Changer le statut d'un dirigeant (passer de salarié à travailleur non salarié, ou l'inverse) ne se résume pas à une simple comparaison de " charges sociales ".
Ce changement modifie en profondeur la protection sociale : prévoyance, santé, retraite, mais aussi parfois la situation du conjoint et la protection de la famille. Un dirigeant salarié bénéficie en général de garanties collectives, souvent plus protectrices et plus faciles d'accès, alors que le dirigeant non salarié doit le plus souvent construire lui-même une couverture adaptée via des contrats individuels.
À l'inverse, le statut non salarié peut permettre davantage de souplesse sur la rémunération et l'épargne, avec des dispositifs fiscaux spécifiques (contrats " Madelin ", Plan épargne retraite dit PER, etc.), mais cette souplesse a un coût et suppose des arbitrages. La question se pose aussi bien pour un chef d'entreprise déjà en fonction que pour un cadre qui crée sa structure en sortie de chômage.
Dans tous les cas, une approche uniquement chiffrée peut être trompeuse si l'on ne mesure pas les impacts à moyen et long terme sur la protection sociale du dirigeant et de sa famille.
Avant de changer de statut, il est prudent de réaliser un audit complet de sa protection sociale existante et de ses besoins futurs, plutôt que de se limiter aux seuls montants de charges.
