Bonjour,
Mon licenciement a engendré des conséquences dramatiques qui impactent profondément ma vie quotidienne. Tout d'abord, je me trouve totalement privée de revenus, n'ayant accès à aucune forme d'aide, que ce soit de la CAF, de France Travail ou même du Ministère des Armées. Ce dernier devait me réintégrer après le non-renouvellement de mon détachement, mais m'a plutôt placée en disponibilité d'office, une décision que je conteste vigoureusement.
Cette situation m'a conduite à une spirale d'endettement. Faute de revenus, je ne peux plus honorer mes paiements, ce qui a entraîné des impayés pour des frais de santé et des charges locatives, désormais gérées par des huissiers. De plus, je n'ai pas pu cotiser pour ma retraite depuis près de quatre ans, compromettant ainsi ma sécurité financière future.
Je suis également confrontée à des dysfonctionnements au sein du Bureau d'Aide Juridictionnelle (BAJ) et du système judiciaire en général. Mon aide juridictionnelle n'ayant toujours pas été accordée, mon avocat est dans l'incapacité d'intervenir en ma faveur, aggravant encore ma situation. Par ailleurs, je suis privée des avantages financiers dont je bénéficiais auparavant, comme l'intéressement et la participation, ce qui ne fait qu'accroître ma précarité.
Mon licenciement a également eu des conséquences catastrophiques sur mon logement. J'ai perdu mon domicile, ce qui m'a contrainte à devenir sans abri et à me domicilier auprès du Centre Communal d'Action Sociale (CCAS). Mes demandes d'aide financière auprès de diverses institutions, telles que le CCAS, le Conseil départemental et la CPAM, ont été systématiquement rejetées, même pour des besoins aussi essentiels que la nourriture.
Cette situation désastreuse a plongé ma vie dans une profonde dépression. Je suis sous suivi médicamenteux et psychiatrique, souffrant d'insomnies, de cauchemars, d'une forte anxiété et d'un stress constant. Mon isolement social s'est intensifié, entraînant une rupture avec ma famille, une perte de statut social et une érosion de mon estime de soi.
Enfin, je me trouve dans l'incapacité d'ouvrir un compte bancaire, en raison de frais de saisie administrative à tiers détenteur qui se sont accumulés. Mon licenciement, que je considère comme abusif après 40 ans d'ancienneté, m'a également profondément humiliée. Je souhaite faire reconnaître ce licenciement comme sans cause réelle et sérieuse, afin de retrouver une certaine dignité et de reconstruire ma vie.
Je demande la requalification de mon licenciement disciplinaire en licenciement sans cause réelle et sérieuse. Si ma requête est acceptée par les juges du Prud'hommes, je pourrais prétendre à des dommages et intérêts. En plus des indemnités, je sollicite également l'indemnisation de préjudices annexes, car je suis en mesure de prouver l'existence de préjudices distincts de ceux liés à ma perte d'emploi, comme un préjudice moral, par exemple. Je pense pouvoir démontrer à quel point cette rupture a été vécue comme humiliant et brutal. Je souhaite être indemnisée pour les difficultés personnelles suivantes qui en expliquent l'impact. Je fournis ci-après des éléments permettant de justifier et de quantifier le préjudice subi, tels que les pertes de revenus, la perte de droits à la retraite et autres. Bien que cela soit laissé à l'appréciation des juges des Prud'hommes, quels préjudices précis puis-je mentionner ? Sur quelle base juridique puis-je m'appuyer ? Et quels montants devrais-je envisager de réclamer (sous forme de fourchettes) ?
Merci de vos réponses
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