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Sujet (Cloturé) initié par Michel Bordryil y a 11 mois - 1653 vues
Bonjour, Quels sont sont les éléments que l'on peut apporter pour se décharger d'une caution solidaire en tant qu'associé d'une SAS ? Je pensais à : - vice de consentement (des cautionnaires) par défaut d'information ; - le Président n'ayant pas communiqué de compte de résultats ni tenu d'AG (avant la prise de caution), peut-on ainsi évoquer un délit d'entrave ? Est-ce une bonne piste ?
Merci par avance !
PS : je vais avoir besoin d'un avocat à Paris pour ce conflit.
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Au regard des informations transmises, vous avez, me semble t-il, deux axes principaux de défense :
1) contester la validité ou l'étendue de votre engagement de caution (soulever une erreur, dol, réticence,
2) rechercher, à défaut, des limites de garantie et/ou des responsabilités parallèles (banque, dirigeant).
Le « délit d'entrave » ne vise pas l'absence d'assemblées générales ou communication de documents mais l'entrave aux institutions représentatives du personnel (CSE). Cela ne constitue pas un levier d'annulation d'un cautionnement.
La prochaine étape, il faudrait analyser l'acte de cautionnement et vérifier sir le dirigeant n'a pas manquer à ses obligations.
Vous pouvez me contacter pour échanger de vive voix via ma fiche Alexia ou mon site internet.
Je vous remercie d'indiquer si j'ai bien répondu à votre question.
L'argument souvent courant afin d'échapper à un cautionnement est son caractère disproportionnée par rapport au patrimoine de la caution. Vous pouvez donc l'invoquer si tel est votre cas.
Vous pouvez également solliciter la nullité de votre engagement au regard de la réticence dolosive pour laquelle vous avez été victime de la part du président qui ne vous a pas communiqué les éléments comptables de la société.
Il convient de vous faire assister par un avocat.
Je me tiens à votre disposition si besoin. Vous pouvez me contacter à travers une demande de devis exclusive.
•Le consentement a-t-il été donné de manière libre et éclairée ? •La banque a-t-elle respecté son devoir de mise en garde au moment de la signature ? •Votre situation financière et patrimoniale a-t-elle été analysée par le créancier avant l'engagement ? •L'engagement est-il manifestement disproportionné à vos revenus et patrimoine au jour de la signature (article 2300 du Code civil) ? •Avez-vous reçu l'information annuelle obligatoire sur l'évolution de la dette garantie (article 2302 du Code civil) ? •À défaut, les intérêts, pénalités ou accessoires échus peuvent-ils être déchus ? •Les clauses du contrat permettent-elles d'identifier précisément la durée, le montant et l'étendue de l'engagement ? •L'acte comporte-t-il une ambiguïté sur : •le caractère solidaire ou non, •la limitation ou non dans le temps, •ou le plafond réel de la dette cautionnée ? •L'acte a-t-il été signé dans un contexte de pression ou d'urgence imposée par le créancier ou la société ? •Peut-on démontrer un dol ou une réticence dolosive, par dissimulation d'informations déterminantes par la banque ou le bénéficiaire de la caution ? •Le signataire avait-il bien la qualité ou le pouvoir de s'engager personnellement ? •(mandat, délégation, personne ayant effectivement signé) •La banque a-t-elle exigé la caution comme un préalable non négociable au maintien de son soutien financier, sans alternative réaliste ? •Le contrat contient-il des clauses abusives ou déséquilibrées au sens du droit commun des contrats ? •Le cautionnement a-t-il contribué à garantir une dette dont la banque savait ou devait savoir qu'elle était excessive ou difficilement remboursable au moment de l'engagement ? •Les sommes cautionnées incluent-elles des éléments qui relèvent d'obligations d'ordre public ou déjà garanties par un régime légal (ex : créances salariales, AGS, etc.) pouvant être réinjectés dans un argument de bonne foi ou d'usage abusif ? •Le créancier a-t-il respecté son obligation de loyauté et de transparence dans la formation du cautionnement ? •Peut-on invoquer un défaut de cause ou de contrepartie réelle à l'engagement de la caution dans l'opération garantie ? •Le créancier a-t-il agi avec diligence et bonne foi dans l'exécution de la garantie avant de se retourner contre la caution ? •Existe-t-il des éléments de faute contractuelle dans le concours bancaire, impactant l'opposabilité du cautionnement ?
Voici les pistes à défendre sachant que certaines sont plus payantes et que la banque apprécie transiger lorsque le dossier est fragile.
Je pense aux idées suivantes: •Le consentement a-t-il été donné de manière libre et éclairée ? •La banque a-t-elle respecté son devoir de mise en garde au moment de la signature ? •Votre situation financière et patrimoniale a-t-elle été analysée par le créancier avant l'engagement ? •L'engagement est-il manifestement disproportionné à vos revenus et patrimoine au jour de la signature (article 2300 du Code civil) ? •Avez-vous reçu l'information annuelle obligatoire sur l'évolution de la dette garantie (article 2302 du Code civil) ? •À défaut, les intérêts, pénalités ou accessoires échus peuvent-ils être déchus ? •Les clauses du contrat permettent-elles d'identifier précisément la durée, le montant et l'étendue de l'engagement ? •L'acte comporte-t-il une ambiguïté sur : •le caractère solidaire ou non, •la limitation ou non dans le temps, •ou le plafond réel de la dette cautionnée ? •L'acte a-t-il été signé dans un contexte de pression ou d'urgence imposée par le créancier ou la société ? •Peut-on démontrer un dol ou une réticence dolosive, par dissimulation d'informations déterminantes par la banque ou le bénéficiaire de la caution ? •Le signataire avait-il bien la qualité ou le pouvoir de s'engager personnellement ? •(mandat, délégation, personne ayant effectivement signé) •La banque a-t-elle exigé la caution comme un préalable non négociable au maintien de son soutien financier, sans alternative réaliste ? •Le contrat contient-il des clauses abusives ou déséquilibrées au sens du droit commun des contrats ? •Le cautionnement a-t-il contribué à garantir une dette dont la banque savait ou devait savoir qu'elle était excessive ou difficilement remboursable au moment de l'engagement ? •Les sommes cautionnées incluent-elles des éléments qui relèvent d'obligations d'ordre public ou déjà garanties par un régime légal (ex : créances salariales, AGS, etc.) pouvant être réinjectés dans un argument de bonne foi ou d'usage abusif ? •Le créancier a-t-il respecté son obligation de loyauté et de transparence dans la formation du cautionnement ? •Peut-on invoquer un défaut de cause ou de contrepartie réelle à l'engagement de la caution dans l'opération garantie ? •Le créancier a-t-il agi avec diligence et bonne foi dans l'exécution de la garantie avant de se retourner contre la caution ? •Existe-t-il des éléments de faute contractuelle dans le concours bancaire, impactant l'opposabilité du cautionnement ? Voici les pistes de défense sachant que la banque aime transiger lorsqu'elle est fragile.
il y a 9 mois
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