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Sujet (Cloturé) initié par Giovanniil y a 1 an - 931 vues
Bonjour Maître, J'aurais besoin de votre avis et expérience. Madame demande que la Séparation de biens soit effectuée. Cependant existe une plainte au pénal avec constitution de partie civile. Nous avons demandé au JAF un sursis à statuer compte tenu de la plainte au pénal avec des écritures appropriées. (Escroqueries et usurpation d'identité). Nous savons par défaut que le pénal tient le civil en l'état. J'ai été reçu par le JI le 5 décembre 2025. J'ai remis un dossier béton avec des preuves matérialisées accablantes et compromettantes. Madame n'a pas encore été convoquée compte tenu des investigations du JI. Cependant, le JAF doit encore reprendre le dossier de demande de sursis à statuer le 25 mai afin de délibérer. Selon vous, que peut-il se passer en sachant que le pénal n'a pas encore été jugé. Car le but de madame est surtout d'engager la séparation de biens d'autant plus qu'elle est consciente que la pénal pourrait la compromettre financièrement. Dont acte. Son Conseil réitère en boucle la séparation de biens. Comment un JAF, étant au courant de la situation, peut-il vouloir bypasser voire reconsidérer ce qui est exprimé avec des documents et faits avérés pendants.
Merci de me donner vos avis. Respectueuses salutations.
Je reviens vers vous afin de me rasséréner si cela reste encore possible. une plainte au pénal avec constitution de partie civile est en cours depuis 7 mois
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BELIGHA
Cher monsieur,
Dans une telle situation, il est important de rappeler que le principe selon lequel "le criminel tient le civil en l'état" s'applique. Cela signifie que le juge civil doit surseoir à statuer sur la demande de séparation de biens tant que l'instance pénale n'est pas définitivement tranchée, si cette dernière est susceptible d'influer sur le litige civil.
En effet, selon l'article 4 du Code de procédure pénale, l'action civile peut être exercée séparément de l'action publique, mais il est stipulé qu'il y a sursis au jugement de l'action civile tant que l'action publique n'a pas été définitivement jugée lorsque celle-ci a été mise en mouvement.
Cela signifie que le JAF, conscient de la plainte pénale en cours, pourrait être amené à suspendre sa décision concernant la séparation de biens jusqu'à ce que la situation pénale soit clarifiée.
Il est donc probable que le JAF, lors de l'audience prévue le 25 mai, prenne en compte l'impact potentiel de la décision pénale sur la demande de séparation de biens. Si la plainte pénale concerne des faits graves tels que l'escroquerie et l'usurpation d'identité, cela pourrait effectivement influencer la décision du JAF concernant la séparation de biens.
En résumé, tant que l'instance pénale n'est pas résolue, le JAF pourrait décider de ne pas statuer sur la séparation de biens, en respectant le principe de sursis à statuer.
Il est donc conseillé de continuer à fournir des éléments probants au JAF et de suivre attentivement l'évolution de la procédure pénale.
Je reste à votre disposition si vous avez d'autres questions.
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#Meilleure réponseil y a 1 an
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