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Inapte en tant que cuisinier dans la fonction publique en tant que agent territo
Sujet (Cloturé) initié par Portugal#21#il y a 2 mois - 908 vues
Objet : Inaptitude, reclassement et abus de tests de recrutement – Agent titulaire (Conseil Régional)
Bonjour, Je sollicite votre expertise juridique sur une situation de reclassement au sein d'un Conseil Régional que je juge non conforme à mon statut. Ma situation : Profil : Adjoint technique principal de 2e classe, 15 ans d'ancienneté au sein d'un lycée (Conseil Régional). Contexte : Suite à un accident de service consolidé en septembre 2023, je suis reconnu inapte à mes fonctions de cuisinier par le médecin expert, mais apte à d'autres missions. Mon employeur : Au lieu d'enclencher une procédure classique de reclassement ou une adaptation de poste, mon employeur me propose un changement d'affectation (ex: magasinier) sous réserve de la "réussite à des tests d'aptitude". Mes interrogations : 1. Légalité des tests d'aptitude : En tant que titulaire avec 15 ans de service, l'employeur est-il en droit de m'imposer des tests de recrutement (épreuves écrites, jury) comme si j'étais un nouvel arrivant ? N'est-ce pas une remise en cause illégale de ma titularisation et de mon grade ? 2. Formation vs Test : Dans le cadre de l'obligation de reclassement de l'employeur, celui-ci n'aurait-il pas l'obligation de privilégier une formation professionnelle adaptée pour me permettre d'occuper ce nouveau poste, plutôt que de me soumettre à une sélection basée sur des tests qui n'ont rien à voir avec mon ancienneté ? 3. Protection financière : Je crains qu'en échouant à ces tests imposés, l'administration ne cherche à justifier une fin de parcours (licenciement ou mise à la retraite forcée). Comment puis-je contester cette procédure de "sélection" qui semble être un détournement du processus de reclassement ? 4. Maintien du salaire : Durant cette période, je suis maintenu à 100 % (traitement + régime indemnitaire « IND-FONC-SUJ-EXPERT »). Cette condition peut-elle être remise en cause si je refuse de passer des tests qui me semblent abusifs ? Mon objectif est d'être reclassé sur un poste sédentaire, mais je refuse de voir mon parcours de 15 ans ignoré par des épreuves de sélection réservées normalement aux candidats externes. Je vous remercie par avance pour votre éclairage sur la marche à suivre pour exiger une formation plutôt que des tests de recrutement. Bien cordialement,
J'ai été victime d'un accident de service en 2013, consolidé en 2021. en 2022, j'ai déclaré une rechute refusée par mon administration. j'ai donc saisi le tribunal
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Objet : Conseil juridique – Agent territorial en inaptitude, blocage sur l'ATIACL et manquement à l'obligation d'aménagement Bonjour Maître, Je vous remercie pour votre réponse et souhaite approfondir mon dossier. Agent territorial depuis 15 ans (ex-cuisinier), je suis en arrêt depuis 2023 et mon dossier est marqué par de lourds manquements de la part de mon employeur. Historique et faits : Défaut d'aménagement historique : Titulaire d'une RQTH depuis 2011, mon employeur n'a jamais adapté mon poste, malgré les alertes de la médecine du travail. De 2011 à 2017, j'ai subi des horaires en coupure (7h30-14h30 / 16h30-19h45) avec un travail complet du lundi au jeudi, m'empêchant de me soigner correctement, ce qui a causé une aggravation de mes pathologies (hernie discale, fibromyalgie, troubles neurologiques). Après une première rechute en 2013, puis une autre en 2019, mon état a continué de se dégrader jusqu'à mon arrêt total en 2023. Consolidation médicale : Mon état a été consolidé par expertise en 2023, avec reconnaissance d'une inaptitude à mon poste. Ce rapport a été confirmé par un second expert en 2025. Par négligence, mon employeur n'a pas mandaté l'expert de la CDG pour valider la procédure avant mes démarches récentes. J'ai enfin un rendez-vous d'expertise le 27 août 2026. Mes blocages sur l'IPP et l'ATIACL : 1. Le blocage de l'IPP : Depuis 2023, je ne perçois aucune IPP. Mon employeur soutient qu'une "reprise d'activité" est obligatoire pour déclencher le versement. Or, cette reprise m'est impossible car aucun poste de reclassement ne m'est proposé. 2. L'apport du courrier de la Caisse des Dépôts : J'ai reçu le 3 juin 2026 un courrier officiel de la Caisse des Dépôts (dossier n° 0AAL60KX-03NDW24. Il y est précisé que, selon le décret 2005-442, l'entrée dans le dispositif de PPR est formellement considérée comme une "reprise des fonctions" ouvrant droit à l'ATIACL. Mes questions pour débloquer ma situation : IPP sans PPR ni reprise : Si le médecin expert de la CDG me déclare "inapte à mon poste mais apte à un reclassement" sans me placer en PPR, comment puis-je percevoir mon IPP alors que mon employeur ne me propose aucun poste de reclassement pour déclencher cette "reprise" ? Existe-t-il une procédure pour obtenir cette rente en cas d'inaction de l'employeur ? IPP en cas d'inaptitude au grade : Si je suis déclaré "inapte à mon grade" et placé en PPR, est-il garanti que l'IPP sera versée rétroactivement depuis ma consolidation de 2023, compte tenu de l'inertie administrative de mon employeur qui n'a même pas vu que mon dossier était consolidé dès 2023 ? Responsabilité : Au regard du non-aménagement de mon poste depuis 2011, des horaires en coupure qui m'ont privé de soins et des 3 ans d'inertie administrative pour valider mon dossier, quels sont mes recours pour obtenir réparation du préjudice moral et financier subi ? Je vous remercie vivement pour votre aide. Bien cordialement,
En qualité de fonctionnaire territorial titulaire, vous bénéficiez d'un droit au reclassement lorsque vous êtes reconnue définitivement inapte à l'exercice de vos fonctions mais médicalement apte à occuper d'autres missions compatibles avec votre état de santé.
Dans ce cadre, l'administration a l'obligation de rechercher prioritairement toutes les solutions permettant le maintien dans l'emploi.
Elle doit ainsi : examiner les possibilités d'aménagement ou d'adaptation de votre poste actuel ; puis, si cela s'avère impossible, rechercher un emploi compatible avec vos capacités physiques et médicales. Le poste proposé doit être aussi équivalent que possible à celui précédemment occupé, notamment au regard : de votre grade ; de votre ancienneté ; de votre expérience professionnelle ; et de votre situation statutaire.
L'administration peut également mettre en place des mesures d'accompagnement, telles qu'une formation adaptée ou une période de préparation au reclassement, afin de favoriser votre réintégration professionnelle dans des conditions compatibles avec votre état de santé.
Si l'employeur public est en droit de vérifier que vous disposez des compétences minimales nécessaires pour exercer les nouvelles fonctions envisagées, ces évaluations ne peuvent toutefois avoir pour effet de contourner ou de vider de sa substance votre droit au reclassement.
Autrement dit, les tests ou entretiens éventuellement organisés ne peuvent être utilisés comme un simple moyen d'écarter systématiquement votre candidature si des postes compatibles avec votre état de santé existent effectivement au sein de la collectivité.
En cas d'impossibilité de reclassement, l'administration doit être en mesure de démontrer concrètement : les recherches effectuées ; les postes examinés ; et les raisons objectives pour lesquelles aucun reclassement n'a pu être proposé.
Ce n'est qu'après l'échec réel et sérieux des démarches de reclassement qu'un licenciement pour inaptitude ou une mise à la retraite pour invalidité peut, le cas échéant, être envisagé.
Par ailleurs, lorsque le reclassement conduit à l'affectation sur un emploi de niveau inférieur, les textes prévoient en principe le maintien de l'indice détenu antérieurement.
L'administration ne peut donc pas procéder à une diminution de rémunération ou à une « rétrogradation financière » du seul fait de votre inaptitude médicale.
➡️2/ Sur les conséquences pratiques dans votre situation
Dans votre situation, il est important de rappeler que votre inaptitude ne vous prive pas de vos droits statutaires ni de votre droit à être accompagnée dans la recherche d'une solution professionnelle adaptée.
L'administration ne peut pas se limiter à constater vos difficultés médicales pour vous écarter durablement de l'emploi sans avoir mené de véritables démarches de reclassement.
Si des tests, entretiens ou évaluations vous sont proposés, ceux-ci doivent rester cohérents avec l'objectif de reclassement et ne peuvent pas être utilisés comme une procédure comparable à un recrutement externe destiné à vous mettre en concurrence avec d'autres candidats.
Le fait que vous puissiez exprimer des réserves sur certaines modalités d'évaluation ou rencontrer des difficultés lors de ces démarches ne suffit pas, à lui seul, à justifier une éviction ou à permettre à l'administration de considérer automatiquement que vous refusez tout reclassement.
En revanche, un refus total et répété de participer à toute démarche de reclassement pourrait effectivement être interprété comme un obstacle à la poursuite des recherches par l'employeur.
Il est donc important, dans la mesure du possible, de conserver une attitude constructive en sollicitant : des informations précises sur les postes envisagés ; les adaptations possibles ; les formations proposées ; ainsi que les critères réellement utilisés pour évaluer votre aptitude aux nouvelles fonctions.
Par ailleurs, si un reclassement devait être envisagé sur un poste différent ou de niveau inférieur, cela ne signifie pas que votre rémunération pourrait être librement diminuée.
Vos droits indiciaires demeurent protégés par les textes applicables à la fonction publique territoriale. Dans ce contexte, il peut être particulièrement utile de vous faire accompagner par un avocat, un représentant syndical ou un médecin de prévention afin de vérifier que les obligations de recherche de reclassement ont bien été respectées et que vos droits statutaires sont pleinement pris en compte.
Bien à vous Merci de cliquer sur le bouvert: question résolue Votre bien dévoué Xavier DAUSSE
#Meilleure réponseil y a 2 mois
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