Déclassement terrain constructible en zone naturelle : jrp de l'erreur ?
Un terrain constructible (800 m2) se trouve déclassé en zone naturelle dans le PLUI.
Ce terrain, en zone UA (bâti ancien) de l'ancien PLU communal, avait pourtant bénéficié de 2 CUb positifs (l'un exprès en 2016, l'autre, tacite ,en 2023).
La démarche des auteurs du PLUI a consisté, en fait, sur les 50 communes concernées dans l'EPCI, à réduire drastiquement le constructible existant, mais en ouvrant en parallèle des OAP (modestes, d'environ 1,5 ha) en extension d'urbanisation pour chaque commune. Ce qui paraît contraire à la "philosophie" d'extrême sobriété foncière du ZAN. Mais cela permet aux auteurs du PLUI de faire apparaître un gros " recul" de la consommation foncière (par grosse conversion du constructible existant en autant de zones naturelles), et de se dire, par là, particulièrement "vertueux".
Là ou la mobilisation du constructible existant aurait suffi à couvrir les besoins, sans avoir à faire d'extension, mais seulement de la densification.
Mon recours , en tant que propriétaire de constructible supprimé, est , bien sûr, d'argumenter sur l'erreur manifeste d'appréciation (tous réseaux d'équipements publics présents, mitoyen de constructions existantes dans un village, etc, mais une zone Natura 2000 proche..) .Le problème est que, à 1ère vue, la jurisprudence récente semble valider la plupart de ces "conversions" en zone naturelle, dans un "esprit ZAN" , en s'écartant de la pure rigueur juridique.
Donc, ma question : y'a-t'il quand même une jurisprudence récente assez conséquente pour défendre valablement l'erreur manifeste d'appréciation ?
J'ai l'impression, de fait, à la lecture de beaucoup de cas similaires, que les PLUI n'hésitent pas à pratiquer de plus en plus ce genre de "manipulation".
Merci de vos réponses