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Le sujet porte sur un licenciement abusif de la part de mon ancien employeur,
J'étais en aménagement thérapeutique et mon médecin m'a remis en arrêt accident de travail et j'ai reçu quelques temps après par mail un courrier de licenciement de mon employeur m'indiquant que leur envoi leur avait été retourné et c'est pourquoi il me l'envoyait par mail. Ils ont joint une photo du pli qui leur avait été retourné avec le courrier de licenciement en PDF. Dans le courrier qui été joint en PDF il été écrit que leur envoi avait été avisé le 22 avril 2025 et que c'est cette date qui faisait foi.
Je compte contester plusieurs points devant le CPH :
Premièrement mon ancien employeur est minutieux de base mais ne m'a pas envoyé dans son mail, une copie de courrier d'entretien préalable à un licenciement ou une copie d'une eventuelle preuve d'un envoi par voie postale alors qui'ls m'ont bien envoyé une copie de la lettre de licenciement en PDF et une photo du pli intégral leur ayant été retourné. En bref je n'ai jamais reçu de convocation préalable à un licenciement mais seulement un courrier de licenciement en PDF par mail
J'avais aussi fait mon changement d'adresse et l'employeur a quand même osé envoyer le courrier de licenciement à la mauvaise adresse. De plus à la date ou leur envoi contenant le courrier de licenciement leur a été retourné par La Poste, j'étais présent sur mon lieu de travail et ils auraient pu me convoquer pour me remettre le courrier de licenciement en main propre ou me convoquer pour un entretien préalable avec remise en main propre mais rien de cela n'a été fait et c'est pourquoi j'ai été choqué de recevoir un courrier de licenciement par mail.
J'étais salarié dans la société depuis 2 ans et quelques et ils ont dit que j'avais un préavis de 2 mois à compter de la date de première présentation de leur courrier de l icenciement. Sur leur courrier de licenciement ils indiquent mettre fin à mon contrat par rapport à mes dénonciations qui d'après eux étaient sans preuves alors que je joignais à chaque fois mes échanges avec la CPAM dans lesquel je démontrais et je disais que je ne recevais pas mes indemnités journalières ou bien que cela était hors délai.
Suite à tout cela pouvez-vous m'indiquer jusqu'a quand puis-je saisir les Prud'hommes et contester le licenciement ? Est-ce 12 mois à compter de la date de première présentation du courrier de l'employeur ?
Je précise que ce n'est pas pour un problème de comportement et l'employeur ne m'a pas licencié pour faute lourde mais simplement car pour lui je porte des accusations sans preuves du moins c'est ce qu'ils considèrent alors que c'est faux.
Lorsqu'un employeur souhaite mettre fin à un contrat de travail à durée indéterminée, il a la possibilité de licencier le salarié. ce licenciement doit s'effectuer pour des
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4 réponses
BELIGHA
Cher monsieur,
Votre situation présente de nombreuses irrégularités flagrantes de la part de votre employeur, ce qui pourrait très probablement mener à un licenciement jugé sans cause réelle et sérieuse, voire nul si un lien est établi avec votre accident du travail ou le harcèlement (si vos "dénonciations" portaient sur cela).
Vous avez parfaitement raison de vouloir contester ce licenciement devant le Conseil de Prud'hommes (CPH).
Analyse des points que vous comptez contester :
Absence de convocation à un entretien préalable :
C'est une violation majeure de la procédure de licenciement. L'employeur est légalement tenu de vous convoquer à un entretien préalable par LRAR ou remise en main propre contre décharge. L'absence de convocation, ou l'envoi à une mauvaise adresse alors qu'il connaissait la bonne, rend la procédure de licenciement irrégulière.
Le fait qu'ils vous aient envoyé la lettre de licenciement par mail sans preuve de convocation préalable est une faute sérieuse.
Envoi du courrier à la mauvaise adresse alors que vous l'aviez modifiée :
Si vous avez effectivement informé l'employeur de votre changement d'adresse (par LRAR ou tout autre moyen laissant une trace), l'envoi à l'ancienne adresse est une négligence de l'employeur qui peut rendre la procédure irrégulière.
Le fait qu'ils vous aient envoyé une photo du pli retourné montre qu'ils avaient conscience du problème d'adresse, mais n'ont pas pris les mesures correctives nécessaires avant de vous envoyer la lettre de licenciement.
Absence de remise en main propre alors que vous étiez présent sur site :
Si vous étiez physiquement présent sur votre lieu de travail à la date où le courrier leur a été retourné, et qu'ils n'ont pas tenté de vous convoquer ou de vous remettre la lettre en main propre, cela renforce l'argument d'une procédure irrégulière et d'un manquement de l'employeur. Le mail n'est pas un mode de notification valide pour un licenciement sans votre accord préalable et explicite pour ce type de notification.
Motif du licenciement ("dénonciations sans preuves") :
Vous indiquez que le licenciement est dû à vos dénonciations de non-paiement ou de retard de paiement des indemnités journalières (IJ) par la CPAM, alors que vous joigniez des preuves.
Si le motif réel du licenciement est lié à vos signalements de problèmes avec la CPAM (qui sont des droits pour vous), cela pourrait s'apparenter à un licenciement discriminatoire ou vexatoire, ou une violation de votre droit de dénoncer des irrégularités liées à votre situation d'arrêt de travail.
De plus, vous étiez en aménagement thérapeutique puis en arrêt pour accident de travail. Le licenciement d'un salarié en arrêt maladie ou AT est très encadré.
Un salarié en arrêt suite à un accident du travail ou une maladie professionnelle bénéficie d'une protection spéciale (article L1226-9 du Code du travail). L'employeur ne peut pas le licencier pendant cette période, sauf pour faute grave du salarié ou impossibilité de maintenir le contrat pour un motif étranger à l'accident/maladie (ex: fermeture de l'entreprise).
Si votre licenciement est lié à votre situation d'accident du travail, il pourrait être nul (et non pas seulement sans cause réelle et sérieuse), ce qui ouvre droit à des indemnités spécifiques et plus importantes.
Délai pour saisir le Conseil de Prud'hommes (CPH)
Le délai pour contester un licenciement devant le Conseil de Prud'hommes est de 12 mois.
Ce délai court à compter de la date de notification du licenciement.
Quelle est la date de notification ?
Légalement, une lettre de licenciement doit être notifiée par Lettre Recommandée avec Accusé de Réception (LRAR).
La date qui fait foi est la date de première présentation de la LRAR à votre domicile (même si vous ne l'avez pas retirée).
Dans votre cas, l'employeur a mentionné que leur envoi avait été "avisé le 22 avril 2025" et que cette date faisait foi.
Si cet envoi a été fait à la mauvaise adresse, et que vous n'avez jamais reçu la LRAR : L'employeur ne peut pas prouver que vous avez été valablement notifié(e). Le fait qu'ils aient renvoyé par mail est une preuve de leur conscience du problème.
Dans cette situation spécifique où la LRAR n'est pas parvenue à bonne adresse : La date de notification peut être contestée. Le délai de 12 mois pourrait potentiellement courir à partir de la date où vous avez effectivement pris connaissance du licenciement (c'est-à-dire la date de réception du mail avec la lettre en PDF).
Donc, en vous basant sur la date du 22 avril 2025 mentionnée par l'employeur (même si contestable), vous avez jusqu'au 22 avril 2026 pour saisir le CPH.
Cependant, votre cas est complexe car la notification elle-même est viciée. Un avocat vous aidera à argumenter que la notification n'a pas été faite dans les formes légales, ce qui pourrait même invalider la date de départ du préavis ou de prescription.
Votre plan d'action :
Rassemblez toutes les preuves :
Le mail de licenciement avec la photo du pli retourné et le PDF de la lettre.
Les preuves de votre changement d'adresse notifié à l'employeur (email, LRAR si vous en avez fait une, attestation, etc.).
Vos bulletins de paie et tout document prouvant votre présence sur le lieu de travail le 22 avril 2025 ou aux alentours.
Vos échanges avec la CPAM prouvant vos dénonciations d'irrégularités.
Vos certificats d'arrêt de travail (aménagement thérapeutique, puis accident du travail).
Votre contrat de travail.
Contactez un avocat spécialisé en droit du travail DÈS QUE POSSIBLE :
Votre situation est très favorable à une action en justice.
L'avocat pourra analyser la validité de la procédure de licenciement (non-convocation, mauvaise adresse, notification par mail) et le caractère réel et sérieux, voire nul, du motif du licenciement (protection liée à l'accident du travail, dénonciation d'irrégularités).
Il calculera précisément vos demandes d'indemnisation (dommages et intérêts pour licenciement sans cause réelle et sérieuse ou nul, indemnités de licenciement, indemnité de préavis, etc.).
Ne tardez pas. Même si le délai est de 12 mois, plus vous agissez tôt, plus il est facile de reconstituer les faits et de préparer un dossier solide.
Merci d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
il y a 1 an
Fred
Bonsoir n'y a-t-il pas un problème ? car je vois seulement un point dans votre réponse
il y a 1 an
BELIGHA
Je viens de répondre à votre question.
Il s'agit effectivement d'un bug.
Je vous remercie d'indiquer que j'ai répondu à votre question en cliquant sur le bouton vert de ma réponse.
Bien à vous
#Meilleure réponseil y a 1 an
Fred
Merci je viens de voir Maitre Beligha vous avez répondu à ma question.
Et merci pour toutes ces précisions !
Très bonne soirée à vous.
il y a 1 an
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