Merci pour la réponse rapide, j'ai oublié un élément essentiel : doit on le rémunérer pendant ce temps d'absence ? Aussi l'arrêt est lié à un ancien accident du travail chez son précédent employeur (rechute ) est ce que cela change quelque chose ?
il y a 3 heures
Votre complément de question est essentiel, car il touche directement au risque financier pour l'employeur.
Sur la question de la rémunération, le principe est le suivant :
à l'issue de l'arrêt de travail, le contrat de travail reprend, sauf situation particulière. Dès lors que le salarié n'est plus en arrêt et qu'il ne travaille pas, la règle classique est "pas de travail, pas de salaire".
Cependant, en matière d'accident du travail, la situation est plus nuancée.
Lorsque la visite de reprise est obligatoire, la jurisprudence considère que tant qu'elle n'a pas eu lieu, la reprise du contrat n'est pas totalement sécurisée. Cela peut conduire à une situation intermédiaire.
Concrètement :
-si le salarié se tient à disposition de l'employeur (il s'est présenté, comme dans votre cas),
-et que l'employeur ne lui fournit pas de travail ou ne peut pas organiser une reprise adaptée,
alors le risque est que l'absence de rémunération soit contestée.
En revanche, si le salarié refuse expressément de travailler, même sur un poste aménagé ou une activité sans risque, la situation bascule plutôt vers une absence injustifiée, ce qui peut justifier une absence de rémunération.
Dans votre cas précis, il y a une zone grise. Le salarié s'est présenté mais refuse toute activité avant la visite. Les juges ont tendance à protéger le salarié en matière de santé, donc il faut rester prudent.
La position la plus sécurisée est la suivante :
soit vous acceptez de ne pas le faire travailler en attendant la visite (solution prudente mais potentiellement rémunérée),
soit vous formalisez par écrit que vous lui proposez une activité sans risque et qu'il la refuse, ce qui peut justifier une retenue sur salaire.
Concernant les congés payés, votre réponse reste la même : il ne peut pas les imposer.
Sur votre seconde question, le fait qu'il s'agisse d'une rechute d'accident du travail survenu chez un précédent employeur ne change pas fondamentalement vos obligations sur la visite de reprise.
En revanche, cela renforce la vigilance à avoir sur l'état de santé du salarié. Vous êtes tenu à une obligation de sécurité, et toute reprise sans validation médicale peut être risquée.
En résumé :
vous pouvez refuser les congés,
la rémunération dépendra de la qualification de la situation (mise à disposition ou refus de travailler),
et il est fortement recommandé de sécuriser la situation par écrit.
Je vous remercie par avance de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien cordialement.
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