Le licenciement discriminatoire est basé sur des éléments subjectifs propres au salarié. La loi fait une liste exhaustive des éléments insusceptibles de justifier un licenciement : "aucun salarié ne peut être licencié en raison de son origine, de son sexe, de ses moeurs, de son orientation sexuelle, de son identité de genre, de son âge, de sa situation de famille ou de sa grossesse, de ses caractéristiques génétiques, de la particulière vulnérabilité résultant de sa situation économique, apparente ou connue de son auteur, de son appartenance ou de sa non-appartenance, vraie ou supposée, à une ethnie, une nation ou une prétendue race, de ses opinions politiques, de ses activités syndicales ou mutualistes, de son exercice d'un mandat électif, de ses convictions religieuses, de son apparence physique, de son nom de famille, de son lieu de résidence ou de sa domiciliation bancaire, ou en raison de son état de santé, de sa perte d'autonomie ou de son handicap, ou de sa capacité à s'exprimer dans une langue autre que le français ".
Un licenciement effectué implicitement en raison de l'une de ces caractéristiques personnelles est le fondement d'un licenciement discriminatoire, qui peut coûter très cher à l'employeur s'en rendant coupable.

