Lorsqu'un licenciement pour motif économique est envisagé, l'employeur peut avoir à proposer des mesures destinées à faciliter le retour à l'emploi. Ces dispositifs ne remplacent pas les règles du licenciement économique : ils s'y ajoutent et leur mise en place dépend notamment de l'effectif de l'entreprise, de sa situation et de la nature du projet de rupture.
Les deux mécanismes les plus courants sont le contrat de sécurisation professionnelle (CSP) et le congé de reclassement. Le premier concerne, en principe, les entreprises qui ne relèvent pas du second. Le congé de reclassement s'applique généralement dans les entreprises ou groupes d'au moins 1 000 salariés, sous réserve de certaines situations particulières, notamment en cas de procédure collective.
Ces mesures ont une finalité pratique : accompagner le salarié dans la recherche d'un emploi, une formation, une reconversion ou, selon les cas, un projet de création d'entreprise. Elles peuvent aussi avoir des conséquences importantes sur la date de rupture du contrat, le préavis, le niveau des revenus versés et les droits à contester le licenciement.
L'enjeu est donc double. Pour l'employeur, il s'agit de respecter une procédure souvent exigeante. Pour le salarié, il importe de comprendre rapidement les effets de son choix avant d'accepter ou de refuser le dispositif proposé.
