L'action de groupe permet de traiter collectivement une situation qui touche plusieurs personnes de façon comparable. En droit du travail, son champ s'est élargi depuis la loi du 30 avril 2025. Elle peut désormais, dans certaines conditions, être utilisée pour demander la fin d'un manquement de l'employeur à une obligation légale ou contractuelle, ou pour obtenir réparation de préjudices.
Cette procédure ne remplace pas les recours individuels. Un salarié conserve, en principe, la possibilité d'agir pour défendre ses propres droits. L'action de groupe constitue plutôt un outil complémentaire, susceptible d'être mobilisé lorsqu'un même problème concerne plusieurs salariés : une pratique illégale répétée, une règle contractuelle non respectée ou une situation collective préjudiciable.
Son utilisation reste encadrée. Seules certaines associations, certains syndicats représentatifs et, dans des cas limités, le ministère public peuvent engager cette action. La nature du manquement, les personnes concernées et les formalités préalables doivent être vérifiées avec attention.
