Les entreprises utilisent de plus en plus d'outils numériques pour gérer la paie, les candidatures, les absences, les évaluations ou encore les coordonnées professionnelles des salariés. Derrière ces usages très concrets, il faut rappeler qu'un "fichier RH" n'est pas seulement un outil d'organisation : il s'agit, le plus souvent, d'un traitement de données personnelles soumis au RGPD et à la loi Informatique et Libertés.
L'enjeu ne consiste donc pas uniquement à "bien ranger" les informations utiles au service RH. Il s'agit aussi de vérifier, en amont, pourquoi certaines données sont collectées, qui peut y accéder, combien de temps elles sont conservées et dans quelles conditions elles sont protégées.
En pratique, plus un fichier contient des informations nombreuses, précises ou sensibles pour les personnes concernées, plus la vigilance doit être élevée.
L'approche la plus sûre consiste à raisonner non pas en termes de simple gestion administrative, mais en termes de finalité, de nécessité et de protection des droits des salariés et des candidats.
Avant de créer ou d'enrichir un fichier RH, l'employeur a intérêt à se demander si chaque donnée demandée est réellement utile, si l'information des personnes est suffisante et si l'outil retenu n'emporte pas, selon les cas, des risques particuliers au regard du droit des données personnelles.
