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Arrêt maladie : quelles conséquences sur le salaire ?

Travail / Maladie / Par Alexia.fr, Publié le 30/03/2018 à 12h36
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La grippe vous cloue au lit ? Un de vos salariés vous prévient qu’il a le dos bloqué ? Un arrêt maladie impacte tant le salarié que son employeur. Se pose alors pour eux des questions sur l’indemnisation à percevoir ou à prendre en charge pendant la durée de la maladie.

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Relation employeur-salarié de droit privé (contrat de travail, exécution et rupture), salaires, sanctions, prud'hommes, discrimination, harcèlement.

Votre demande concerne une relation employeur-salarié et ses conséquences : contrat de travail (CDI, CDD, intérim, stage), exécution du contrat (salaires/primes, heures supplémentaires, congés payés, clauses de mobilité ou de non-concurrence) ou modification des conditions de travail.

Elle peut aussi porter sur la rupture (licenciement pour faute/économique/motif personnel, démission, rupture conventionnelle), des sanctions disciplinaires, la discrimination, le harcèlement moral ou sexuel, le règlement intérieur, les représentants du personnel/syndicats, l'intéressement/participation/épargne salariale, l'accident du travail, et éventuellement le pénal du travail (santé-sécurité, travail dissimulé, entrave, prêt illicite de main-d'oeuvre, etc.).

Séjour/nationalité : titre de séjour, visa, asile, OQTF, régularisation, renouvellement, naturalisation, autorisation de travail, rétention, expulsion.

Votre demande relève du droit des étrangers (séjour ou nationalité) : naturalisation, titre de séjour/carte de résident, visa, changement de statut, autorisation de travail, asile, regroupement familial.

Elle peut aussi concerner une mesure d'éloignement/contrôle (OQTF, reconduite à la frontière, interdiction de retour, interdiction du territoire, expulsion, zone d'attente, rétention) et les démarches/recours associés.

Pénal : victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) (plainte, audition, garde à vue, convocation, jugement, appel), avec enquête, tribunal, recours et éventuelle constitution de partie civile.

Vous êtes victime, suspect(e)/mis(e) en cause ou condamné(e) dans une affaire pénale : plainte, convocation, audition, garde à vue, enquête ou instruction.

La procédure peut passer par une alternative (médiation, composition pénale), une CRPC ou une comparution immédiate, puis un jugement devant le tribunal de police, le tribunal correctionnel ou la cour d'assises, avec constitution de partie civile possible et recours (appel, cassation). Le sujet peut aussi inclure les infractions routières/permis et l'exécution/aménagement de peine.

Litige avec une administration ou un établissement public et je conteste une décision (refus, retrait, sanction, autorisation, silence de l'administration).

Votre situation oppose une administration ou un établissement public et vous souhaitez contester une décision (refus, retrait, sanction, autorisation) ou l'absence de réponse de l'administration.

Le dossier relève d'un recours administratif et, le cas échéant, du tribunal administratif, notamment en marchés publics, responsabilité de l'administration, élections et collectivités, fonction publique, urbanisme, droit des étrangers.

Sécurité sociale / CPAM / CAF / MSA / URSSAF : litige sur des droits/prestations (AT-MP, refus, trop-perçu, taux), des cotisations ou un contrôle, recours.

Vous contestez une décision d'un organisme social ou un dossier de protection sociale (CPAM/CAF/MSA, URSSAF).

Le sujet peut concerner l'accident du travail/maladie professionnelle (AT/MP), la faute inexcusable de l'employeur, l'invalidité/handicap, les congés parentaux, la retraite, le chômage, les prestations, ou les cotisations et les contrôles sociaux.

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Particulier employeur

Choisissez cette réponse si l'employeur est une personne physique employant directement un salarié. Exemple : emploi à domicile, garde d'enfant, assistance de vie.

Administration publique

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Licenciement économique

Cela signifie que l'employeur justifie la rupture par la situation de l'entreprise ou une réorganisation. Exemple : votre poste est supprimé parce que l'activité baisse.

Licenciement pour motif personnel

Cela signifie que la rupture est liée à votre situation ou à votre comportement, sans être forcément présentée comme une faute disciplinaire. Exemple : l'employeur estime que vous n'êtes plus adapté au poste.

Licenciement pour faute

Cela signifie que l'employeur vous reproche un comportement ou un manquement qu'il estime suffisamment grave pour rompre le contrat. Exemple : absences non justifiées ou non-respect d'instructions importantes.

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Faute simple

Il s'agit d'un reproche sérieux, mais pas au point de rendre impossible votre maintien immédiat dans l'entreprise. Exemple : un manquement répété aux consignes.

Faute grave

Il s'agit d'un reproche que l'employeur considère comme très sérieux, au point de ne pas pouvoir vous garder dans l'entreprise pendant le préavis. Exemple : refus répété d'exécuter le travail ou incident grave.

Faute lourde

Il s'agit d'un reproche encore plus grave, avec l'idée que le salarié aurait voulu nuire à l'employeur. Exemple : destruction volontaire de matériel pour faire du tort à l'entreprise.

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Une indemnisation qui n'est pas immédiate

Un salarié en arrêt maladie d’origine non professionnelle, c’est-à-dire que la maladie n’a pas été reconnue comme liée à l’activité professionnelle par la Sécurité sociale, ne reçoit en principe aucune rémunération les trois premiers jours.
C’est ce qu’on appelle le délai de carence. Par exception, il n’y a pas de délai de carence en cas de reprise d'activité entre deux arrêts de travail n'ayant pas dépassé 48 heures, ainsi qu’en cas d’arrêts de travail successifs dus à une affection de longue durée, c’est-à-dire une maladie grave ou chronique, comme le diabète, un cancer…
Pour la part que son employeur lui verse, c’est encore pire puisque l’indemnisation complémentaire démarre normalement au 8e jour de l’arrêt maladie. Ce délai de carence de 7 jours est toutefois souvent réduit, voire supprimé, par un accord collectif ou la convention collective. Ce qui aboutit à une indemnisation du salarié dès son premier jour d’arrêt.

Un droit à des indemnités journalières de la Sécurité sociale

En arrêt maladie, le salarié reçoit de la Sécurité sociale une indemnité égale à 50 % de son salaire journalier de base.
Ce salaire journalier de base est calculé à partir des 3 derniers mois travaillés, ou exceptionnellement sur 12 mois. N’est pris en compte le salaire mensuel que dans une limite correspondant à 1,8 fois le SMIC en vigueur lors du dernier jour du mois qui précède l'arrêt, soit 2 697,24 € par mois en 2018.
L’indemnité journalière reçue est elle aussi plafonnée en fonction de la durée de l’arrêt et du nombre d’enfants à charge. Sachant que les salariés ayant au moins trois enfants à charge ont droit à une indemnité majorée à partir du 31e jour d'arrêt de travail continu.
Pour avoir le droit à l’indemnité journalière de Sécurité sociale, le salarié doit toutefois avoir travaillé un certain temps. Il doit ainsi avoir travaillé soit au moins 150 heures au cours des 3 mois civils ou des 90 jours précédant l'arrêt, soit avoir cotisé, au cours des 6 mois civils précédant l'arrêt, sur la base d'une rémunération au moins égale à 1 015 fois le montant du SMIC horaire fixé au début de cette période. Ces conditions changent au-delà de 6 mois d’arrêt.
L’indemnité journalière est versée tous les 14 jours. Sachant que sauf exception, la CPAM verse au maximum 360 indemnités journalières par période de 3 ans consécutifs.
Si ces indemnités sont versées au profit du salarié, elles sont en pratique souvent versées par la Sécurité sociale à l’employeur qui maintient le salaire du salarié au moins à hauteur de ces indemnités. Plus l’éventuel complément à sa charge.

Un complément de l'employeur sous conditions

L’employeur peut être tenu de compléter la rémunération du salarié en arrêt maladie. Ces indemnités complémentaires s’ajoutent alors aux indemnités journalières.
Ce versement complémentaire s’impose si un certain nombre de conditions sont remplies. Il faut notamment que le salarié ait au moins 1 an d’ancienneté dans l’entreprise, qu’il ait bien transmis son certificat médical dans les 48 heures et qu’il soit soigné en France ou dans l'un des Etats membres de l'Espace économique européen.
L’employeur doit assurer un complément permettant au salarié de toucher au total, versement complémentaire plus indemnités journalières, 90% de la rémunération brute qu’il aurait perçue s’il avait travaillé. Seulement les 2/3 après 31 jours d’arrêt.
Et il doit poursuivre cette indemnisation pendant 60 à 180 jours selon l’ancienneté du salarié. Cette durée pouvant être réduite s’il y a déjà eu une précédente indemnisation pour maladie.
Beaucoup de conventions collectives imposent toutefois un maintien intégral de salaire à l’employeur, ou une durée de versement plus longue. Pensez à vérifier !
En contrepartie de cette obligation de versement, l’employeur a le droit d’organiser une contrevisite médicale qui pourra éventuellement l’amener à cesser le versement complémentaire si le médecin contrôleur conclut à l’absence de justification de l’arrêt.

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