de handicap.
Les règles applicables dépendent néanmoins de plusieurs éléments : taille de l'entreprise, statut de la personne, nature du contrat de travail, recommandations du médecin du travail et aides disponibles. Il est donc préférable d'apprécier chaque situation de manière individualisée.
Une personne qui rencontre des difficultés durables au travail peut se rapprocher de la MDPH, du médecin du travail, de Cap emploi ou d'un conseil juridique afin d'identifier les mesures adaptées à sa situation.
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I. L'accès à l'emploi et les obligations de l'employeur
L'insertion professionnelle des personnes en situation de handicap repose d'abord sur l'emploi en milieu ordinaire. Les entreprises d'au moins 20 salariés sont, en principe, soumises à l'obligation d'emploi des travailleurs handicapés, fixée à 6% de leur effectif. Ce seuil s'apprécie au niveau de l'entreprise et non, en règle générale, établissement par établissement.
L'employeur peut satisfaire à cette obligation principalement par l'emploi direct de personnes bénéficiant de l'obligation d'emploi. Les contrats à durée indéterminée, les contrats à durée déterminée, certaines périodes de stage et certaines mises en situation professionnelle peuvent être pris en compte, selon les règles applicables. Lorsqu'une entreprise ne remplit pas son obligation, elle peut devoir verser une contribution annuelle à l'URSSAF. Son montant varie notamment selon la taille de l'entreprise et le nombre de bénéficiaires manquants.
L'obligation déclarative est plus large : tout employeur doit déclarer les bénéficiaires de l'obligation d'emploi qu'il emploie, en principe via la déclaration sociale nominative. Les entreprises soumises à l'obligation doivent aussi informer leur comité social et économique, sans communiquer d'informations permettant d'identifier les salariés concernés.
Au-delà des chiffres, l'employeur doit éviter toute discrimination liée au handicap. Il peut être tenu de mettre en place des mesures adaptées : aménagement du poste, outils accessibles, organisation du travail, horaires individualisés ou télétravail lorsque cela est justifié. Un refus n'est pas nécessairement illégal, mais il doit pouvoir être justifié par des éléments objectifs, notamment lorsque les mesures envisagées sont matériellement impossibles ou représentent une charge disproportionnée.
L'employeur a intérêt à formaliser les échanges, à solliciter le médecin du travail et à examiner les aides mobilisables avant de refuser un aménagement. Le salarié peut, de son côté, conserver les recommandations médicales et exprimer précisément ses besoins.
II. Maintien dans l'emploi, accompagnement et protections
Le handicap n'entraîne pas un statut professionnel distinct : le salarié reste soumis aux règles ordinaires du droit du travail. Il peut toutefois bénéficier de mesures destinées à compenser les conséquences concrètes de sa situation sur son emploi. L'objectif est de lui permettre d'accéder au poste, de l'exercer, de suivre une formation ou d'y évoluer dans des conditions adaptées.
Le médecin du travail joue souvent un rôle central. Il peut recommander des ajustements du poste, de l'organisation du travail ou du suivi médical. Lorsqu'un salarié déclare être reconnu travailleur handicapé lors de la visite d'information et de prévention, il doit être orienté vers le médecin du travail. La fréquence du suivi est alors adaptée à sa situation, dans les limites prévues par les textes.
Plusieurs solutions peuvent être envisagées : adaptation du matériel, logiciels accessibles, modification des horaires, télétravail, aide humaine, formation ou changement de poste. L'Agefiph peut, sous conditions, financer certains aménagements ou accompagnements dans le secteur privé. Cap emploi peut également intervenir pour faciliter le recrutement, le maintien dans l'emploi ou la recherche de solutions adaptées.
En cas d'inaptitude, l'employeur doit respecter les règles relatives au reclassement. Lorsqu'un salarié est reconnu travailleur handicapé, il doit aussi prendre en compte les mesures appropriées pouvant permettre le maintien dans l'emploi. L'absence d'examen sérieux de ces mesures peut, selon les circonstances, exposer l'employeur à un risque de contestation pour discrimination. Par ailleurs, sauf faute grave, le préavis des bénéficiaires de l'obligation d'emploi est en principe doublé, sans pouvoir dépasser trois mois.
Dès l'apparition de difficultés, il est préférable d'agir sans attendre une procédure d'inaptitude. Le salarié peut solliciter une visite auprès du médecin du travail. L'employeur doit rechercher des solutions concrètes, tracées et proportionnées, avant d'envisager une rupture du contrat.
Fiche pratique rédigée par
Maître Réouven LELLOUCHE
Avocat au barreau de PARIS (droit commercial, droit de la propriété intellectuelle, droit des associations et fondations)
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J'ai la reconnaissance rqth. j'ai été embauché dans une entreprise en avril 2019 en cdi en tant que travailleur handicapé. je n'ai jamais effectué de...
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