Bonjour,
Merci pour votre retour.
Quelles actions peuvent-être entreprises afin de contraire l'hôpital à résoudre le préjudice ?
Si je comprends votre message, du 19/01/2025 jusqu'à la date de notification de la mise en disponibilité, la rémunération en demi-traitement n'avait pas légalement autorisation à être stoppée ?
Concernant la désignation du médecin, en plus de ça, j'ai sollicité un rendez-vous même à une distance plus lointaine de mon domicile, afin d'avoir un rendez-vous au plus tôt, il m'a été répondu que c'était impossible car le médecin avait déjà le dossier.
Enfin, pour les congés payés, quelle est la règle ? Le plafond des 20j par année s'applique t-il même dans la fonction publique lorsque l'arrêt est en cours ? Car cela voudrait signifier que de 2022 à 2024, aucun CP n'ont été versé.
Cordialement.
il y a 11 heures
Effectivement, l'arrêt de votre demi-traitement avant la notification régulière de la mise en disponibilité est illégal : l'administration doit maintenir la rémunération tant que le Conseil Médical n'a pas statué sur l'aptitude.
Pour les congés, la règle européenne s'impose à la fonction publique : vous pouvez reporter jusqu'à 4 semaines par an de congés non pris pour maladie, dans la limite d'un report de 15 mois. L'hôpital vous doit donc le reliquat cumulé de 2022 à 2024.
Pour contraindre l'établissement, vous devez déposer un référé-provision au Tribunal Administratif pour obtenir le paiement immédiat des arriérés et engager une procédure de recours en carence fautive pour le retard de l'expertise médicale.
Merci d'indiquer que la question est résolue.
il y a 10 heures
Merci de votre retour.
Je vais adresser dans un premier temps une mise en demeure par LRAR afin d'obtenir réparation du préjudice subis.
Avez-vous par hasard des textes de lois à mettre en avant afin d'appuyer les arguments que vous avez cités ?
Cordialement.
il y a 2 heures
Vous devez citer l'article L.822-7 du Code général de la fonction publique pour le maintien obligatoire du demi-traitement jusqu'à la décision de disponibilité, pour le report de vos congés non pris sur 15 mois.
Précisez que l'impossibilité de choisir un autre médecin contrevient au principe de célérité de l'instruction administrative, engageant la responsabilité pour faute de l'hôpital.
Merci d'indiquer que la question est résolue.
il y a 1 heure
Bonjour Maître,
Merci beaucoup pour votre retour et pour les précisions apportées. Je souhaite simplement m'assurer de bien comprendre votre raisonnement afin de rédiger un courrier aussi juste que possible.
Dans ma situation d'agent contractuel de la fonction publique hospitalière, je me demandais si la référence à l'article L.822-7 du Code général de la fonction publique est bien celle qu'il convient de citer, dans la mesure où mon contrat relève surtout du décret n° 91-155 du 6 février 1991.
Si vous en avez la possibilité, pourriez-vous m'indiquer si cet article fonde, selon vous, à la fois :
- le maintien de la rémunération jusqu'à la régularisation de la situation ;
- et le report des congés non pris pour maladie sur 15 mois ?
De même, concernant les difficultés rencontrées pour l'expertise médicale, je voulais savoir s'il existe un texte précis ou une jurisprudence que vous me conseilleriez de citer pour appuyer l'idée d'un retard fautif de l'établissement.
Merci encore pour votre aide et pour le temps consacré à ma question.
Bien cordialement
il y a 1 heure
Pour votre statut de contractuel, visez l'article 17 du décret n° 91-155, qui garantit le maintien du demi-traitement jusqu'à l'avis du conseil médical.
Le report des congés sur 15 mois repose sur la Directive 2003/88/CE et l'arrêt du Conseil d'État n° 406009 du 26 avril 2017.
Enfin, invoquez l'arrêt n° 371309 du Conseil d'État pour sanctionner le retard fautif de l'administration dans l'organisation de l'expertise médicale, créant un préjudice indemnisable.
J'espère avoir répondu à vos questions.
Je vous remercie d'indiquer que la question est résolue en cliquant sur le bouton vert.
il y a 1 heure
Merci beaucoup pour votre nouvelle réponse et pour la référence à l'article 17 du décret n° 91-155, qui me paraît en effet plus adapté à mon statut de contractuelle hospitalière.
Si vous me le permettez, je souhaiterais simplement être certaine de bien formuler mon courrier. À la lecture de cet article, j'ai compris qu'il vise surtout la situation de l'agent temporairement inapte à l'issue de ses congés de maladie, avec placement en congé sans traitement dans certaines conditions ; en revanche, je ne suis pas certaine d'y voir expressément le fondement du maintien du demi-traitement jusqu'à l'avis du conseil médical.
Pensez-vous qu'il conviendrait, sur ce point, de distinguer :
- d'une part, le régime applicable à la fin du congé de grave maladie ;
- et d'autre part, l'irrégularité tenant au retard de l'administration à faire examiner utilement mon aptitude et à régulariser ma situation ?
Concernant les congés annuels, merci également pour la référence à la directive 2003/88/CE et à l'avis du Conseil d'État du 26 avril 2017 n° 406009. Si je comprends bien, cela permet surtout d'invoquer un principe de report limité des congés non pris pour cause de maladie, mais pas nécessairement d'affirmer d'emblée que l'intégralité du reliquat 2022 à 2024 m'est automatiquement due sans recalcul détaillé.
Enfin, s'agissant du retard dans l'expertise, votre analyse me paraît très utile sur le fond. Je me demandais simplement si, dans mon courrier, il serait préférable d'insister plus largement sur le retard fautif dans l'instruction de mon dossier et sur les conséquences concrètes pour moi, plutôt que de viser uniquement l'arrêt n° 371309 sans développer davantage les faits.
Merci encore pour votre aide et pour vos éclaircissements.
Bien cordialement
il y a 1 heure
Pour votre mise en demeure, il est essentiel de distinguer le maintien du demi-traitement, qui est une garantie d'ordre public jusqu'à la décision de reprise ou de mise en disponibilité (Art. 17 du décret 91-155), de la faute de l'administration pour retard d'instruction.
L'arrêt n° 371309 du Conseil d'État confirme que l'hôpital ne peut vous priver de ressources à cause de sa propre négligence à organiser l'expertise.
Concernant les congés, le report sur 15 mois s'applique : vous pouvez donc réclamer les reliquats de 2024 et une partie de 2023, mais ceux de 2022 sont probablement prescrits.
Dans votre courrier, insistez lourdement sur le préjudice financier grave (rupture de ressources) causé par le blocage du dossier chez un médecin indisponible, alors que vous aviez proposé des alternatives.
L'administration a une obligation de célérité ; le fait de vous maintenir sans salaire ni décision administrative est une voie de fait.
Précisez que sans régularisation immédiate du demi-traitement et du calcul des congés reportables, vous saisirez le juge des référés pour obtenir une provision sur les sommes dues.
Merci d'indiquer que la question est résolue.
il y a 1 heure
Maître,
Merci beaucoup pour votre réponse détaillée et pour vos conseils très utiles, notamment sur l'importance d'insister sur le préjudice financier concret dans mon courrier.
Je souhaitais vous soumettre quelques questions complémentaires afin que mon dossier soit le plus solide possible et véritablement inattaquable.
Sur le demi-traitement et l'article 17 du décret 91-155, pourriez-vous me préciser le passage exact de cet article qui fonde le maintien du demi-traitement jusqu'à la décision de reprise ? En le lisant, j'ai l'impression qu'il vise surtout le placement en congé sans traitement pour l'agent temporairement inapte, mais je ne retrouve pas explicitement la garantie du demi-traitement. Avez-vous une jurisprudence complémentaire qui conforte cette interprétation ?
Sur la "voie de fait", cette notion me semble juridiquement très stricte en droit administratif. Pensez-vous qu'elle soit réellement applicable ici, ou serait-il plus prudent de rester sur le terrain de la faute simple de l'administration liée au retard d'instruction et au défaut d'organisation du service, ce qui me semble plus facile à établir et moins contestable ?
Sur l'arrêt n° 371309 du Conseil d'État, pourriez-vous me confirmer sa date exacte et le principe précis qu'il pose, afin que je puisse le citer correctement dans ma mise en demeure sans risquer d'être contredite sur ce point ?
Sur les congés annuels, je comprends bien que 2024 et une partie de 2023 semblent récupérables via le report de 15 mois. Mais à partir de quelle date exacte faites-vous courir ce délai de 15 mois : depuis la fin de mon congé de grave maladie le 19/01/2025, ou depuis aujourd'hui en mars 2026 ? A date, j'ai eu un paiement de 20 jours.
Je vous remercie sincèrement pour ces précisions, qui me permettront de rédiger un courrier solide et juridiquement rigoureux.
Bien cordialement
il y a 1 heure
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