Renonciaition conge de fractionnement en absence d'accord
Je souhaiterais avoir un avis juridique concernant les modalités de fractionnement des congés payés dans mon entreprise.
Dans l'entreprise, une note de service interne (décision unilatérale de l'employeur) indique que les salariés peuvent fractionner leur congé principal uniquement s'ils signent une renonciation aux jours supplémentaires de fractionnement.
Le problème est la manière dont cette renonciation est recueillie.
1.Blocage dans le logiciel de congés
Les demandes de congés passent par le logiciel MySilae.
Lorsqu'un salarié souhaite poser des congés en dehors de la période principale tout en conservant ses jours de fractionnement, un pop-up impose de valider une renonciation.
Si le salarié ne valide pas cette renonciation, la demande de congé ne peut pas être envoyée.
La direction reconnaît dans ses mails que ce blocage est dû au paramétrage du logiciel, mais demande malgré tout d'utiliser ce logiciel pour poser les congés.
2.Procédure alternative
Si le salarié refuse de valider ce pop-up, il doit passer par un courriel ou un formulaire papier.
Dans certains cas, les managers fournissent directement un formulaire de renonciation à signer afin de valider les congés.
3.Conséquence en cas de refus de signer
Pour ma part, j'ai refusé par mail de signer la renonciation aux jours de fractionnement.
Suite à cela, la direction m'indique que :
•si je refuse de renoncer aux jours supplémentaires,
•je ne pourrai pas fractionner mon congé principal,
•et je devrai poser mes 4 semaines de congé principal entre le 1er mai et le 31 octobre.
Autrement dit, les salariés qui acceptent la renonciation peuvent fractionner leurs congés, tandis que ceux qui refusent doivent poser leurs 4 semaines dans la période principale.
4.Question juridique
Je m'interroge sur plusieurs points :
•La renonciation aux jours de fractionnement peut-elle être considérée comme libre et valable si elle est intégrée dans un pop-up bloquant dans le logiciel ou si le salarié doit signer un formulaire pour pouvoir fractionner ses congés ?
•Le fait de refuser le fractionnement uniquement parce que le salarié refuse de renoncer aux jours supplémentaires peut-il constituer une différence de traitement entre salariés ?
•Une note de service ou décision unilatérale de l'employeur peut-elle conditionner le fractionnement des congés à une renonciation aux jours supplémentaires, alors qu'aucun accord collectif n'a été conclu sur ce point ?
•Enfin, lorsque les congés ont été effectivement fractionnés (par exemple congés pris en août avec d'autres jours hors période principale), les jours de fractionnement sont-ils automatiquement dus, même si l'entreprise demande une renonciation ?
Merci par avance pour vos éclairages